Prime CEE chauffe-eau thermodynamique bonifiée jusqu'à sept fois
La prime CEE chauffe-eau thermodynamique est multipliée par quatre à sept jusqu'au 1er janvier 2027, seul financement public après la fin des mono-gestes.
La prime CEE chauffe-eau thermodynamique est multipliée par un coefficient de bonification depuis le 1er septembre 2026. Elle repose sur la fiche BAR-TH-148 des certificats d'économie d'énergie. Un arrêté signé le 17 août 2026 et publié au Journal officiel du 23 août applique à cette fiche un coefficient de sept pour les ménages modestes et très modestes, de quatre pour les autres ménages. Le texte est un arrêté publié, donc opposable, et non une annonce ministérielle ou un projet en consultation. La fenêtre est courte : elle se referme le 1er janvier 2027, soit quatre mois. C'est la date de signature du devis qui fait foi, pas celle des travaux ni celle de la demande de prime. Un devis signé le 31 décembre 2026 ouvre droit à la bonification même si le chantier a lieu en 2027.
Qui touche le coefficient sept, qui touche le coefficient quatreLe coefficient sept est réservé aux ménages dont le revenu fiscal de référence ne dépasse pas les plafonds appliqués par l'Agence nationale de l'habitat pour ses catégories très modestes et modestes. Ces plafonds dépendent du nombre de personnes dans le foyer et de la localisation du logement. Pour une personne seule hors Île-de-France, le revenu fiscal de référence à ne pas dépasser s'établit à 17 363 euros pour la catégorie très modeste et à 22 259 euros pour la catégorie modeste ; en Île-de-France, ces seuils montent respectivement à 24 031 et 29 253 euros. Au-delà, le ménage relève du coefficient quatre. Le revenu pris en compte est celui de l'avis d'imposition le plus récent, et l'ensemble des personnes occupant le logement entre dans le calcul.
Les seuils de revenu fiscal de référence retenus pour le coefficient sept, pour un ménage d'une personne :
- Hors Île-de-France, catégorie très modeste : 17 363 euros
- Hors Île-de-France, catégorie modeste : 22 259 euros
- Île-de-France, catégorie très modeste : 24 031 euros
- Île-de-France, catégorie modeste : 29 253 euros
- Au-dessus de ces montants : coefficient quatre
Les montants qui suivent sont des ordres de grandeur. La prime des certificats d'économie d'énergie n'a pas de barème fixé en euros par l'État : elle dépend d'un forfait en kilowattheures cumac, de 14 700 kWh cumac pour une maison individuelle, et d'un prix du kilowattheure cumac négocié, de l'ordre de 8,60 euros le mégawattheure cumac au printemps 2026. La part effectivement reversée varie d'un délégataire à l'autre, et une même opération peut donner lieu à des offres différentes selon l'obligé sollicité. Avant bonification, la prime tourne autour de 130 euros ; le coefficient quatre la porte aux environs de 500 euros, le coefficient sept au-delà de 1 500 euros. Il faut donc demander à chaque professionnel le montant qu'il s'engage à verser, chiffre par chiffre.
Situation du ménageCoefficientMontant estimé de la prime
Avant bonificationaucunenviron 130 euros Autres ménagesquatreenviron 500 euros Ménages modestes et très modestesseptau-delà de 1 500 euros
Les conditions qui font échouer un dossier
La première exigence est technique : après travaux, plus aucun équipement fonctionnant à une énergie fossile ne doit produire l'eau chaude sanitaire du logement. Un chauffe-eau thermodynamique installé à côté d'une production d'eau chaude au gaz conservée ne donne droit à rien. L'installation doit être réalisée par une entreprise titulaire du signe de qualité RGE correspondant, et le forfait de 14 700 kWh cumac vise la maison individuelle. Le devis doit être signé entre le 1er septembre 2026 et le 1er janvier 2027. Enfin, le non-cumul est strict : un chantier déjà couvert par un dossier MaPrimeRénov déposé avant le 1er septembre 2026 est exclu de la bonification. Le chauffe-eau thermodynamique étant par ailleurs sorti du parcours par geste avec la suppression des mono-gestes MaPrimeRénov par le décret du 25 août, cette prime bonifiée reste le seul financement public de l'équipement en travaux isolés sur la période.
Le chauffe-eau solaire individuel suit une règle voisineLe même arrêté bonifie la fiche relative au chauffe-eau solaire individuel, avec des coefficients un peu différents : cinq pour les ménages modestes et très modestes, quatre pour les autres. Le forfait en kilowattheures cumac n'est pas unique, car il dépend de la zone d'ensoleillement du logement : il s'échelonne d'environ 18 500 à 24 200 kWh cumac. La prime obtenue est donc plus élevée dans le sud du pays que dans le nord pour un équipement comparable. Les conditions de fond sont celles du chauffe-eau thermodynamique : professionnel RGE, absence d'énergie fossile pour l'eau chaude après travaux, devis signé dans la fenêtre du 1er septembre 2026 au 1er janvier 2027, et non-cumul avec un dossier MaPrimeRénov antérieur au 1er septembre.
Ce qui n'est pas fixé au-delà du 1er janvier 2027Aucun texte ne prolonge pour l'instant la bonification au-delà du 1er janvier 2027. À cette date, sauf nouvel arrêté, la bonification CEE chauffe-eau disparaît et la prime revient à son niveau courant, celui d'avant le coefficient, soit un ordre de grandeur de 130 euros pour un chauffe-eau thermodynamique en maison. Le montant reste par nature variable : il n'existe pas de barème en euros arrêté par l'État, et la valeur du kilowattheure cumac négocié évolue avec le marché des certificats. Un ménage qui compare des devis doit donc demander à chaque installateur ou mandataire le montant de prime qu'il s'engage à reverser, et la date de signature retenue pour constituer le dossier.

