Prix repère du gaz : nouvelle hausse au 1er octobre 2026
Le prix repère du gaz progresse d'environ 8 % au 1er octobre 2026, portant le kilowattheure chauffage autour de 0,145 euro pour six millions de foyers.
Le kilowattheure de gaz pour le chauffage passe à environ 0,145 euro
Le prix repère du gaz publié par la Commission de régulation de l'énergie pour le 1er octobre 2026 place le kilowattheure du profil chauffage aux environs de 0,1454 euro toutes taxes comprises, contre 0,1347 euro en septembre, soit une hausse proche de 7,9 %. Pour le profil limité à la cuisson et à l'eau chaude, le kilowattheure passe d'environ 0,168 à 0,178 euro, une progression de l'ordre de 6,3 %. Sur l'ensemble de la part variable, la CRE retient une hausse moyenne de 7,8 %. Les abonnements annuels, eux, ne bougent pas : ils restent fixés à 360,79 euros toutes taxes comprises pour un logement chauffé au gaz et à 152,46 euros pour un usage cuisson et eau chaude. Toute la variation porte donc sur le volume consommé, pas sur la part fixe de la facture.
Le prix repère du gaz au 1er octobre 2026, comparé à septembre :
- Kilowattheure profil chauffage : environ 0,1454 euro, contre 0,1347 euro
- Kilowattheure profil cuisson et eau chaude : environ 0,178 euro, contre 0,168 euro
- Abonnement annuel profil chauffage : 360,79 euros, inchangé
- Abonnement annuel profil cuisson et eau chaude : 152,46 euros, inchangé
- Hausse moyenne de la part variable : 7,8 %
Ce que la hausse d'octobre fait à une facture de gaz
Sur la base d'une consommation annuelle de 10 000 kilowattheures retenue par le fournisseur Selectra pour son estimation, la facture d'un ménage au prix repère avoisine 1 810 euros sur douze mois en octobre 2026, contre près de 1 710 euros au rythme de septembre et environ 1 360 euros un an plus tôt, en octobre 2025. L'écart atteint donc de l'ordre de 100 euros par rapport au mois précédent et approche 450 euros sur un an. Ces montants valent pour le prix repère et pour lui seul : ils ne préjugent pas de ce que paie un ménage dont l'offre suit un autre index, ni de celui qui a souscrit un prix fixe. La hausse frappe surtout les consommations d'hiver, quand une maison chauffée au gaz peut dépasser 2 000 kilowattheures par mois. La facture de gaz au prix repère grimpe donc nettement à l'entrée de la saison de chauffe.
Trois mois de hausse continue du prix repère du gaz
La progression n'est pas un à-coup isolé. Sur le seul kilowattheure du profil chauffage, le prix repère est passé d'environ 0,1256 euro en août 2026 à 0,1347 euro en septembre, puis aux environs de 0,1454 euro en octobre. En deux mois, la part variable de la facture de chauffage a donc augmenté de près de 16 %. Cette dynamique tient à la façon dont le repère est construit : il agrège une composante mensuelle et une composante trimestrielle calées sur les prix de marché du gaz, et ces deux composantes ont fortement monté à l'approche de l'automne. La composante trimestrielle, en particulier, a progressé d'environ 30 % entre septembre et octobre, ce qui explique la marche d'escalier constatée sur la facture.
Le kilowattheure du profil chauffage, mois par mois :
- Août 2026 : environ 0,1256 euro
- Septembre 2026 : 0,1347 euro
- Octobre 2026 : environ 0,1454 euro
Qui paie ce prix repère, qui n'est pas concerné
Le prix repère du gaz n'est pas un tarif réglementé : ce dernier a disparu en 2023. C'est une référence publiée chaque mois par la Commission de régulation de l'énergie, à laquelle un ménage peut comparer l'offre de marché qu'il a signée. Aucun fournisseur n'est obligé de s'y aligner. Environ six millions de foyers sont directement touchés par sa variation, parce que leur contrat est indexé sur ce repère. Un ménage sous offre à prix fixe ne voit rien changer jusqu'à l'échéance de son contrat. Un ménage sous offre indexée sur un autre index, par exemple un prix de marché de gros ou un indice propre au fournisseur, doit se reporter aux conditions particulières de son contrat pour savoir quand et comment la hausse s'y répercute. Le nom de l'index figure sur la grille tarifaire annexée au contrat.
Ce qui n'est pas fixé pour les mois suivants
Rien ne garantit la trajectoire au-delà d'octobre. La CRE présente ce mois comme un point haut, avec un reflux possible ensuite, mais le repère est recalculé à chaque échéance mensuelle à partir des cotations de marché, et une nouvelle publication peut le faire remonter comme redescendre. Aucun barème n'est arrêté par avance : contrairement à une aide dont le montant est fixé par un texte, le prix repère est une photographie mensuelle. Un ménage qui veut se protéger de ces variations peut regarder les offres à prix fixe disponibles, en gardant à l'esprit qu'un prix fixe se paie en général plus cher au départ et qu'il fige aussi le tarif si le marché baisse. La comparaison des offres se fait sur le comparateur public du médiateur national de l'énergie.

