Leasing pompe à chaleur : les premières offres ouvrent le 1er octobre
Le leasing de pompe à chaleur ouvre en précommande à un foyer modeste chauffé au gaz ou au fioul, mais l'arrêté qui l'encadre reste en consultation.
Un dispositif ouvert, un arrêté qui ne l'est pas encore
Six groupements d'industriels et de fournisseurs d'énergie peuvent présenter leur leasing de pompe à chaleur depuis le 1er octobre 2026. Le nom officiel est « offres intégrées pompes à chaleur ». Le principe tient dans un seul contrat : une pompe à chaleur air-eau est posée, financée et entretenue, et le foyer peut y ajouter une offre d'électricité à prix fixe pendant trois ans. La règle qui structure le tout est simple. La mensualité globale doit rester inférieure ou égale à l'ancienne facture de chauffage. Les lauréats ont été annoncés le 30 septembre. L'ADEME avait ouvert le dispositif le 7 juillet 2026, et les contrats pourront être signés jusqu'au 31 décembre 2028. Les premières installations sont attendues en novembre, ce qui signifie que ce qui s'ouvre aujourd'hui relève surtout de la précommande. L'état du texte, lui, est celui d'un projet. L'arrêté qui fixe le cadre est en consultation publique depuis le 28 septembre, jusqu'aux environs du 20 octobre. Tant qu'il n'est pas publié au Journal officiel, ses conditions détaillées peuvent encore bouger. La page ministérielle censée présenter les offres n'était pas en ligne au 30 septembre. Autrement dit, un propriétaire qui reçoit une proposition ces jours-ci a face à lui un engagement commercial, pas un droit inscrit dans un texte applicable. La nuance compte pour qui doit signer sur plusieurs années.
Six groupements, 55 000 pompes à chaleur à poser
Les six groupements retenus sont CapConfort, IZI by EDF, Le PAC'TE français, Octopus x Effy, RÉFLEX et Sonepar. Ensemble, ils s'engagent à installer 55 000 pompes à chaleur. Pour situer l'échelle, il s'en est vendu 185 000 en 2025 en France, contre 350 000 en 2022, et une pompe à chaleur air-eau coûte entre 13 000 et 15 000 euros posée, soit environ le double d'une chaudière à gaz. Le leasing vise précisément ce frein : le reste à charge, après les aides, est étalé sur trois ans dans la très grande majorité des cas, et jamais au-delà de cinq ans. Le financement repose sur MaPrimeRénov' et sur les certificats d'économies d'énergie, dont le calcul de la prime CEE pour une pompe à chaleur a changé cette année. L'installation est confiée à un professionnel RGE, et la pompe doit respecter un seuil minimal de performance. Le contrat comprend un entretien d'au moins trois ans, pannes comprises. L'électricité à prix fixe, elle, peut être refusée par le ménage.
Quels foyers peuvent y prétendre ?
Cette première édition est étroite. Elle s'adresse aux propriétaires occupants de revenus modestes ou très modestes, dans une maison individuelle chauffée au gaz ou au fioul. Les locataires, les logements collectifs et les logements déjà chauffés à l'électricité n'en font pas partie. Le plafond de revenus est celui de l'Anah. Ces seuils portent sur le revenu fiscal de référence figurant sur l'avis d'imposition. Le montant des mensualités n'est pas publié : il dépendra de chaque offre et de l'ancienne facture du foyer. Les groupements affichent un objectif, pas un engagement chiffré : une fois la pompe remboursée, la facture de chauffage pourrait être divisée par deux. Cette promesse s'applique à la période qui suit le remboursement, soit après trois ans le plus souvent. Pour un foyer de trois personnes, les plafonds de 2026 sont les suivants.
| Foyer de 3 personnes | Revenus très modestes | Revenus modestes |
|---|---|---|
| Île-de-France | 42 357 € | 51 564 € |
| Autres régions | 30 540 € | 39 148 € |
Novembre, janvier, fin 2028 : les rendez-vous suivants
Trois dates balisent la suite. La consultation sur l'arrêté se termine vers le 20 octobre, et la publication du texte final viendra après, sans date annoncée à ce jour. Les premières installations sont prévues en novembre 2026. De nouveaux candidats pourront rejoindre le dispositif à partir du 1er janvier 2027, ce qui élargira le nombre d'offres comparables. Les contrats, eux, restent signables jusqu'au 31 décembre 2028. Pour un logement chauffé au gaz ou au fioul et éligible, la question pratique est donc de savoir si l'on signe sur la base du projet d'arrêté ou après sa publication. Les offres de janvier, plus nombreuses, existeront de toute façon.

