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	<title>le bon choix</title>
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	<description>le bon choix permet à tous les indécis de profiter de l'expérience de chacun pour choisir son chauffage, ses ouvertures de fenetre, son isolation</description>
	<language>fr</language>
	<copyright>Le bon choix</copyright>
	<managingEditor>christian@actupro.fr</managingEditor>
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		<title>Prime sortie du gaz : jusqu'à 1 000 € annoncés pour mars 2027</title>
		<link>https://le-bon-choix.fr/article-277-prime-sortie-gaz-1000-euros-zones</link>
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		<description>  Prime sortie du gaz : jusqu'à 1 000 € par logement dans 109 territoires, annoncée pour mars 2027 au plus tôt. Zones et conditions restent à écrire.  
  Qui touchera la prime sortie du gaz, et quand ?  Un ménage qui habite une zone de sortie du gaz, dans l'un des 109 territoires d'électrification, et qui coupe son accès au réseau. Le plafond est de 1 000 euros par logement. Les zones doivent être fixées d'ici mars 2027 : avant, aucune prime ne peut être versée. 
 La mesure a été annoncée le jeudi 15 octobre 2026. Elle porte le numéro 8 dans la deuxième phase du plan d'électrification, qui en compte 17. Elle n'est pas publiée : ni décret, ni arrêté, ni cahier des charges n'existent à ce jour, et ses conditions précises restent à écrire. Son état est donc celui d'une annonce, pas d'un droit ouvert. Le périmètre découle de la première phase du plan, lancée en avril 2026, qui a désigné 109 territoires pilotes parmi près de 200 candidats. La Corse en est exclue, car un accompagnement spécifique pour le gaz de pétrole liquéfié y est déjà en place. Les 109 collectivités ne sont pas couvertes sur toute leur surface : seules comptent les zones de sortie du gaz, et ce sont les territoires eux-mêmes qui les délimitent. Pour un propriétaire, la première information utile n'est donc pas le montant national, mais l'existence ou non d'une zone devant son logement. Aucune carte n'est publiée à ce jour, et rien n'oblige un territoire à dessiner une zone étendue. 
 Une zone, une coupure, un plafond  Trois éléments sont posés. Le premier est le plafond : 1 000 euros par logement, étant entendu que chaque territoire module son propre montant. Rien n'indique qu'un versement forfaitaire de 1 000 euros sera automatique pour chaque ménage. Le deuxième est la localisation : le logement doit se trouver dans une zone de sortie du gaz, à l'intérieur d'un des 109 territoires, et habiter une commune concernée ne suffit pas. Le troisième est le geste : couper l'accès au réseau de gaz pour passer entièrement à l'électrique. Une simple résiliation de contrat laisse en place le compteur et la conduite. Le dossier de presse ne dit pas si elle suffirait, ni si la dépose du compteur ou la suppression du branchement est exigée. Le guichet, les justificatifs et le cumul avec MaPrimeRénov' ou les certificats d'économie d'énergie ne sont pas précisés non plus. Aucun organisme payeur n'est désigné, et la mention « jusqu'à » se lit au sens strict : 1 000 euros est un maximum, pas un barème. Un ménage ne peut donc pas chiffrer son plan de financement avant que son territoire ait publié sa règle. 
 Cinq dates, de novembre 2026 à 2030  Voici les échéances connues, de la plus proche à la plus lointaine : 
 
 Fin novembre 2026 : démarrage annoncé d'une enveloppe de 50 millions d'euros pour la sortie du fioul dans les 109 territoires 
 1er décembre 2026 : remise des feuilles de route des territoires pour sortir du gaz et du fioul 
 1er janvier 2027 : fin du double guichet MaPrimeRénov' et certificats d'économie d'énergie pour les pompes à chaleur hors offre intégrée 
 Mars 2027 : fixation des zones de sortie du gaz, puis versement possible de la prime 
 2030 : objectif d'environ 300 000 logements passés du gaz à l'électrique dans ces territoires 
 
 Ces dates n'ont pas toutes la même valeur. Le 1er décembre 2026 est une remise de documents par les collectivités : les feuilles de route ne créent aucun droit pour un ménage. Mars 2027 est la date charnière, mais elle est conditionnelle. La prime ne sera versée qu'une fois les zones fixées, et un retard sur ce point décalerait tout. Le 1er janvier 2027 concerne une autre aide du même plan, celle des pompes à chaleur, déjà effective depuis le 1er octobre 2026 pour l'offre de leasing intégrée. L'objectif de 2030 est un objectif et non une obligation : aucun texte ne l'impose à un propriétaire. Il décrit une trajectoire d'ensemble, que les feuilles de route doivent traduire territoire par territoire. L'enveloppe de 50 millions d'euros annoncée pour le fioul, elle, vise une autre énergie de chauffage et ne finance pas la sortie du gaz. Ne pas confondre les deux lignes budgétaires : aucune somme globale n'est annoncée pour la prime gaz, puisque son montant dépend de chaque territoire. L'échelle mérite d'être dite : 300 000 logements représentent une fraction des logements chauffés au gaz du pays, pas leur ensemble. Le plan fixe aussi un jalon pour l'habitat collectif : 15 000 logements équipés visés en 2027, grâce à des aides renforcées aux pompes à chaleur collectives et à la géothermie, attendues en mars 2027 elles aussi. 
 Pour un logement chauffé au gaz, rien à déposer avant décembre  Un propriétaire qui habite l'un des 109 territoires peut vérifier, à partir de décembre, si sa collectivité publie sa feuille de route et dessine une zone de sortie du gaz. Tant que ce périmètre n'existe pas, un devis signé aujourd'hui ne garantit aucun droit à la prime. Le texte ne dit pas si des travaux déjà engagés seront éligibles. C'est la première question à poser à la collectivité ou à l'espace France Rénov' avant de signer. Hors zone, rien ne change pour le logement : la prime n'existe pas en dehors des périmètres que les territoires auront tracés, quel que soit le mode de chauffage actuel. Cette prime ne vise pas non plus les constructions neuves, dont les chaudières à gaz sont interdites dès 2027. Le prochain rendez-vous est fixé : le 1er décembre 2026, quand les territoires remettront leurs feuilles de route. </description>
		<content:encoded><![CDATA[ <div class="introduction"> <p>Prime sortie du gaz : jusqu'à 1 000 € par logement dans 109 territoires, annoncée pour mars 2027 au plus tôt. Zones et conditions restent à écrire.</p></div>
 <h2>Qui touchera la prime sortie du gaz, et quand ?</h2><p>Un ménage qui habite une zone de sortie du gaz, dans l'un des 109 territoires d'électrification, et qui coupe son accès au réseau. Le plafond est de 1 000 euros par logement. Les zones doivent être fixées d'ici mars 2027 : avant, aucune prime ne peut être versée.</p>
<p>La mesure a été annoncée le jeudi 15 octobre 2026. Elle porte le numéro 8 dans la deuxième phase du plan d'électrification, qui en compte 17. Elle n'est pas publiée : ni décret, ni arrêté, ni cahier des charges n'existent à ce jour, et ses conditions précises restent à écrire. Son état est donc celui d'une annonce, pas d'un droit ouvert. Le périmètre découle de la première phase du plan, lancée en avril 2026, qui a désigné <a href="https://le-bon-choix.fr/article-271-plan-electrification-territoires-pilotes-designes">109 territoires pilotes</a> parmi près de 200 candidats. La Corse en est exclue, car un accompagnement spécifique pour le gaz de pétrole liquéfié y est déjà en place. Les 109 collectivités ne sont pas couvertes sur toute leur surface : seules comptent les zones de sortie du gaz, et ce sont les territoires eux-mêmes qui les délimitent. Pour un propriétaire, la première information utile n'est donc pas le montant national, mais l'existence ou non d'une zone devant son logement. Aucune carte n'est publiée à ce jour, et rien n'oblige un territoire à dessiner une zone étendue.</p>
<h2>Une zone, une coupure, un plafond</h2><p>Trois éléments sont posés. Le premier est le plafond : 1 000 euros par logement, étant entendu que chaque territoire module son propre montant. Rien n'indique qu'un versement forfaitaire de 1 000 euros sera automatique pour chaque ménage. Le deuxième est la localisation : le logement doit se trouver dans une zone de sortie du gaz, à l'intérieur d'un des 109 territoires, et habiter une commune concernée ne suffit pas. Le troisième est le geste : couper l'accès au réseau de gaz pour passer entièrement à l'électrique. Une simple résiliation de contrat laisse en place le compteur et la conduite. Le dossier de presse ne dit pas si elle suffirait, ni si la dépose du compteur ou la suppression du branchement est exigée. Le guichet, les justificatifs et le cumul avec MaPrimeRénov' ou les certificats d'économie d'énergie ne sont pas précisés non plus. Aucun organisme payeur n'est désigné, et la mention « jusqu'à » se lit au sens strict : 1 000 euros est un maximum, pas un barème. Un ménage ne peut donc pas chiffrer son plan de financement avant que son territoire ait publié sa règle.</p>
<h2>Cinq dates, de novembre 2026 à 2030</h2><p>Voici les échéances connues, de la plus proche à la plus lointaine :</p>
<ul>
<li>Fin novembre 2026 : démarrage annoncé d'une enveloppe de 50 millions d'euros pour la sortie du fioul dans les 109 territoires</li>
<li>1er décembre 2026 : remise des feuilles de route des territoires pour sortir du gaz et du fioul</li>
<li>1er janvier 2027 : fin du double guichet MaPrimeRénov' et certificats d'économie d'énergie pour les pompes à chaleur hors offre intégrée</li>
<li>Mars 2027 : fixation des zones de sortie du gaz, puis versement possible de la prime</li>
<li>2030 : objectif d'environ 300 000 logements passés du gaz à l'électrique dans ces territoires</li>
</ul>
<p>Ces dates n'ont pas toutes la même valeur. Le 1er décembre 2026 est une remise de documents par les collectivités : les feuilles de route ne créent aucun droit pour un ménage. Mars 2027 est la date charnière, mais elle est conditionnelle. La prime ne sera versée qu'une fois les zones fixées, et un retard sur ce point décalerait tout. Le 1er janvier 2027 concerne une autre aide du même plan, celle des pompes à chaleur, déjà effective depuis le 1er octobre 2026 pour <a href="https://le-bon-choix.fr/article-273-leasing-pompe-chaleur-offres-integrees">l'offre de leasing intégrée</a>. L'objectif de 2030 est un objectif et non une obligation : aucun texte ne l'impose à un propriétaire. Il décrit une trajectoire d'ensemble, que les feuilles de route doivent traduire territoire par territoire. L'enveloppe de 50 millions d'euros annoncée pour le fioul, elle, vise une autre énergie de chauffage et ne finance pas la sortie du gaz. Ne pas confondre les deux lignes budgétaires : aucune somme globale n'est annoncée pour la prime gaz, puisque son montant dépend de chaque territoire. L'échelle mérite d'être dite : 300 000 logements représentent une fraction des logements chauffés au gaz du pays, pas leur ensemble. Le plan fixe aussi un jalon pour l'habitat collectif : 15 000 logements équipés visés en 2027, grâce à des aides renforcées aux pompes à chaleur collectives et à la géothermie, attendues en mars 2027 elles aussi.</p>
<h2>Pour un logement chauffé au gaz, rien à déposer avant décembre</h2><p>Un propriétaire qui habite l'un des 109 territoires peut vérifier, à partir de décembre, si sa collectivité publie sa feuille de route et dessine une zone de sortie du gaz. Tant que ce périmètre n'existe pas, un devis signé aujourd'hui ne garantit aucun droit à la prime. Le texte ne dit pas si des travaux déjà engagés seront éligibles. C'est la première question à poser à la collectivité ou à l'espace France Rénov' avant de signer. Hors zone, rien ne change pour le logement : la prime n'existe pas en dehors des périmètres que les territoires auront tracés, quel que soit le mode de chauffage actuel. Cette prime ne vise pas non plus les constructions neuves, dont les <a href="https://le-bon-choix.fr/article-262-chaudieres-a-gaz-interdites-dans-les-logements-neufs-des-2027">chaudières à gaz sont interdites dès 2027</a>. Le prochain rendez-vous est fixé : le 1er décembre 2026, quand les territoires remettront leurs feuilles de route.</p> ]]></content:encoded>
		<dc:creator>Consultant Energie</dc:creator>
		<category>Démarches</category>
		<pubDate>Tue, 20 Oct 2026 05:51:16 GMT</pubDate>
		<comments>https://le-bon-choix.fr/section-59-demarches#comments</comments>
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 <item>
		<title>Bandes fleuries bio : deux fois plus de carabes que le témoin</title>
		<link>https://le-bon-choix.fr/article-276-bandes-fleuries-bio-carabes-pollinisateurs</link>
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		<description>  Dans une ferme bio d'Ille-et-Vilaine, une bande fleurie abrite deux fois plus de carabes et d'araignées qu'une bande enherbée, selon la Chambre d'agriculture.  
  Plélan-le-Grand : le suivi d'une bande de 600 m²  Charles Faucheux cultive 60 hectares en bio à Plélan-le-Grand, en Ille-et-Vilaine. Fin août, il a semé 600 m² de fleurs sauvages entre une parcelle de colza et une parcelle de maïs, en même temps que le colza, puis il les fauche fin mars et en septembre. La Chambre d'agriculture de Bretagne a publié le suivi en janvier 2026, dans le cadre du projet Flor'Agri, qui réunit six agriculteurs ou responsables de stations en Bretagne et Pays de la Loire. La moutarde a levé la première et couvert le sol pendant l'hiver. La luzerne lupuline a fleuri dès avril, les trèfles en été, la marguerite jusqu'à l'automne. Des syrphes ont aussi été observés ; la France en compte environ 500 espèces, deuxième groupe de pollinisateurs après les abeilles. L'agriculteur visait d'abord l'agrément visuel et l'appui à des ruches, son épouse étant apicultrice. Voici les écarts relevés par rapport à la bande témoin : 
 
 Carabes et araignées : 2 fois plus nombreux 
 Limaces : population divisée par 2 
 Pollinisateurs : environ 30 % de plus, la bande témoin étant surtout composée de graminées 
 
 Que contient le mélange testé ?  Le mélange Flor'Agri compte 17 espèces, dont 64 % de plantes sauvages d'origine locale. Il fleurit de mars à novembre et couvre le sol trois à cinq ans selon les conditions. 
 Il est fourni par Semence Nature sous la marque Végétal local, créée en 2015. Il associe 57 % d'annuelles et de bisannuelles, comme le bleuet, le souci des champs, la carotte sauvage, la phacélie ou le trèfle incarnat, et 43 % de vivaces, comme la centaurée jacée, le plantain lancéolé, le lotier corniculé ou le trèfle blanc. Les semences coûtent environ 100 € pour 500 m². La bande peut ouvrir droit à des aides de la PAC, au titre de la BCAE8 ou d'une MAEC, et certains territoires proposent des paiements pour services environnementaux. 
 Un seul site, aucune méthode publiée  Les chiffres viennent d'une seule ferme. La publication ne précise ni la méthode de comptage des carabes, des araignées, des limaces et des pollinisateurs, ni les dates, ni le nombre de répétitions, et elle ne mentionne aucun test statistique. La référence est décrite seulement comme une bande enherbée. Une bande fleurie ne prouve donc pas, à ce stade, un effet sur les ravageurs des cultures voisines ni sur le rendement. L'agriculteur note lui-même qu'il faut vérifier dans la durée que les fleurs persistent, car les graminées pourraient reprendre le dessus. Les trois à cinq ans de couverture annoncés pour le mélange restent une durée de conception, non un résultat mesuré sur ce site. </description>
		<content:encoded><![CDATA[ <div class="introduction"> <p>Dans une ferme bio d'Ille-et-Vilaine, une bande fleurie abrite deux fois plus de carabes et d'araignées qu'une bande enherbée, selon la Chambre d'agriculture.</p></div>
 <h2>Plélan-le-Grand : le suivi d'une bande de 600 m²</h2><p>Charles Faucheux cultive 60 hectares en bio à Plélan-le-Grand, en Ille-et-Vilaine. Fin août, il a semé 600 m² de fleurs sauvages entre une parcelle de colza et une parcelle de maïs, en même temps que le colza, puis il les fauche fin mars et en septembre. La Chambre d'agriculture de Bretagne a publié le suivi en janvier 2026, dans le cadre du projet Flor'Agri, qui réunit six agriculteurs ou responsables de stations en Bretagne et Pays de la Loire. La moutarde a levé la première et couvert le sol pendant l'hiver. La luzerne lupuline a fleuri dès avril, les trèfles en été, la marguerite jusqu'à l'automne. Des syrphes ont aussi été observés ; la France en compte environ 500 espèces, deuxième groupe de pollinisateurs après les abeilles. L'agriculteur visait d'abord l'agrément visuel et l'appui à des ruches, son épouse étant apicultrice. Voici les écarts relevés par rapport à la bande témoin :</p>
<ul>
<li>Carabes et araignées : 2 fois plus nombreux</li>
<li>Limaces : population divisée par 2</li>
<li>Pollinisateurs : environ 30 % de plus, la bande témoin étant surtout composée de graminées</li>
</ul>
<h2>Que contient le mélange testé ?</h2><p>Le mélange Flor'Agri compte 17 espèces, dont 64 % de plantes sauvages d'origine locale. Il fleurit de mars à novembre et couvre le sol trois à cinq ans selon les conditions.</p>
<p>Il est fourni par Semence Nature sous la marque Végétal local, créée en 2015. Il associe 57 % d'annuelles et de bisannuelles, comme le bleuet, le souci des champs, la carotte sauvage, la phacélie ou le trèfle incarnat, et 43 % de vivaces, comme la centaurée jacée, le plantain lancéolé, le lotier corniculé ou le trèfle blanc. Les semences coûtent environ 100 € pour 500 m². La bande peut ouvrir droit à des aides de la PAC, au titre de la BCAE8 ou d'une MAEC, et certains territoires proposent des paiements pour services environnementaux.</p>
<h2>Un seul site, aucune méthode publiée</h2><p>Les chiffres viennent d'une seule ferme. La publication ne précise ni la méthode de comptage des carabes, des araignées, des limaces et des pollinisateurs, ni les dates, ni le nombre de répétitions, et elle ne mentionne aucun test statistique. La référence est décrite seulement comme une bande enherbée. Une bande fleurie ne prouve donc pas, à ce stade, un effet sur les ravageurs des cultures voisines ni sur le rendement. L'agriculteur note lui-même qu'il faut vérifier dans la durée que les fleurs persistent, car les graminées pourraient reprendre le dessus. Les trois à cinq ans de couverture annoncés pour le mélange restent une durée de conception, non un résultat mesuré sur ce site.</p> ]]></content:encoded>
		<dc:creator>Nathalie Lumière</dc:creator>
		<category>Écologie</category>
		<pubDate>Thu, 15 Oct 2026 09:34:49 GMT</pubDate>
		<comments>https://le-bon-choix.fr/section-38-ecologie#comments</comments>
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 <item>
		<title>Couverts d'interculture : biomasse et azote mesurés en deux essais</title>
		<link>https://le-bon-choix.fr/article-275-couverts-interculture-biomasse-azote-essais</link>
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		<description>  Deux essais de chambres d'agriculture, à Pontivy et dans la Marne, chiffrent la biomasse et l'azote que piègent les couverts d'interculture à l'automne.  
  Pontivy : quinze couverts bio mis en bandes  Sept des onze couverts pesés fin novembre à Pontivy, dans le Morbihan, atteignent au moins 3 tonnes de matière sèche par hectare, le minimum que l'on cite pour un bon couvert. La moyenne des onze s'établit à 2,9. L'essai, publié en mars 2026 par la Chambre d'agriculture de Bretagne, compare quinze couverts longs implantés en bandes, dans le cadre du GIEE MAXIVEG-BIO porté par RES'AGRI 56 avec Cap'AB d'Eureden et Eliard SPCP. Le semis a eu lieu fin août, après une céréale et avant des pommes de terre, avec le semoir à céréales de l'agriculteur. La destruction est intervenue en mars. Quatre modalités n'ont pas été prélevées faute de temps. Environ un mois et demi après le semis, toutes les modalités couvraient au moins 50 % du sol et quatre dépassaient 80 %, le seuil souvent cité pour concurrencer les adventices sensibles à la lumière. Les mélanges à cinq espèces ou plus ne sont pas forcément ceux qui couvrent le plus vite. 
 Les mélanges combinent trèfles, phacélie, moutarde blanche, avoine, seigle et féverole, à 300 g/m² hors trèfles. Un mélange riche en avoine produit beaucoup de biomasse, mais son rapport C/N de 25 laisse peu d'azote à la culture suivante. Les associations à base de phacélie et de trèfles donnent environ 2,5 tonnes avec un C/N inférieur à 15 : plus de 30 unités d'azote sont alors restituées. Le gel a ensuite rabattu la moyenne à 2,3 tonnes à la mi-février, car les espèces estivales ont reculé, tandis que les seigles, les avoines et les trèfles continuaient de progresser. Voici les quantités moyennes piégées, d'après la même publication : 
 
 Azote : 60 à 90 kg/ha, dont 30 à 45 kg/ha restitués 
 Phosphore : 10 à 30 kg/ha 
 Potasse : 50 à 200 kg/ha 
 Biomasse moyenne de mi-février : 2,3 t de matière sèche par hectare 
 
 Dans la Marne, un essai en aire de captage  À Essarts-lès-Sézanne, la Chambre d'agriculture de la Marne a comparé sept couverts en 2025 sur une aire d'alimentation de captage d'eau potable, avec un agriculteur du secteur et la Coopérative d'Esternay. Les sols sont des limons argileux profonds. Deux stratégies ont été testées : un semis à la volée dans le blé avant la récolte, le 4 juillet, et un semis après la moisson, le 5 août. Chaque couvert, pur ou en mélange de radis, de moutarde, de vesce et de phacélie, était conduit avec et sans digestat. Le repère visé pour la qualité de l'eau : entrer dans l'hiver avec 40 kg d'azote par hectare ou moins dans le sol. 
 Publiés le 12 mai 2026, les résultats donnent 5,5 tonnes de matière sèche par hectare sans digestat et 7,2 avec. Les reliquats de fin novembre atteignent en moyenne 24,5 kg d'azote par hectare sans digestat, 44 avec. Le radis fourrager et les mélanges radis-phacélie restent pourtant sous le repère, même avec digestat. L'azote piégé dans les couverts varie d'environ 80 à près de 300 kg/ha. Les mélanges de trois espèces ou plus produisent en général davantage que les couverts purs ou à deux espèces, et le radis associé à la vesce se détache en semis avant récolte. Trois conditions ont joué : un semis précoce, début août, juste avant la pluie, sur un lit de semences bien préparé. Le semis dans le blé s'installe vite, sans travail du sol, et garde l'humidité. Les semences y coûtent plus cher. 
 Les deux essais côte à côte 

CritèrePontivy (Morbihan)Essarts-lès-Sézanne (Marne)


ContexteAgriculture biologique, 15 couverts en bandesAire de captage, 7 couverts avec et sans digestat
SemisFin août4 juillet (dans le blé) ou 5 août
Biomasse2,9 t MS/ha en moyenne fin novembre5,5 t MS/ha sans digestat, 7,2 avec
Azote piégé60 à 90 kg/ha80 à près de 300 kg/ha
PublicationMars 2026Mai 2026


 Limites des deux essais : sols, saisons et coûts  Les écarts de biomasse ne se lisent pas comme un classement. Les sols, les espèces, les dates de semis, le climat et l'apport de digestat diffèrent d'un site à l'autre, et les deux essais ne partagent aucun protocole commun. Le dispositif breton a en outre ses propres trous : deux modalités à couvert relais, prévu en novembre, n'ont jamais été implantées, et leurs résultats ne disent rien. Le semis de fin août, plutôt que de fin juillet, a pu pénaliser les couverts d'été semés à demi-dose. Le seigle de l'une des modalités ne s'est pas développé comme espéré. Aucun coût n'est donné pour les semences ni pour l'implantation. 
 L'essai marnais porte sur un seul site et une seule saison. La dose de digestat n'est pas indiquée, ni la profondeur de prélèvement des reliquats d'azote. Seul le surcoût des semences du semis avant récolte est signalé, sans chiffre. La Chambre de la Marne juge utile d'explorer ce semis en année sèche ou lorsque l'intervalle entre deux céréales est court : cela reste à établir. </description>
		<content:encoded><![CDATA[ <div class="introduction"> <p>Deux essais de chambres d'agriculture, à Pontivy et dans la Marne, chiffrent la biomasse et l'azote que piègent les couverts d'interculture à l'automne.</p></div>
 <h2>Pontivy : quinze couverts bio mis en bandes</h2><p>Sept des onze couverts pesés fin novembre à Pontivy, dans le Morbihan, atteignent au moins 3 tonnes de matière sèche par hectare, le minimum que l'on cite pour un bon couvert. La moyenne des onze s'établit à 2,9. L'essai, publié en mars 2026 par la Chambre d'agriculture de Bretagne, compare quinze couverts longs implantés en bandes, dans le cadre du GIEE MAXIVEG-BIO porté par RES'AGRI 56 avec Cap'AB d'Eureden et Eliard SPCP. Le semis a eu lieu fin août, après une céréale et avant des pommes de terre, avec le semoir à céréales de l'agriculteur. La destruction est intervenue en mars. Quatre modalités n'ont pas été prélevées faute de temps. Environ un mois et demi après le semis, toutes les modalités couvraient au moins 50 % du sol et quatre dépassaient 80 %, le seuil souvent cité pour concurrencer les adventices sensibles à la lumière. Les mélanges à cinq espèces ou plus ne sont pas forcément ceux qui couvrent le plus vite.</p>
<p>Les mélanges combinent trèfles, phacélie, moutarde blanche, avoine, seigle et féverole, à 300 g/m² hors trèfles. Un mélange riche en avoine produit beaucoup de biomasse, mais son rapport C/N de 25 laisse peu d'azote à la culture suivante. Les associations à base de phacélie et de trèfles donnent environ 2,5 tonnes avec un C/N inférieur à 15 : plus de 30 unités d'azote sont alors restituées. Le gel a ensuite rabattu la moyenne à 2,3 tonnes à la mi-février, car les espèces estivales ont reculé, tandis que les seigles, les avoines et les trèfles continuaient de progresser. Voici les quantités moyennes piégées, d'après la même publication :</p>
<ul>
<li>Azote : 60 à 90 kg/ha, dont 30 à 45 kg/ha restitués</li>
<li>Phosphore : 10 à 30 kg/ha</li>
<li>Potasse : 50 à 200 kg/ha</li>
<li>Biomasse moyenne de mi-février : 2,3 t de matière sèche par hectare</li>
</ul>
<h2>Dans la Marne, un essai en aire de captage</h2><p>À Essarts-lès-Sézanne, la Chambre d'agriculture de la Marne a comparé sept couverts en 2025 sur une aire d'alimentation de captage d'eau potable, avec un agriculteur du secteur et la Coopérative d'Esternay. Les sols sont des limons argileux profonds. Deux stratégies ont été testées : un semis à la volée dans le blé avant la récolte, le 4 juillet, et un semis après la moisson, le 5 août. Chaque couvert, pur ou en mélange de radis, de moutarde, de vesce et de phacélie, était conduit avec et sans digestat. Le repère visé pour la qualité de l'eau : entrer dans l'hiver avec 40 kg d'azote par hectare ou moins dans le sol.</p>
<p>Publiés le 12 mai 2026, les résultats donnent 5,5 tonnes de matière sèche par hectare sans digestat et 7,2 avec. Les reliquats de fin novembre atteignent en moyenne 24,5 kg d'azote par hectare sans digestat, 44 avec. Le radis fourrager et les mélanges radis-phacélie restent pourtant sous le repère, même avec digestat. L'azote piégé dans les couverts varie d'environ 80 à près de 300 kg/ha. Les mélanges de trois espèces ou plus produisent en général davantage que les couverts purs ou à deux espèces, et le radis associé à la vesce se détache en semis avant récolte. Trois conditions ont joué : un semis précoce, début août, juste avant la pluie, sur un lit de semences bien préparé. Le semis dans le blé s'installe vite, sans travail du sol, et garde l'humidité. Les semences y coûtent plus cher.</p>
<h2>Les deux essais côte à côte</h2><table>
<thead>
<tr><th>Critère</th><th>Pontivy (Morbihan)</th><th>Essarts-lès-Sézanne (Marne)</th></tr>
</thead>
<tbody>
<tr><td>Contexte</td><td>Agriculture biologique, 15 couverts en bandes</td><td>Aire de captage, 7 couverts avec et sans digestat</td></tr>
<tr><td>Semis</td><td>Fin août</td><td>4 juillet (dans le blé) ou 5 août</td></tr>
<tr><td>Biomasse</td><td>2,9 t MS/ha en moyenne fin novembre</td><td>5,5 t MS/ha sans digestat, 7,2 avec</td></tr>
<tr><td>Azote piégé</td><td>60 à 90 kg/ha</td><td>80 à près de 300 kg/ha</td></tr>
<tr><td>Publication</td><td>Mars 2026</td><td>Mai 2026</td></tr>
</tbody>
</table>
<h2>Limites des deux essais : sols, saisons et coûts</h2><p>Les écarts de biomasse ne se lisent pas comme un classement. Les sols, les espèces, les dates de semis, le climat et l'apport de digestat diffèrent d'un site à l'autre, et les deux essais ne partagent aucun protocole commun. Le dispositif breton a en outre ses propres trous : deux modalités à couvert relais, prévu en novembre, n'ont jamais été implantées, et leurs résultats ne disent rien. Le semis de fin août, plutôt que de fin juillet, a pu pénaliser les couverts d'été semés à demi-dose. Le seigle de l'une des modalités ne s'est pas développé comme espéré. Aucun coût n'est donné pour les semences ni pour l'implantation.</p>
<p>L'essai marnais porte sur un seul site et une seule saison. La dose de digestat n'est pas indiquée, ni la profondeur de prélèvement des reliquats d'azote. Seul le surcoût des semences du semis avant récolte est signalé, sans chiffre. La Chambre de la Marne juge utile d'explorer ce semis en année sèche ou lorsque l'intervalle entre deux céréales est court : cela reste à établir.</p> ]]></content:encoded>
		<dc:creator>Nathalie Lumière</dc:creator>
		<category>Écologie</category>
		<pubDate>Thu, 15 Oct 2026 09:33:26 GMT</pubDate>
		<comments>https://le-bon-choix.fr/section-38-ecologie#comments</comments>
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		<wfw:comment>https://le-bon-choix.fr/comments/post.php/article/275</wfw:comment>
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	</item>

 <item>
		<title>Prime EDF pompe à chaleur : 1 000 € pour 80 000 dossiers</title>
		<link>https://le-bon-choix.fr/article-274-prime-edf-pompe-chaleur-1000-euros</link>
		<guid isPermaLink="true">https://le-bon-choix.fr/article-274-prime-edf-pompe-chaleur-1000-euros</guid>
		<description>  La prime EDF pompe à chaleur de 1 000 € vise les ménages modestes qui quittent le gaz ou le fioul, dans la limite de 80 000 dossiers et avant fin 2027.  
  1 000 euros par dossier, versés par EDF  EDF verse 1 000 euros aux ménages modestes ou très modestes qui remplacent une chaudière gaz ou fioul par une pompe à chaleur air-eau ou eau-eau. Bernard Fontana, PDG du groupe, a annoncé cette prime le 8 avril 2026. Elle s'ajoute aux aides publiques sans les remplacer. Il ne s'agit ni d'un crédit d'impôt ni d'une remise sur facture, mais d'un versement forfaitaire, identique pour tous les dossiers retenus, quels que soient la puissance de l'appareil, la zone climatique ou le montant du devis. D'après la page que le groupe consacre au dispositif, la prime est ouverte quel que soit le fournisseur d'énergie du ménage : il n'est pas nécessaire d'être client d'EDF pour la demander. 
 Ce n'est pas une aide de l'État. Les règles sont celles que publie EDF, et le groupe a la main pour les faire évoluer. La seule limite chiffrée est le quota de 80 000 dossiers. Une fois atteint, la prime est close, et EDF précise que la clôture peut intervenir sans préavis. Selectra rapporte par ailleurs une enveloppe globale de 240 millions d'euros pour l'opération, sans que son affectation détaillée soit publique. Au 9 octobre 2026, la page d'EDF indique que la plateforme de dépôt n'est pas encore ouverte. 
 Qui y a droit, et sous quelles conditions  Les conditions se cumulent. Le ménage doit relever des profils modeste ou très modeste du barème MaPrimeRénov', celui des dossiers bleu et jaune. La page d'EDF ne reprend pas les plafonds de ressources : ce sont ceux du barème en vigueur, à vérifier sur le compte France Rénov'. Le logement se situe en France métropolitaine. Les travaux remplacent une chaudière gaz ou fioul, et l'appareil installé est une pompe à chaleur air-eau ou eau-eau. Une pompe à chaleur air-air ne répond donc pas au texte, pas plus qu'un remplacement de poêle ou de convecteurs. L'installateur doit porter la mention RGE, « reconnu garant de l'environnement », et c'est lui qui établit le devis sur lequel repose toute la suite du dossier. 
 Ce que la prime EDF exige, en chiffres : 
 
 Prime : 1 000 euros, forfaitaire, par dossier 
 Quota : 80 000 dossiers, clôture possible sans préavis 
 Devis : signé après le 8 avril 2026 
 Travaux : réalisés avant le 31 décembre 2027 
 Dépôt du dossier : jusqu'au 7 avril 2027 selon la page d'EDF 
 Équipement : pompe à chaleur air-eau ou eau-eau, posée par un professionnel RGE 
 Ressources : profils bleu et jaune du barème MaPrimeRénov' 
 
 Le calendrier : deux dates qui ne se recoupent pas  La page d'EDF donne deux limites. La première est le 31 décembre 2027 pour la fin des travaux. La seconde est le 7 avril 2027 pour les dossiers, c'est-à-dire un an après l'annonce. Elles ne se superposent pas, et ni EDF ni Selectra n'expliquent l'écart. Faut-il déposer avant avril 2027 même quand les travaux se terminent plus tard ? Le texte publié ne le dit pas. Le devis, lui, doit être signé après le 8 avril 2026 : un devis antérieur ne donne pas droit à la prime, même si les travaux n'ont pas commencé. 
 Avant l'ouverture du guichet  Le ménage laisse ses coordonnées sur le site jepassealelectrique.fr pour être prévenu de l'ouverture. Il demande des devis comparatifs à des installateurs RGE et choisit librement le professionnel. EDF n'impose aucun partenaire. L'inscription n'est pas un dépôt de dossier : d'après la page du groupe, elle sert à être prévenu de l'ouverture, et rien n'indique qu'elle réserve une place dans le quota de 80 000. Le ménage peut en revanche faire chiffrer son projet dès maintenant, pourvu que le devis signé soit postérieur au 8 avril 2026. 
 Une fois le guichet ouvert  Le dossier se dépose en ligne avec les pièces justificatives, dont la page d'EDF ne donne pas la liste. La prime est versée après vérification des pièces et installation de la pompe à chaleur. Le délai de versement n'est pas annoncé. Les deux sources divergent sur l'ordre : EDF place le dépôt du dossier avant l'installation, Selectra place les travaux avant le dépôt. Cette différence éclaire peut-être l'écart entre les deux dates limites, mais aucune des deux ne le dit. Le ménage peut aussi, dans l'intervalle, monter son dossier d'aide publique : la pompe à chaleur air-eau reste financée par MaPrimeRénov' depuis le décret du 25 août qui a supprimé la plupart des mono-gestes, à hauteur de 3 000 à 5 000 euros selon les revenus. 
 Le piège : la prime EDF ne se demande pas seule  Le ménage doit bénéficier de MaPrimeRénov' ou de la prime Coup de pouce CEE pour la même installation. Sans l'un des deux, pas de prime EDF. C'est la condition qui fait échouer un dossier avant même son dépôt : un ménage qui n'a rien demandé d'autre ne peut pas partir de la prime EDF pour construire son financement. Pour une pompe à chaleur air-eau, les deux portes d'entrée existent : le parcours par geste de MaPrimeRénov' et le coup de pouce CEE. Le ménage choisit celle qu'il mobilise, mais doit pouvoir en justifier une au dépôt. La page d'EDF ne dit pas si l'aide publique doit déjà être accordée à ce moment-là ou seulement demandée, et c'est la question à poser avant de signer un devis. Le calcul du coup de pouce CEE a lui-même changé en 2026, comme le détaille notre article sur le calcul de la prime CEE pour pompe à chaleur. Autre confusion fréquente : EDF a aussi lancé par le passé une offre « Mon chauffage durable » avec des primes de 3 500 ou 5 500 euros. Ce n'est pas la même mesure. 
 Trois points sans réponse à ce jour  Trois points restent ouverts au 9 octobre 2026. La date d'ouverture du guichet n'est pas annoncée. La liste des pièces justificatives n'est pas publiée. Enfin, l'articulation entre la date limite de dépôt du 7 avril 2027 et celle des travaux au 31 décembre 2027 n'est pas expliquée. Pour un ménage qui compare aussi une formule en location, les premières offres de leasing de pompe à chaleur ouvertes le 1er octobre constituent une autre voie, dont la compatibilité avec la prime EDF n'est pas établie par les textes consultés. </description>
		<content:encoded><![CDATA[ <div class="introduction"> <p>La prime EDF pompe à chaleur de 1 000 € vise les ménages modestes qui quittent le gaz ou le fioul, dans la limite de 80 000 dossiers et avant fin 2027.</p></div>
 <h2>1 000 euros par dossier, versés par EDF</h2><p>EDF verse 1 000 euros aux ménages modestes ou très modestes qui remplacent une chaudière gaz ou fioul par une pompe à chaleur air-eau ou eau-eau. Bernard Fontana, PDG du groupe, a annoncé cette prime le 8 avril 2026. Elle s'ajoute aux aides publiques sans les remplacer. Il ne s'agit ni d'un crédit d'impôt ni d'une remise sur facture, mais d'un versement forfaitaire, identique pour tous les dossiers retenus, quels que soient la puissance de l'appareil, la zone climatique ou le montant du devis. D'après la page que le groupe consacre au dispositif, la prime est ouverte quel que soit le fournisseur d'énergie du ménage : il n'est pas nécessaire d'être client d'EDF pour la demander.</p>
<p>Ce n'est pas une aide de l'État. Les règles sont celles que publie EDF, et le groupe a la main pour les faire évoluer. La seule limite chiffrée est le quota de 80 000 dossiers. Une fois atteint, la prime est close, et EDF précise que la clôture peut intervenir sans préavis. Selectra rapporte par ailleurs une enveloppe globale de 240 millions d'euros pour l'opération, sans que son affectation détaillée soit publique. Au 9 octobre 2026, la page d'EDF indique que la plateforme de dépôt n'est pas encore ouverte.</p>
<h2>Qui y a droit, et sous quelles conditions</h2><p>Les conditions se cumulent. Le ménage doit relever des profils modeste ou très modeste du barème MaPrimeRénov', celui des dossiers bleu et jaune. La page d'EDF ne reprend pas les plafonds de ressources : ce sont ceux du barème en vigueur, à vérifier sur le compte France Rénov'. Le logement se situe en France métropolitaine. Les travaux remplacent une chaudière gaz ou fioul, et l'appareil installé est une pompe à chaleur air-eau ou eau-eau. Une pompe à chaleur air-air ne répond donc pas au texte, pas plus qu'un remplacement de poêle ou de convecteurs. L'installateur doit porter la mention RGE, « reconnu garant de l'environnement », et c'est lui qui établit le devis sur lequel repose toute la suite du dossier.</p>
<p>Ce que la prime EDF exige, en chiffres :</p>
<ul>
<li>Prime : 1 000 euros, forfaitaire, par dossier</li>
<li>Quota : 80 000 dossiers, clôture possible sans préavis</li>
<li>Devis : signé après le 8 avril 2026</li>
<li>Travaux : réalisés avant le 31 décembre 2027</li>
<li>Dépôt du dossier : jusqu'au 7 avril 2027 selon la page d'EDF</li>
<li>Équipement : pompe à chaleur air-eau ou eau-eau, posée par un professionnel RGE</li>
<li>Ressources : profils bleu et jaune du barème MaPrimeRénov'</li>
</ul>
<h2>Le calendrier : deux dates qui ne se recoupent pas</h2><p>La page d'EDF donne deux limites. La première est le 31 décembre 2027 pour la fin des travaux. La seconde est le 7 avril 2027 pour les dossiers, c'est-à-dire un an après l'annonce. Elles ne se superposent pas, et ni EDF ni Selectra n'expliquent l'écart. Faut-il déposer avant avril 2027 même quand les travaux se terminent plus tard ? Le texte publié ne le dit pas. Le devis, lui, doit être signé après le 8 avril 2026 : un devis antérieur ne donne pas droit à la prime, même si les travaux n'ont pas commencé.</p>
<h3>Avant l'ouverture du guichet</h3><p>Le ménage laisse ses coordonnées sur le site jepassealelectrique.fr pour être prévenu de l'ouverture. Il demande des devis comparatifs à des installateurs RGE et choisit librement le professionnel. EDF n'impose aucun partenaire. L'inscription n'est pas un dépôt de dossier : d'après la page du groupe, elle sert à être prévenu de l'ouverture, et rien n'indique qu'elle réserve une place dans le quota de 80 000. Le ménage peut en revanche faire chiffrer son projet dès maintenant, pourvu que le devis signé soit postérieur au 8 avril 2026.</p>
<h3>Une fois le guichet ouvert</h3><p>Le dossier se dépose en ligne avec les pièces justificatives, dont la page d'EDF ne donne pas la liste. La prime est versée après vérification des pièces et installation de la pompe à chaleur. Le délai de versement n'est pas annoncé. Les deux sources divergent sur l'ordre : EDF place le dépôt du dossier avant l'installation, Selectra place les travaux avant le dépôt. Cette différence éclaire peut-être l'écart entre les deux dates limites, mais aucune des deux ne le dit. Le ménage peut aussi, dans l'intervalle, monter son dossier d'aide publique : la pompe à chaleur air-eau reste financée par MaPrimeRénov' <a href="https://le-bon-choix.fr/article-258-mono-gestes-maprimerenov-le-decret-du-25-aout-les-supprime">depuis le décret du 25 août qui a supprimé la plupart des mono-gestes</a>, à hauteur de 3 000 à 5 000 euros selon les revenus.</p>
<h2>Le piège : la prime EDF ne se demande pas seule</h2><p>Le ménage doit bénéficier de MaPrimeRénov' ou de la prime Coup de pouce CEE pour la même installation. Sans l'un des deux, pas de prime EDF. C'est la condition qui fait échouer un dossier avant même son dépôt : un ménage qui n'a rien demandé d'autre ne peut pas partir de la prime EDF pour construire son financement. Pour une pompe à chaleur air-eau, les deux portes d'entrée existent : le parcours par geste de MaPrimeRénov' et le coup de pouce CEE. Le ménage choisit celle qu'il mobilise, mais doit pouvoir en justifier une au dépôt. La page d'EDF ne dit pas si l'aide publique doit déjà être accordée à ce moment-là ou seulement demandée, et c'est la question à poser avant de signer un devis. Le calcul du coup de pouce CEE a lui-même changé en 2026, comme le détaille <a href="https://le-bon-choix.fr/article-263-prime-cee-pompe-a-chaleur-ce-qui-change-dans-le">notre article sur le calcul de la prime CEE pour pompe à chaleur</a>. Autre confusion fréquente : EDF a aussi lancé par le passé une offre « Mon chauffage durable » avec des primes de 3 500 ou 5 500 euros. Ce n'est pas la même mesure.</p>
<h2>Trois points sans réponse à ce jour</h2><p>Trois points restent ouverts au 9 octobre 2026. La date d'ouverture du guichet n'est pas annoncée. La liste des pièces justificatives n'est pas publiée. Enfin, l'articulation entre la date limite de dépôt du 7 avril 2027 et celle des travaux au 31 décembre 2027 n'est pas expliquée. Pour un ménage qui compare aussi une formule en location, <a href="https://le-bon-choix.fr/article-273-leasing-pompe-chaleur-offres-integrees">les premières offres de leasing de pompe à chaleur ouvertes le 1er octobre</a> constituent une autre voie, dont la compatibilité avec la prime EDF n'est pas établie par les textes consultés.</p> ]]></content:encoded>
		<dc:creator>Nathalie Lumière</dc:creator>
		<category>Aides et primes</category>
		<pubDate>Sat, 10 Oct 2026 07:58:44 GMT</pubDate>
		<comments>https://le-bon-choix.fr/section-49-aides-et-primes#comments</comments>
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	</item>

 <item>
		<title>Leasing pompe à chaleur : les premières offres ouvrent le 1er octobre</title>
		<link>https://le-bon-choix.fr/article-273-leasing-pompe-chaleur-offres-integrees</link>
		<guid isPermaLink="true">https://le-bon-choix.fr/article-273-leasing-pompe-chaleur-offres-integrees</guid>
		<description>  Le leasing de pompe à chaleur ouvre en précommande à un foyer modeste chauffé au gaz ou au fioul, mais l'arrêté qui l'encadre reste en consultation.  
  Un dispositif ouvert, un arrêté qui ne l'est pas encore  Six groupements d'industriels et de fournisseurs d'énergie peuvent présenter leur leasing de pompe à chaleur depuis le 1er octobre 2026. Le nom officiel est « offres intégrées pompes à chaleur ». Le principe tient dans un seul contrat : une pompe à chaleur air-eau est posée, financée et entretenue, et le foyer peut y ajouter une offre d'électricité à prix fixe pendant trois ans. La règle qui structure le tout est simple. La mensualité globale doit rester inférieure ou égale à l'ancienne facture de chauffage. Les lauréats ont été annoncés le 30 septembre. L'ADEME avait ouvert le dispositif le 7 juillet 2026, et les contrats pourront être signés jusqu'au 31 décembre 2028. Les premières installations sont attendues en novembre, ce qui signifie que ce qui s'ouvre aujourd'hui relève surtout de la précommande. L'état du texte, lui, est celui d'un projet. L'arrêté qui fixe le cadre est en consultation publique depuis le 28 septembre, jusqu'aux environs du 20 octobre. Tant qu'il n'est pas publié au Journal officiel, ses conditions détaillées peuvent encore bouger. La page ministérielle censée présenter les offres n'était pas en ligne au 30 septembre. Autrement dit, un propriétaire qui reçoit une proposition ces jours-ci a face à lui un engagement commercial, pas un droit inscrit dans un texte applicable. La nuance compte pour qui doit signer sur plusieurs années. 
 Six groupements, 55 000 pompes à chaleur à poser  Les six groupements retenus sont CapConfort, IZI by EDF, Le PAC'TE français, Octopus x Effy, RÉFLEX et Sonepar. Ensemble, ils s'engagent à installer 55 000 pompes à chaleur. Pour situer l'échelle, il s'en est vendu 185 000 en 2025 en France, contre 350 000 en 2022, et une pompe à chaleur air-eau coûte entre 13 000 et 15 000 euros posée, soit environ le double d'une chaudière à gaz. Le leasing vise précisément ce frein : le reste à charge, après les aides, est étalé sur trois ans dans la très grande majorité des cas, et jamais au-delà de cinq ans. Le financement repose sur MaPrimeRénov' et sur les certificats d'économies d'énergie, dont le calcul de la prime CEE pour une pompe à chaleur a changé cette année. L'installation est confiée à un professionnel RGE, et la pompe doit respecter un seuil minimal de performance. Le contrat comprend un entretien d'au moins trois ans, pannes comprises. L'électricité à prix fixe, elle, peut être refusée par le ménage. 
 Quels foyers peuvent y prétendre ?  Cette première édition est étroite. Elle s'adresse aux propriétaires occupants de revenus modestes ou très modestes, dans une maison individuelle chauffée au gaz ou au fioul. Les locataires, les logements collectifs et les logements déjà chauffés à l'électricité n'en font pas partie. Le plafond de revenus est celui de l'Anah. Ces seuils portent sur le revenu fiscal de référence figurant sur l'avis d'imposition. Le montant des mensualités n'est pas publié : il dépendra de chaque offre et de l'ancienne facture du foyer. Les groupements affichent un objectif, pas un engagement chiffré : une fois la pompe remboursée, la facture de chauffage pourrait être divisée par deux. Cette promesse s'applique à la période qui suit le remboursement, soit après trois ans le plus souvent. Pour un foyer de trois personnes, les plafonds de 2026 sont les suivants. 


Foyer de 3 personnesRevenus très modestesRevenus modestes


Île-de-France42 357 €51 564 €
Autres régions30 540 €39 148 €


 Novembre, janvier, fin 2028 : les rendez-vous suivants  Trois dates balisent la suite. La consultation sur l'arrêté se termine vers le 20 octobre, et la publication du texte final viendra après, sans date annoncée à ce jour. Les premières installations sont prévues en novembre 2026. De nouveaux candidats pourront rejoindre le dispositif à partir du 1er janvier 2027, ce qui élargira le nombre d'offres comparables. Les contrats, eux, restent signables jusqu'au 31 décembre 2028. Pour un logement chauffé au gaz ou au fioul et éligible, la question pratique est donc de savoir si l'on signe sur la base du projet d'arrêté ou après sa publication. Les offres de janvier, plus nombreuses, existeront de toute façon. </description>
		<content:encoded><![CDATA[ <div class="introduction"> <p>Le leasing de pompe à chaleur ouvre en précommande à un foyer modeste chauffé au gaz ou au fioul, mais l'arrêté qui l'encadre reste en consultation.</p></div>
 <h2>Un dispositif ouvert, un arrêté qui ne l'est pas encore</h2><p>Six groupements d'industriels et de fournisseurs d'énergie peuvent présenter leur leasing de pompe à chaleur depuis le 1er octobre 2026. Le nom officiel est « offres intégrées pompes à chaleur ». Le principe tient dans un seul contrat : une pompe à chaleur air-eau est posée, financée et entretenue, et le foyer peut y ajouter une offre d'électricité à prix fixe pendant trois ans. La règle qui structure le tout est simple. La mensualité globale doit rester inférieure ou égale à l'ancienne facture de chauffage. Les lauréats ont été annoncés le 30 septembre. L'ADEME avait ouvert le dispositif le 7 juillet 2026, et les contrats pourront être signés jusqu'au 31 décembre 2028. Les premières installations sont attendues en novembre, ce qui signifie que ce qui s'ouvre aujourd'hui relève surtout de la précommande. L'état du texte, lui, est celui d'un projet. L'arrêté qui fixe le cadre est en consultation publique depuis le 28 septembre, jusqu'aux environs du 20 octobre. Tant qu'il n'est pas publié au Journal officiel, ses conditions détaillées peuvent encore bouger. La page ministérielle censée présenter les offres n'était pas en ligne au 30 septembre. Autrement dit, un propriétaire qui reçoit une proposition ces jours-ci a face à lui un engagement commercial, pas un droit inscrit dans un texte applicable. La nuance compte pour qui doit signer sur plusieurs années.</p>
<h2>Six groupements, 55 000 pompes à chaleur à poser</h2><p>Les six groupements retenus sont CapConfort, IZI by EDF, Le PAC'TE français, Octopus x Effy, RÉFLEX et Sonepar. Ensemble, ils s'engagent à installer 55 000 pompes à chaleur. Pour situer l'échelle, il s'en est vendu 185 000 en 2025 en France, contre 350 000 en 2022, et une pompe à chaleur air-eau coûte entre 13 000 et 15 000 euros posée, soit environ le double d'une chaudière à gaz. Le leasing vise précisément ce frein : le reste à charge, après les aides, est étalé sur trois ans dans la très grande majorité des cas, et jamais au-delà de cinq ans. Le financement repose sur MaPrimeRénov' et sur les certificats d'économies d'énergie, dont le <a href="https://le-bon-choix.fr/article-263-prime-cee-pompe-a-chaleur-ce-qui-change-dans-le">calcul de la prime CEE pour une pompe à chaleur</a> a changé cette année. L'installation est confiée à un professionnel RGE, et la pompe doit respecter un seuil minimal de performance. Le contrat comprend un entretien d'au moins trois ans, pannes comprises. L'électricité à prix fixe, elle, peut être refusée par le ménage.</p>
<h2>Quels foyers peuvent y prétendre ?</h2><p>Cette première édition est étroite. Elle s'adresse aux propriétaires occupants de revenus modestes ou très modestes, dans une maison individuelle chauffée au gaz ou au fioul. Les locataires, les logements collectifs et les logements déjà chauffés à l'électricité n'en font pas partie. Le plafond de revenus est celui de l'Anah. Ces seuils portent sur le revenu fiscal de référence figurant sur l'avis d'imposition. Le montant des mensualités n'est pas publié : il dépendra de chaque offre et de l'ancienne facture du foyer. Les groupements affichent un objectif, pas un engagement chiffré : une fois la pompe remboursée, la facture de chauffage pourrait être divisée par deux. Cette promesse s'applique à la période qui suit le remboursement, soit après trois ans le plus souvent. Pour un foyer de trois personnes, les plafonds de 2026 sont les suivants.</p>
<table>
<thead>
<tr><th>Foyer de 3 personnes</th><th>Revenus très modestes</th><th>Revenus modestes</th></tr>
</thead>
<tbody>
<tr><td>Île-de-France</td><td>42 357 €</td><td>51 564 €</td></tr>
<tr><td>Autres régions</td><td>30 540 €</td><td>39 148 €</td></tr>
</tbody>
</table>
<h2>Novembre, janvier, fin 2028 : les rendez-vous suivants</h2><p>Trois dates balisent la suite. La consultation sur l'arrêté se termine vers le 20 octobre, et la publication du texte final viendra après, sans date annoncée à ce jour. Les premières installations sont prévues en novembre 2026. De nouveaux candidats pourront rejoindre le dispositif à partir du 1er janvier 2027, ce qui élargira le nombre d'offres comparables. Les contrats, eux, restent signables jusqu'au 31 décembre 2028. Pour un logement chauffé au gaz ou au fioul et éligible, la question pratique est donc de savoir si l'on signe sur la base du projet d'arrêté ou après sa publication. Les offres de janvier, plus nombreuses, existeront de toute façon.</p> ]]></content:encoded>
		<dc:creator>Nathalie Lumière</dc:creator>
		<category>Ce qui change</category>
		<pubDate>Thu, 01 Oct 2026 13:17:13 GMT</pubDate>
		<comments>https://le-bon-choix.fr/section-48-actualites#comments</comments>
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 <item>
		<title>Chèque énergie avancé à janvier : qui y a droit et combien</title>
		<link>https://le-bon-choix.fr/article-272-cheque-energie-avance-janvier</link>
		<guid isPermaLink="true">https://le-bon-choix.fr/article-272-cheque-energie-avance-janvier</guid>
		<description>  Le chèque énergie partira en janvier 2027 et non plus en avril. Montants de 48 à 277 euros, plafond de revenus, démarches : le point sur ce qui est acquis.  
  Trois mois plus tôt, avec le même barème pour l'instant  Entre 48 et 277 euros, pour les ménages dont le revenu fiscal de référence ne dépasse pas 11 000 euros par unité de consommation : le chèque énergie gardera ces conditions, mais il arrivera en janvier 2027 au lieu d'avril. Maud Bregeon, ministre déléguée chargée de l'Énergie et porte-parole du gouvernement, l'a annoncé à Bercy le 22 septembre au soir. Le communiqué du ministère de la Transition écologique évoque 5,8 millions de ménages bénéficiaires. La mesure s'inscrit dans un plan de 450 millions d'euros tourné d'abord vers le carburant. Il n'y a pas de chèque supplémentaire. C'est le même versement annuel, simplement avancé de trois mois. 
 Qui touche le chèque énergie en janvier 2027 ?  Les ménages sous le plafond de 11 000 euros de revenu fiscal de référence par unité de consommation. L'envoi reste automatique, calculé à partir de la déclaration de revenus. Aucune démarche n'est à faire pour ceux qui l'ont déjà reçu. 
 L'écart de chiffres mérite d'être relevé. Le communiqué parle de 5,8 millions de ménages, quand economie.gouv.fr en comptait 4,5 millions pour l'édition 2026 : 3,8 millions servis automatiquement entre le 1er et le 20 avril, puis 700 000 à partir du 1er mai. Rien ne dit encore quels foyers composent la différence. Le plafond, lui, n'a pas bougé. Le nombre d'unités de consommation dépend de la composition du foyer : une personne seule compte pour une unité, chaque personne supplémentaire en ajoute une fraction. C'est ce décompte qui fait passer un couple avec enfants d'une colonne du barème à l'autre. 
 De 48 à 277 euros selon le revenu et le foyer  Le barème en vigueur est celui de l'arrêté du 31 juillet 2025, appliqué au chèque 2026. Aucun barème 2027 n'a été publié. Le tableau ci-dessous se lit en croisant le revenu fiscal de référence par unité de consommation, en ligne, avec la taille du foyer, en colonne. La moyenne de 150 euros reprise partout n'est pas un plancher. Un foyer d'une personne dans la dernière tranche touche 48 euros, trois fois moins. Le montant le plus haut, 277 euros, suppose à la fois moins de 5 700 euros par unité de consommation et un foyer de plus de deux unités. Les marches entre tranches sont hautes. Une personne seule passe de 194 à 146 euros dès qu'elle franchit 5 700 euros par unité de consommation, soit 48 euros de moins pour quelques euros de revenu en plus. 


Revenu fiscal par UC1 UCDe 1 à 2 UC2 UC et plus


Moins de 5 700 €194 €240 €277 €
De 5 700 à 6 800 €146 €176 €202 €
De 6 800 à 7 850 €98 €113 €126 €
De 7 850 à 11 000 €48 €63 €76 €


 Chèque 2026 non reçu : réclamer avant le 31 décembre  L'avance de janvier ne rattrape pas un chèque 2026 manqué. Un foyer éligible qui ne l'a pas reçu au printemps peut encore le demander, sur le portail en ligne du chèque énergie ou par courrier. Le guichet est ouvert depuis le 1er avril et ferme le 31 décembre 2026. Passé cette date, le droit de l'année est perdu. Le chèque 2026 reste utilisable jusqu'au 31 mars 2027, pour régler une facture d'électricité, de gaz, de fioul ou de bois, ou certains travaux de rénovation énergétique confiés à un professionnel RGE. Ce dernier usage reste modeste au regard du coût d'un chantier. Pour un projet plus lourd, la demande d'aide Anah passe désormais par France Rénov', un circuit distinct qui ne se confond pas avec le chèque. Avec l'avance de janvier, deux chèques pourraient se trouver dans le même tiroir entre janvier et mars 2027. Chacun garde sa propre date d'expiration. 
 Barème 2027, décret : rien n'est encore publié  À ce stade, le calendrier de janvier est une annonce. Aucun décret ni arrêté ne le fixe, et son adoption passe par le projet de loi de finances pour 2027, débattu à l'automne. Le guichet de demande 2027 n'est pas ouvert. Le montant moyen de 150 euros cité à Bercy est celui des éditions précédentes, pas un engagement pour 2027. Le barème du chèque reste à paraître. </description>
		<content:encoded><![CDATA[ <div class="introduction"> <p>Le chèque énergie partira en janvier 2027 et non plus en avril. Montants de 48 à 277 euros, plafond de revenus, démarches : le point sur ce qui est acquis.</p></div>
 <h2>Trois mois plus tôt, avec le même barème pour l'instant</h2><p>Entre 48 et 277 euros, pour les ménages dont le revenu fiscal de référence ne dépasse pas 11 000 euros par unité de consommation : le chèque énergie gardera ces conditions, mais il arrivera en janvier 2027 au lieu d'avril. Maud Bregeon, ministre déléguée chargée de l'Énergie et porte-parole du gouvernement, l'a annoncé à Bercy le 22 septembre au soir. Le communiqué du ministère de la Transition écologique évoque 5,8 millions de ménages bénéficiaires. La mesure s'inscrit dans un plan de 450 millions d'euros tourné d'abord vers le carburant. Il n'y a pas de chèque supplémentaire. C'est le même versement annuel, simplement avancé de trois mois.</p>
<h2>Qui touche le chèque énergie en janvier 2027 ?</h2><p>Les ménages sous le plafond de 11 000 euros de revenu fiscal de référence par unité de consommation. L'envoi reste automatique, calculé à partir de la déclaration de revenus. Aucune démarche n'est à faire pour ceux qui l'ont déjà reçu.</p>
<p>L'écart de chiffres mérite d'être relevé. Le communiqué parle de 5,8 millions de ménages, quand economie.gouv.fr en comptait 4,5 millions pour l'édition 2026 : 3,8 millions servis automatiquement entre le 1er et le 20 avril, puis 700 000 à partir du 1er mai. Rien ne dit encore quels foyers composent la différence. Le plafond, lui, n'a pas bougé. Le nombre d'unités de consommation dépend de la composition du foyer : une personne seule compte pour une unité, chaque personne supplémentaire en ajoute une fraction. C'est ce décompte qui fait passer un couple avec enfants d'une colonne du barème à l'autre.</p>
<h2>De 48 à 277 euros selon le revenu et le foyer</h2><p>Le barème en vigueur est celui de l'arrêté du 31 juillet 2025, appliqué au chèque 2026. Aucun barème 2027 n'a été publié. Le tableau ci-dessous se lit en croisant le revenu fiscal de référence par unité de consommation, en ligne, avec la taille du foyer, en colonne. La moyenne de 150 euros reprise partout n'est pas un plancher. Un foyer d'une personne dans la dernière tranche touche 48 euros, trois fois moins. Le montant le plus haut, 277 euros, suppose à la fois moins de 5 700 euros par unité de consommation et un foyer de plus de deux unités. Les marches entre tranches sont hautes. Une personne seule passe de 194 à 146 euros dès qu'elle franchit 5 700 euros par unité de consommation, soit 48 euros de moins pour quelques euros de revenu en plus.</p>
<table>
<thead>
<tr><th>Revenu fiscal par UC</th><th>1 UC</th><th>De 1 à 2 UC</th><th>2 UC et plus</th></tr>
</thead>
<tbody>
<tr><td>Moins de 5 700 €</td><td>194 €</td><td>240 €</td><td>277 €</td></tr>
<tr><td>De 5 700 à 6 800 €</td><td>146 €</td><td>176 €</td><td>202 €</td></tr>
<tr><td>De 6 800 à 7 850 €</td><td>98 €</td><td>113 €</td><td>126 €</td></tr>
<tr><td>De 7 850 à 11 000 €</td><td>48 €</td><td>63 €</td><td>76 €</td></tr>
</tbody>
</table>
<h2>Chèque 2026 non reçu : réclamer avant le 31 décembre</h2><p>L'avance de janvier ne rattrape pas un chèque 2026 manqué. Un foyer éligible qui ne l'a pas reçu au printemps peut encore le demander, sur le portail en ligne du chèque énergie ou par courrier. Le guichet est ouvert depuis le 1er avril et ferme le 31 décembre 2026. Passé cette date, le droit de l'année est perdu. Le chèque 2026 reste utilisable jusqu'au 31 mars 2027, pour régler une facture d'électricité, de gaz, de fioul ou de bois, ou certains travaux de rénovation énergétique confiés à un professionnel RGE. Ce dernier usage reste modeste au regard du coût d'un chantier. Pour un projet plus lourd, la <a href="https://le-bon-choix.fr/article-257-demande-d-aide-anah-france-renov-devient-le-passage-oblige">demande d'aide Anah passe désormais par France Rénov'</a>, un circuit distinct qui ne se confond pas avec le chèque. Avec l'avance de janvier, deux chèques pourraient se trouver dans le même tiroir entre janvier et mars 2027. Chacun garde sa propre date d'expiration.</p>
<h2>Barème 2027, décret : rien n'est encore publié</h2><p>À ce stade, le calendrier de janvier est une annonce. Aucun décret ni arrêté ne le fixe, et son adoption passe par le projet de loi de finances pour 2027, débattu à l'automne. Le guichet de demande 2027 n'est pas ouvert. Le montant moyen de 150 euros cité à Bercy est celui des éditions précédentes, pas un engagement pour 2027. Le barème du chèque reste à paraître.</p> ]]></content:encoded>
		<dc:creator>Nathalie Lumière</dc:creator>
		<category>Aides et primes</category>
		<pubDate>Thu, 01 Oct 2026 12:37:27 GMT</pubDate>
		<comments>https://le-bon-choix.fr/section-49-aides-et-primes#comments</comments>
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	</item>

 <item>
		<title>Plan d'électrification : 109 territoires pilotes désignés</title>
		<link>https://le-bon-choix.fr/article-271-plan-electrification-territoires-pilotes-designes</link>
		<guid isPermaLink="true">https://le-bon-choix.fr/article-271-plan-electrification-territoires-pilotes-designes</guid>
		<description>  109 territoires ont été retenus le 10 septembre 2026 pour accélérer la sortie du gaz et du fioul, avec un accompagnement renforcé jusqu'en 2030.  
  Cent neuf territoires retenus parmi 197 candidatures  La ministre déléguée à l'Énergie, Maud Bregeon, a dévoilé le 10 septembre 2026 la liste des 109 territoires pilotes retenus pour accélérer la sortie des énergies fossiles dans le chauffage et les transports. Le choix s'est fait parmi 197 candidatures déposées par des intercommunalités, des communautés d'agglomération ou des régions entières — Saint-Maur-des-Fossés dans le Val-de-Marne, l'agglomération Pays basque, la communauté de communes Terre de Beauce en Eure-et-Loir, la Corse, la Martinique et La Réunion en font partie. Au total, ces territoires représentent près de 6 700 communes et concernent 14,8 millions de Français. Dans la Marne comme dans les Ardennes, les services de l'État ont confirmé la participation de leur territoire à ce dispositif, qui entre désormais dans sa phase de mise en œuvre. Le profil des lauréats est majoritairement rural, un choix cohérent avec l'objectif de sortie du fioul et du propane, plus répandus hors des grandes agglomérations que dans les zones déjà raccordées à un réseau de gaz ou de chaleur urbain. 

IndicateurValeur

Territoires sélectionnés109 sur 197 candidatures
Communes couvertesprès de 6 700
Population concernée14,8 millions de Français
Financement mobilisable (CEE)jusqu'à 10 milliards d'euros


 Un choix qui s'inscrit dans un plan présenté en avril 2026  La sélection du 10 septembre n'est pas un texte isolé : elle exécute un plan de 22 mesures présenté en avril 2026 par le Premier ministre Sébastien Lecornu, qui avait ouvert les candidatures jusqu'au 1er juin. Le choix des lauréats a été instruit par les préfets de région, en lien avec le Secrétariat général à la planification écologique, sur la base de la solidité des dossiers déposés avant cette date. Ce plan reste un ensemble de mesures administratives et budgétaires, pas un décret unique, et son financement s'appuie surtout sur les certificats d'économie d'énergie : une enveloppe pouvant atteindre 10 milliards d'euros est mobilisable par ce biais, à quoi s'ajoute 1,2 milliard d'euros de crédits budgétaires nouveaux prévus pour 2027, fléchés notamment vers l'hydrogène. Cette enveloppe n'est pas réservée aux 109 territoires : elle finance l'ensemble du plan national d'électrification, dont ces zones ne sont que le premier maillon. La désignation des territoires est donc actée ; ce que chacun en fera reste à écrire dans les mois qui viennent. 
 Pour les territoires retenus, un accompagnement resserré jusqu'en 2030  Chaque territoire désigné bénéficie d'un référent dédié au sein de l'Ademe, chargé de faciliter l'accès aux dispositifs nationaux existants plutôt que d'en créer de nouveaux : identifier les réseaux de gaz à déclasser en priorité, articuler les aides déjà disponibles et accompagner la communication locale — une aide en ingénierie que le gouvernement juge nécessaire, les élus concernés n'ayant pour la plupart jamais eu à piloter une sortie du gaz sur leur territoire. Les priorités annoncées portent sur les pompes à chaleur, les bornes de recharge électrique et des solutions dédiées aux artisans, industriels et agriculteurs de ces zones — un objectif qui rejoint, à sa manière, les 700 000 rénovations performantes visées chaque année d'ici 2030. Pour un propriétaire situé dans l'un de ces territoires, cela devrait se traduire par un accompagnement en ingénierie et en communication, sans que les montants d'aide individuels soient pour l'instant modifiés : le dispositif ne crée pas de nouvelle aide financière, il en facilite l'accès. 
 Rendez-vous début décembre pour les feuilles de route  D'ici au 1er décembre 2026, les 109 territoires doivent présenter leur feuille de route : un document qui détaillera, zone par zone, les actions retenues pour sortir du gaz et du fioul, et qui conditionnera l'ouverture effective des financements dédiés. C'est ce document, et non la liste dévoilée le 10 septembre, qui rendra le plan opposable à l'échelle locale. Une deuxième phase du plan national est par ailleurs annoncée pour octobre 2026, distincte du calendrier propre à ces territoires pionniers. Le gouvernement n'a pas précisé si les territoires non retenus cette année pourront candidater à cette seconde phase, ni selon quels critères elle sera ouverte. 
 Le calendrier complet de ce dossier tient en quatre dates : 
 
 Avril 2026 : présentation du plan national de 22 mesures par Sébastien Lecornu 
 1er juin 2026 : clôture des candidatures des territoires 
 10 septembre 2026 : annonce des 109 territoires retenus par Maud Bregeon 
 1er décembre 2026 : remise des feuilles de route par chaque territoire 
 </description>
		<content:encoded><![CDATA[ <div class="introduction"> <p>109 territoires ont été retenus le 10 septembre 2026 pour accélérer la sortie du gaz et du fioul, avec un accompagnement renforcé jusqu'en 2030.</p></div>
 <h2>Cent neuf territoires retenus parmi 197 candidatures</h2><p>La ministre déléguée à l'Énergie, Maud Bregeon, a dévoilé le 10 septembre 2026 la liste des 109 territoires pilotes retenus pour accélérer la sortie des énergies fossiles dans le chauffage et les transports. Le choix s'est fait parmi 197 candidatures déposées par des intercommunalités, des communautés d'agglomération ou des régions entières — Saint-Maur-des-Fossés dans le Val-de-Marne, l'agglomération Pays basque, la communauté de communes Terre de Beauce en Eure-et-Loir, la Corse, la Martinique et La Réunion en font partie. Au total, ces territoires représentent près de 6 700 communes et concernent 14,8 millions de Français. Dans la Marne comme dans les Ardennes, les services de l'État ont confirmé la participation de leur territoire à ce dispositif, qui entre désormais dans sa phase de mise en œuvre. Le profil des lauréats est majoritairement rural, un choix cohérent avec l'objectif de sortie du fioul et du propane, plus répandus hors des grandes agglomérations que dans les zones déjà raccordées à un réseau de gaz ou de chaleur urbain.</p>
<table>
<thead><tr><th>Indicateur</th><th>Valeur</th></tr></thead>
<tbody>
<tr><td>Territoires sélectionnés</td><td>109 sur 197 candidatures</td></tr>
<tr><td>Communes couvertes</td><td>près de 6 700</td></tr>
<tr><td>Population concernée</td><td>14,8 millions de Français</td></tr>
<tr><td>Financement mobilisable (CEE)</td><td>jusqu'à 10 milliards d'euros</td></tr>
</tbody>
</table>
<h2>Un choix qui s'inscrit dans un plan présenté en avril 2026</h2><p>La sélection du 10 septembre n'est pas un texte isolé : elle exécute un plan de 22 mesures présenté en avril 2026 par le Premier ministre Sébastien Lecornu, qui avait ouvert les candidatures jusqu'au 1er juin. Le choix des lauréats a été instruit par les préfets de région, en lien avec le Secrétariat général à la planification écologique, sur la base de la solidité des dossiers déposés avant cette date. Ce plan reste un ensemble de mesures administratives et budgétaires, pas un décret unique, et son financement s'appuie surtout sur les certificats d'économie d'énergie : une enveloppe pouvant atteindre 10 milliards d'euros est mobilisable par ce biais, à quoi s'ajoute 1,2 milliard d'euros de crédits budgétaires nouveaux prévus pour 2027, fléchés notamment vers l'hydrogène. Cette enveloppe n'est pas réservée aux 109 territoires : elle finance l'ensemble du plan national d'électrification, dont ces zones ne sont que le premier maillon. La désignation des territoires est donc actée ; ce que chacun en fera reste à écrire dans les mois qui viennent.</p>
<h2>Pour les territoires retenus, un accompagnement resserré jusqu'en 2030</h2><p>Chaque territoire désigné bénéficie d'un référent dédié au sein de l'Ademe, chargé de faciliter l'accès aux dispositifs nationaux existants plutôt que d'en créer de nouveaux : identifier les réseaux de gaz à déclasser en priorité, articuler les aides déjà disponibles et accompagner la communication locale — une aide en ingénierie que le gouvernement juge nécessaire, les élus concernés n'ayant pour la plupart jamais eu à piloter une sortie du gaz sur leur territoire. Les priorités annoncées portent sur les pompes à chaleur, les bornes de recharge électrique et des solutions dédiées aux artisans, industriels et agriculteurs de ces zones — un objectif qui rejoint, à sa manière, <a href="https://le-bon-choix.fr/article-259-batiment-700-000-renovations-performantes-par-an-d-ici-2030">les 700 000 rénovations performantes visées chaque année d'ici 2030</a>. Pour un propriétaire situé dans l'un de ces territoires, cela devrait se traduire par un accompagnement en ingénierie et en communication, sans que les montants d'aide individuels soient pour l'instant modifiés : le dispositif ne crée pas de nouvelle aide financière, il en facilite l'accès.</p>
<h2>Rendez-vous début décembre pour les feuilles de route</h2><p>D'ici au 1er décembre 2026, les 109 territoires doivent présenter leur feuille de route : un document qui détaillera, zone par zone, les actions retenues pour sortir du gaz et du fioul, et qui conditionnera l'ouverture effective des financements dédiés. C'est ce document, et non la liste dévoilée le 10 septembre, qui rendra le plan opposable à l'échelle locale. Une deuxième phase du plan national est par ailleurs annoncée pour octobre 2026, distincte du calendrier propre à ces territoires pionniers. Le gouvernement n'a pas précisé si les territoires non retenus cette année pourront candidater à cette seconde phase, ni selon quels critères elle sera ouverte.</p>
<p>Le calendrier complet de ce dossier tient en quatre dates :</p>
<ul>
<li>Avril 2026 : présentation du plan national de 22 mesures par Sébastien Lecornu</li>
<li>1er juin 2026 : clôture des candidatures des territoires</li>
<li>10 septembre 2026 : annonce des 109 territoires retenus par Maud Bregeon</li>
<li>1er décembre 2026 : remise des feuilles de route par chaque territoire</li>
</ul> ]]></content:encoded>
		<dc:creator>Consultant Energie</dc:creator>
		<category>Ce qui change</category>
		<pubDate>Thu, 01 Oct 2026 12:25:30 GMT</pubDate>
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 <item>
		<title>Prix repère du gaz : nouvelle hausse au 1er octobre 2026</title>
		<link>https://le-bon-choix.fr/article-270-prix-repere-gaz-hausse-octobre</link>
		<guid isPermaLink="true">https://le-bon-choix.fr/article-270-prix-repere-gaz-hausse-octobre</guid>
		<description>  Le prix repère du gaz progresse d'environ 8 % au 1er octobre 2026, portant le kilowattheure chauffage autour de 0,145 euro pour six millions de foyers.  
  Le kilowattheure de gaz pour le chauffage passe à environ 0,145 euro  Le prix repère du gaz publié par la Commission de régulation de l'énergie pour le 1er octobre 2026 place le kilowattheure du profil chauffage aux environs de 0,1454 euro toutes taxes comprises, contre 0,1347 euro en septembre, soit une hausse proche de 7,9 %. Pour le profil limité à la cuisson et à l'eau chaude, le kilowattheure passe d'environ 0,168 à 0,178 euro, une progression de l'ordre de 6,3 %. Sur l'ensemble de la part variable, la CRE retient une hausse moyenne de 7,8 %. Les abonnements annuels, eux, ne bougent pas : ils restent fixés à 360,79 euros toutes taxes comprises pour un logement chauffé au gaz et à 152,46 euros pour un usage cuisson et eau chaude. Toute la variation porte donc sur le volume consommé, pas sur la part fixe de la facture. 
 Le prix repère du gaz au 1er octobre 2026, comparé à septembre : 
 
 Kilowattheure profil chauffage : environ 0,1454 euro, contre 0,1347 euro 
 Kilowattheure profil cuisson et eau chaude : environ 0,178 euro, contre 0,168 euro 
 Abonnement annuel profil chauffage : 360,79 euros, inchangé 
 Abonnement annuel profil cuisson et eau chaude : 152,46 euros, inchangé 
 Hausse moyenne de la part variable : 7,8 % 
 
 Ce que la hausse d'octobre fait à une facture de gaz  Sur la base d'une consommation annuelle de 10 000 kilowattheures retenue par le fournisseur Selectra pour son estimation, la facture d'un ménage au prix repère avoisine 1 810 euros sur douze mois en octobre 2026, contre près de 1 710 euros au rythme de septembre et environ 1 360 euros un an plus tôt, en octobre 2025. L'écart atteint donc de l'ordre de 100 euros par rapport au mois précédent et approche 450 euros sur un an. Ces montants valent pour le prix repère et pour lui seul : ils ne préjugent pas de ce que paie un ménage dont l'offre suit un autre index, ni de celui qui a souscrit un prix fixe. La hausse frappe surtout les consommations d'hiver, quand une maison chauffée au gaz peut dépasser 2 000 kilowattheures par mois. La facture de gaz au prix repère grimpe donc nettement à l'entrée de la saison de chauffe. 
 Trois mois de hausse continue du prix repère du gaz  La progression n'est pas un à-coup isolé. Sur le seul kilowattheure du profil chauffage, le prix repère est passé d'environ 0,1256 euro en août 2026 à 0,1347 euro en septembre, puis aux environs de 0,1454 euro en octobre. En deux mois, la part variable de la facture de chauffage a donc augmenté de près de 16 %. Cette dynamique tient à la façon dont le repère est construit : il agrège une composante mensuelle et une composante trimestrielle calées sur les prix de marché du gaz, et ces deux composantes ont fortement monté à l'approche de l'automne. La composante trimestrielle, en particulier, a progressé d'environ 30 % entre septembre et octobre, ce qui explique la marche d'escalier constatée sur la facture. 
 Le kilowattheure du profil chauffage, mois par mois : 
 
 Août 2026 : environ 0,1256 euro 
 Septembre 2026 : 0,1347 euro 
 Octobre 2026 : environ 0,1454 euro 
 
 Qui paie ce prix repère, qui n'est pas concerné  Le prix repère du gaz n'est pas un tarif réglementé : ce dernier a disparu en 2023. C'est une référence publiée chaque mois par la Commission de régulation de l'énergie, à laquelle un ménage peut comparer l'offre de marché qu'il a signée. Aucun fournisseur n'est obligé de s'y aligner. Environ six millions de foyers sont directement touchés par sa variation, parce que leur contrat est indexé sur ce repère. Un ménage sous offre à prix fixe ne voit rien changer jusqu'à l'échéance de son contrat. Un ménage sous offre indexée sur un autre index, par exemple un prix de marché de gros ou un indice propre au fournisseur, doit se reporter aux conditions particulières de son contrat pour savoir quand et comment la hausse s'y répercute. Le nom de l'index figure sur la grille tarifaire annexée au contrat. 
 Ce qui n'est pas fixé pour les mois suivants  Rien ne garantit la trajectoire au-delà d'octobre. La CRE présente ce mois comme un point haut, avec un reflux possible ensuite, mais le repère est recalculé à chaque échéance mensuelle à partir des cotations de marché, et une nouvelle publication peut le faire remonter comme redescendre. Aucun barème n'est arrêté par avance : contrairement à une aide dont le montant est fixé par un texte, le prix repère est une photographie mensuelle. Un ménage qui veut se protéger de ces variations peut regarder les offres à prix fixe disponibles, en gardant à l'esprit qu'un prix fixe se paie en général plus cher au départ et qu'il fige aussi le tarif si le marché baisse. La comparaison des offres se fait sur le comparateur public du médiateur national de l'énergie. </description>
		<content:encoded><![CDATA[ <div class="introduction"> <p>Le prix repère du gaz progresse d'environ 8 % au 1er octobre 2026, portant le kilowattheure chauffage autour de 0,145 euro pour six millions de foyers.</p></div>
 <h2>Le kilowattheure de gaz pour le chauffage passe à environ 0,145 euro</h2><p>Le prix repère du gaz publié par la Commission de régulation de l'énergie pour le 1er octobre 2026 place le kilowattheure du profil chauffage aux environs de 0,1454 euro toutes taxes comprises, contre 0,1347 euro en septembre, soit une hausse proche de 7,9 %. Pour le profil limité à la cuisson et à l'eau chaude, le kilowattheure passe d'environ 0,168 à 0,178 euro, une progression de l'ordre de 6,3 %. Sur l'ensemble de la part variable, la CRE retient une hausse moyenne de 7,8 %. Les abonnements annuels, eux, ne bougent pas : ils restent fixés à 360,79 euros toutes taxes comprises pour un logement chauffé au gaz et à 152,46 euros pour un usage cuisson et eau chaude. Toute la variation porte donc sur le volume consommé, pas sur la part fixe de la facture.</p>
<p>Le prix repère du gaz au 1er octobre 2026, comparé à septembre :</p>
<ul>
<li>Kilowattheure profil chauffage : environ 0,1454 euro, contre 0,1347 euro</li>
<li>Kilowattheure profil cuisson et eau chaude : environ 0,178 euro, contre 0,168 euro</li>
<li>Abonnement annuel profil chauffage : 360,79 euros, inchangé</li>
<li>Abonnement annuel profil cuisson et eau chaude : 152,46 euros, inchangé</li>
<li>Hausse moyenne de la part variable : 7,8 %</li>
</ul>
<h2>Ce que la hausse d'octobre fait à une facture de gaz</h2><p>Sur la base d'une consommation annuelle de 10 000 kilowattheures retenue par le fournisseur Selectra pour son estimation, la facture d'un ménage au prix repère avoisine 1 810 euros sur douze mois en octobre 2026, contre près de 1 710 euros au rythme de septembre et environ 1 360 euros un an plus tôt, en octobre 2025. L'écart atteint donc de l'ordre de 100 euros par rapport au mois précédent et approche 450 euros sur un an. Ces montants valent pour le prix repère et pour lui seul : ils ne préjugent pas de ce que paie un ménage dont l'offre suit un autre index, ni de celui qui a souscrit un prix fixe. La hausse frappe surtout les consommations d'hiver, quand une maison chauffée au gaz peut dépasser 2 000 kilowattheures par mois. La facture de gaz au prix repère grimpe donc nettement à l'entrée de la saison de chauffe.</p>
<h2>Trois mois de hausse continue du prix repère du gaz</h2><p>La progression n'est pas un à-coup isolé. Sur le seul kilowattheure du profil chauffage, le prix repère est passé d'environ 0,1256 euro en août 2026 à 0,1347 euro en septembre, puis aux environs de 0,1454 euro en octobre. En deux mois, la part variable de la facture de chauffage a donc augmenté de près de 16 %. Cette dynamique tient à la façon dont le repère est construit : il agrège une composante mensuelle et une composante trimestrielle calées sur les prix de marché du gaz, et ces deux composantes ont fortement monté à l'approche de l'automne. La composante trimestrielle, en particulier, a progressé d'environ 30 % entre septembre et octobre, ce qui explique la marche d'escalier constatée sur la facture.</p>
<p>Le kilowattheure du profil chauffage, mois par mois :</p>
<ul>
<li>Août 2026 : environ 0,1256 euro</li>
<li>Septembre 2026 : 0,1347 euro</li>
<li>Octobre 2026 : environ 0,1454 euro</li>
</ul>
<h2>Qui paie ce prix repère, qui n'est pas concerné</h2><p>Le prix repère du gaz n'est pas un tarif réglementé : ce dernier a disparu en 2023. C'est une référence publiée chaque mois par la Commission de régulation de l'énergie, à laquelle un ménage peut comparer l'offre de marché qu'il a signée. Aucun fournisseur n'est obligé de s'y aligner. Environ six millions de foyers sont directement touchés par sa variation, parce que leur contrat est indexé sur ce repère. Un ménage sous offre à prix fixe ne voit rien changer jusqu'à l'échéance de son contrat. Un ménage sous offre indexée sur un autre index, par exemple un prix de marché de gros ou un indice propre au fournisseur, doit se reporter aux conditions particulières de son contrat pour savoir quand et comment la hausse s'y répercute. Le nom de l'index figure sur la grille tarifaire annexée au contrat.</p>
<h2>Ce qui n'est pas fixé pour les mois suivants</h2><p>Rien ne garantit la trajectoire au-delà d'octobre. La CRE présente ce mois comme un point haut, avec un reflux possible ensuite, mais le repère est recalculé à chaque échéance mensuelle à partir des cotations de marché, et une nouvelle publication peut le faire remonter comme redescendre. Aucun barème n'est arrêté par avance : contrairement à une aide dont le montant est fixé par un texte, le prix repère est une photographie mensuelle. Un ménage qui veut se protéger de ces variations peut regarder les offres à prix fixe disponibles, en gardant à l'esprit qu'un prix fixe se paie en général plus cher au départ et qu'il fige aussi le tarif si le marché baisse. La comparaison des offres se fait sur le comparateur public du médiateur national de l'énergie.</p> ]]></content:encoded>
		<dc:creator>Nathalie Lumière</dc:creator>
		<category>Aides et primes</category>
		<pubDate>Fri, 25 Sep 2026 18:59:44 GMT</pubDate>
		<comments>https://le-bon-choix.fr/section-49-aides-et-primes#comments</comments>
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	</item>

 <item>
		<title>CEE rénovation d'ampleur : les logements E, F ou G seuls aidés</title>
		<link>https://le-bon-choix.fr/article-269-cee-renovation-ampleur-classes-efg</link>
		<guid isPermaLink="true">https://le-bon-choix.fr/article-269-cee-renovation-ampleur-classes-efg</guid>
		<description>  La prime CEE rénovation d'ampleur se limite aux logements E, F ou G au 1er septembre, sauf dossier déposé avant, quand le chauffe-eau est bonifié.  
  Deux arrêtés publiés le 23 août resserrent la prime CEE rénovation d'ampleur  La prime CEE rénovation d'ampleur change de périmètre au 1er septembre 2026. Deux arrêtés datés du 17 août, parus au Journal officiel du 23 août 2026, modifient les fiches BAR-TH-174 et BAR-TH-175, celles qui financent les rénovations globales, et créent des bonifications sur quatre autres fiches. Ces textes sont publiés, donc applicables à la date qu'ils fixent : il ne s'agit ni d'une annonce ministérielle ni d'un projet en consultation. Rappelons que les certificats d'économie d'énergie sont versés par les fournisseurs d'énergie et leurs délégataires, en complément de MaPrimeRénov' et selon leurs propres barèmes, ce qui explique qu'un même chantier puisse relever de deux calendriers distincts et de deux dossiers séparés, l'un déposé auprès de l'Anah, l'autre auprès d'un obligé ou de son délégataire. 
 Trois restrictions au 1er septembre : étiquette, énergie, coefficient  Le premier verrou est le diagnostic de performance énergétique. À compter du 1er septembre 2026, une opération de rénovation d'ampleur n'ouvre droit aux certificats que si le logement est classé E, F ou G avant travaux : un bien étiqueté D, même très consommateur, en sort. Le deuxième porte sur l'équipement installé, puisque les systèmes de chauffage et de production d'eau chaude fonctionnant aux combustibles fossiles sont exclus du dispositif. Le troisième est financier et moins visible : le coefficient de bonification appliqué au calcul de la prime tombe de 2 à 1 dans la plupart des situations, ce qui divise mécaniquement le montant obtenu pour un même volume d'économies d'énergie certifiées. 
 Trois conditions se cumulent désormais pour une rénovation d'ampleur : 
 
 Une étiquette E, F ou G au DPE avant travaux 
 Aucun chauffage ni eau chaude au combustible fossile installé 
 Un coefficient de bonification ramené de 2 à 1 dans la plupart des cas 
 
 La dérogation vise les dossiers déposés avant le 1er septembre  Les arrêtés prévoient une porte de sortie précise, et elle tient à une date de dépôt. Lorsque le demandeur des certificats est l'Anah, les dispositions antérieures au 1er septembre 2026 continuent de s'appliquer aux opérations engagées après cette date si la demande d'aide a été déposée avant. Autrement dit, un dossier enregistré fin août sur france-renov.gouv.fr reste régi par l'ancien régime, plus favorable, même si le chantier démarre à l'automne. Ce n'est pas la signature du devis qui compte, ni le début des travaux, mais l'enregistrement de la demande. L'agence dispose par ailleurs d'un délai étendu jusqu'au 15 octobre 2026, au lieu du 30 septembre, pour transmettre la liste des opérations concernées. 
 Chauffe-eau thermodynamique : prime multipliée par sept jusqu'au 1er janvier 2027  Le second volet des arrêtés va dans l'autre sens. Du 1er septembre 2026 au 1er janvier 2027, la prime CEE du chauffe-eau thermodynamique est multipliée par sept pour les ménages aux revenus modestes et par quatre pour les autres. Les montants estimés atteignent environ 1 280 à 1 600 euros pour un ménage modeste et 400 à 505 euros pour un ménage aux revenus supérieurs, selon la fiche appliquée et le coefficient de performance de l'appareil. La bonification est bornée dans le temps : elle s'éteint au 1er janvier 2027, sans reconduction annoncée à ce jour. Les fiches BAR-TH-101, BAR-TH-148, BAR-TH-162 et BAR-TH-168 sont celles que ces bonifications visent. Le classement en ménage modeste dépend du revenu fiscal de référence et de la composition du foyer, selon les plafonds de l'Anah, et l'installation doit être confiée à un professionnel RGE : c'est la condition qui fait échouer le plus de demandes, l'entreprise devant être qualifiée à la date de signature du devis et non seulement à la fin du chantier. 
 Ce qui n'est pas encore fixé  Deux zones d'ombre demeurent à quelques jours de l'échéance. La première tient au décret annoncé pour exclure six gestes du parcours MaPrimeRénov' par geste, dont les poêles à bois et à granulés, la ventilation double flux et les fenêtres : au 24 août 2026, il n'était toujours pas paru au Journal officiel, et le Conseil national de l'habitat lui avait donné un avis défavorable le 2 juillet, par 25 voix contre 6. La seconde tient aux montants réellement versés : la prime CEE se négocie avec un obligé ou un délégataire, et les estimations publiées restent des ordres de grandeur, pas un barème opposable. Seul un devis chiffré, établi par un professionnel RGE, donne le montant applicable à un chantier donné. </description>
		<content:encoded><![CDATA[ <div class="introduction"> <p>La prime CEE rénovation d'ampleur se limite aux logements E, F ou G au 1er septembre, sauf dossier déposé avant, quand le chauffe-eau est bonifié.</p></div>
 <h2>Deux arrêtés publiés le 23 août resserrent la prime CEE rénovation d'ampleur</h2><p>La prime CEE rénovation d'ampleur change de périmètre au 1er septembre 2026. Deux arrêtés datés du 17 août, parus au Journal officiel du 23 août 2026, modifient les fiches BAR-TH-174 et BAR-TH-175, celles qui financent les rénovations globales, et créent des bonifications sur quatre autres fiches. Ces textes sont publiés, donc applicables à la date qu'ils fixent : il ne s'agit ni d'une annonce ministérielle ni d'un projet en consultation. Rappelons que les certificats d'économie d'énergie sont versés par les fournisseurs d'énergie et leurs délégataires, en complément de MaPrimeRénov' et selon leurs propres barèmes, ce qui explique qu'un même chantier puisse relever de deux calendriers distincts et de deux dossiers séparés, l'un déposé auprès de l'Anah, l'autre auprès d'un obligé ou de son délégataire.</p>
<h2>Trois restrictions au 1er septembre : étiquette, énergie, coefficient</h2><p>Le premier verrou est le diagnostic de performance énergétique. À compter du 1er septembre 2026, une opération de rénovation d'ampleur n'ouvre droit aux certificats que si le logement est classé E, F ou G avant travaux : un bien étiqueté D, même très consommateur, en sort. Le deuxième porte sur l'équipement installé, puisque les systèmes de chauffage et de production d'eau chaude fonctionnant aux combustibles fossiles sont exclus du dispositif. Le troisième est financier et moins visible : le coefficient de bonification appliqué au calcul de la prime tombe de 2 à 1 dans la plupart des situations, ce qui divise mécaniquement le montant obtenu pour un même volume d'économies d'énergie certifiées.</p>
<p>Trois conditions se cumulent désormais pour une rénovation d'ampleur :</p>
<ul>
<li>Une étiquette E, F ou G au DPE avant travaux</li>
<li>Aucun chauffage ni eau chaude au combustible fossile installé</li>
<li>Un coefficient de bonification ramené de 2 à 1 dans la plupart des cas</li>
</ul>
<h2>La dérogation vise les dossiers déposés avant le 1er septembre</h2><p>Les arrêtés prévoient une porte de sortie précise, et elle tient à une date de dépôt. Lorsque le demandeur des certificats est l'Anah, les dispositions antérieures au 1er septembre 2026 continuent de s'appliquer aux opérations engagées après cette date si la demande d'aide a été déposée avant. Autrement dit, un dossier enregistré fin août sur france-renov.gouv.fr reste régi par l'ancien régime, plus favorable, même si le chantier démarre à l'automne. Ce n'est pas la signature du devis qui compte, ni le début des travaux, mais l'enregistrement de la demande. L'agence dispose par ailleurs d'un délai étendu jusqu'au 15 octobre 2026, au lieu du 30 septembre, pour transmettre la liste des opérations concernées.</p>
<h2>Chauffe-eau thermodynamique : prime multipliée par sept jusqu'au 1er janvier 2027</h2><p>Le second volet des arrêtés va dans l'autre sens. Du 1er septembre 2026 au 1er janvier 2027, la prime CEE du chauffe-eau thermodynamique est multipliée par sept pour les ménages aux revenus modestes et par quatre pour les autres. Les montants estimés atteignent environ 1 280 à 1 600 euros pour un ménage modeste et 400 à 505 euros pour un ménage aux revenus supérieurs, selon la fiche appliquée et le coefficient de performance de l'appareil. La bonification est bornée dans le temps : elle s'éteint au 1er janvier 2027, sans reconduction annoncée à ce jour. Les fiches BAR-TH-101, BAR-TH-148, BAR-TH-162 et BAR-TH-168 sont celles que ces bonifications visent. Le classement en ménage modeste dépend du revenu fiscal de référence et de la composition du foyer, selon les plafonds de l'Anah, et l'installation doit être confiée à un professionnel RGE : c'est la condition qui fait échouer le plus de demandes, l'entreprise devant être qualifiée à la date de signature du devis et non seulement à la fin du chantier.</p>
<h2>Ce qui n'est pas encore fixé</h2><p>Deux zones d'ombre demeurent à quelques jours de l'échéance. La première tient au décret annoncé pour exclure six gestes du parcours MaPrimeRénov' par geste, dont les poêles à bois et à granulés, la ventilation double flux et les fenêtres : au 24 août 2026, il n'était toujours pas paru au Journal officiel, et le Conseil national de l'habitat lui avait donné un avis défavorable le 2 juillet, par 25 voix contre 6. La seconde tient aux montants réellement versés : la prime CEE se négocie avec un obligé ou un délégataire, et les estimations publiées restent des ordres de grandeur, pas un barème opposable. Seul un devis chiffré, établi par un professionnel RGE, donne le montant applicable à un chantier donné.</p> ]]></content:encoded>
		<dc:creator>Nathalie Lumière</dc:creator>
		<category>Aides et primes</category>
		<pubDate>Fri, 25 Sep 2026 18:56:50 GMT</pubDate>
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	</item>

 <item>
		<title>Prix électricité 2027 : la France parmi les plus bas d'Europe</title>
		<link>https://le-bon-choix.fr/article-268-prix-electricite-2027-la-france-parmi-les-plus-bas-d-europe</link>
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		<description>  Le bilan RTE du premier semestre confirme des prix électriques parmi les plus bas d'Europe, portés par un record d'exports et de décarbonation nationale.  
 Un bilan électrique record pour le premier semestre 2026
 RTE a publié le 16 juillet 2026 son bilan électrique du premier semestre, et les chiffres expliquent pourquoi le prix électricité France 2027 s'annonce parmi les plus bas d'Europe. La France a exporté 51,0 TWh d'électricité vers ses voisins entre janvier et juin 2026, contre 37,8 TWh sur la même période en 2025, une progression qui traduit à la fois une production abondante et une demande intérieure restée mesurée. Cette électricité vendue à l'étranger représente, selon RTE, une valorisation nette comprise entre 3 et 5,7 milliards d'euros pour le système électrique français, une fourchette qui reflète la variation des prix de marché heure par heure sur les six mois écoulés. Le taux de décarbonation de la production, c'est-à-dire la part d'électricité produite sans émission directe de CO2 - nucléaire, hydraulique, éolien, solaire -, a atteint 95,2 % sur le semestre, un record. Ce résultat s'explique par la combinaison d'un parc nucléaire redevenu disponible et d'une production renouvelable elle aussi en hausse, deux dynamiques qui, mises bout à bout, ont permis à la France de produire davantage qu'elle ne consomme sur de longues périodes. 
Des prix électriques parmi les plus bas d'Europe
 Cette abondance de production se reflète directement dans les prix. Le prix à terme de l'électricité pour l'année 2027 s'établissait, à la mi-2026, à 54 euros du mégawattheure en France, contre 89 euros en Allemagne et 101 euros en Italie, soit près du double du niveau français chez ces deux voisins. Le premier semestre 2026 a aussi vu se multiplier les épisodes de prix négatifs sur le marché de gros : 407 heures, soit environ 10 % du temps, avec des pointes extrêmes à moins 498,7 euros du mégawattheure lors des journées les plus ensoleillées et les moins consommatrices. Un prix négatif signifie que les producteurs paient pour continuer à injecter de l'électricité sur le réseau plutôt que de l'arrêter, faute de demande suffisante à ce moment précis. Ce phénomène, encore marginal il y a quelques années, devient une caractéristique récurrente du marché français à mesure que la part du solaire progresse dans le mix de production des mois de printemps et d'été. 


PaysPrix à terme 2027 (€/MWh)


France54
Allemagne89
Italie101


Ce que ça change, ou pas, pour un logement
 Pour la grande majorité des ménages, ces heures à prix négatif ne se voient pas sur la facture : les taxes et les coûts d'acheminement, qui composent une large part du prix final, restent fixes quelle que soit l'heure de consommation, et un contrat au tarif réglementé ou à prix fixe ne suit pas les variations du marché de gros. La situation est différente pour les foyers qui ont souscrit une offre dite dynamique, indexée sur le marché spot heure par heure : ceux-là peuvent capter une part de ces heures à très faible coût, par exemple en programmant la recharge d'un véhicule électrique ou le déclenchement d'un ballon d'eau chaude pendant les pics de production solaire de la mi-journée. Ce type d'offre reste minoritaire et suppose un équipement compatible - compteur communicant, pilotage à distance ou programmation horaire - pour en tirer un bénéfice réel plutôt que théorique. Un ménage au tarif réglementé ou en offre à prix fixe classique, à l'inverse, ne verra aucune trace de ces heures négatives sur ses relevés de consommation. 
Un été sans tension annoncée, prochain bilan début 2027
 Sur le réseau, RTE juge la situation de l'été 2026 favorable en matière d'équilibre entre l'offre et la demande : la pointe de consommation attendue reste stable, autour de 60 gigawatts en conditions normales, un niveau que les épisodes de canicule pourraient ponctuellement et légèrement dépasser, sans commune mesure avec les pointes hivernales qui avoisinent 90 gigawatts. Aucune tension majeure n'est signalée à ce stade sur la disponibilité du parc de production, malgré les effets possibles des vagues de chaleur sur le refroidissement des centrales. Ces bons résultats du premier semestre ne valent cependant que pour la période qu'ils couvrent : l'équilibre observé entre avril et juin, porté par le soleil et une consommation modérée, ne dit rien de ce que sera l'hiver prochain. RTE publie deux bilans par an, et celui portant sur le second semestre 2026, qui intégrera la consommation de l'hiver et donc les mois les plus sensibles pour le réseau, est attendu en tout début d'année 2027. </description>
		<content:encoded><![CDATA[ <div class="introduction"> <p>Le bilan RTE du premier semestre confirme des prix électriques parmi les plus bas d'Europe, portés par un record d'exports et de décarbonation nationale.</p></div>
 Un bilan électrique record pour le premier semestre 2026
<p>RTE a publié le 16 juillet 2026 son bilan électrique du premier semestre, et les chiffres expliquent pourquoi le prix électricité France 2027 s'annonce parmi les plus bas d'Europe. La France a exporté 51,0 TWh d'électricité vers ses voisins entre janvier et juin 2026, contre 37,8 TWh sur la même période en 2025, une progression qui traduit à la fois une production abondante et une demande intérieure restée mesurée. Cette électricité vendue à l'étranger représente, selon RTE, une valorisation nette comprise entre 3 et 5,7 milliards d'euros pour le système électrique français, une fourchette qui reflète la variation des prix de marché heure par heure sur les six mois écoulés. Le taux de décarbonation de la production, c'est-à-dire la part d'électricité produite sans émission directe de CO2 - nucléaire, hydraulique, éolien, solaire -, a atteint 95,2 % sur le semestre, un record. Ce résultat s'explique par la combinaison d'un parc nucléaire redevenu disponible et d'une production renouvelable elle aussi en hausse, deux dynamiques qui, mises bout à bout, ont permis à la France de produire davantage qu'elle ne consomme sur de longues périodes.</p>
Des prix électriques parmi les plus bas d'Europe
<p>Cette abondance de production se reflète directement dans les prix. Le prix à terme de l'électricité pour l'année 2027 s'établissait, à la mi-2026, à 54 euros du mégawattheure en France, contre 89 euros en Allemagne et 101 euros en Italie, soit près du double du niveau français chez ces deux voisins. Le premier semestre 2026 a aussi vu se multiplier les épisodes de prix négatifs sur le marché de gros : 407 heures, soit environ 10 % du temps, avec des pointes extrêmes à moins 498,7 euros du mégawattheure lors des journées les plus ensoleillées et les moins consommatrices. Un prix négatif signifie que les producteurs paient pour continuer à injecter de l'électricité sur le réseau plutôt que de l'arrêter, faute de demande suffisante à ce moment précis. Ce phénomène, encore marginal il y a quelques années, devient une caractéristique récurrente du marché français à mesure que la part du solaire progresse dans le mix de production des mois de printemps et d'été.</p>


PaysPrix à terme 2027 (€/MWh)


France54
Allemagne89
Italie101


Ce que ça change, ou pas, pour un logement
<p>Pour la grande majorité des ménages, ces heures à prix négatif ne se voient pas sur la facture : les taxes et les coûts d'acheminement, qui composent une large part du prix final, restent fixes quelle que soit l'heure de consommation, et un contrat au tarif réglementé ou à prix fixe ne suit pas les variations du marché de gros. La situation est différente pour les foyers qui ont souscrit une offre dite dynamique, indexée sur le marché spot heure par heure : ceux-là peuvent capter une part de ces heures à très faible coût, par exemple en programmant la recharge d'un véhicule électrique ou le déclenchement d'un ballon d'eau chaude pendant les pics de production solaire de la mi-journée. Ce type d'offre reste minoritaire et suppose un équipement compatible - compteur communicant, pilotage à distance ou programmation horaire - pour en tirer un bénéfice réel plutôt que théorique. Un ménage au tarif réglementé ou en offre à prix fixe classique, à l'inverse, ne verra aucune trace de ces heures négatives sur ses relevés de consommation.</p>
Un été sans tension annoncée, prochain bilan début 2027
<p>Sur le réseau, RTE juge la situation de l'été 2026 favorable en matière d'équilibre entre l'offre et la demande : la pointe de consommation attendue reste stable, autour de 60 gigawatts en conditions normales, un niveau que les épisodes de canicule pourraient ponctuellement et légèrement dépasser, sans commune mesure avec les pointes hivernales qui avoisinent 90 gigawatts. Aucune tension majeure n'est signalée à ce stade sur la disponibilité du parc de production, malgré les effets possibles des vagues de chaleur sur le refroidissement des centrales. Ces bons résultats du premier semestre ne valent cependant que pour la période qu'ils couvrent : l'équilibre observé entre avril et juin, porté par le soleil et une consommation modérée, ne dit rien de ce que sera l'hiver prochain. RTE publie deux bilans par an, et celui portant sur le second semestre 2026, qui intégrera la consommation de l'hiver et donc les mois les plus sensibles pour le réseau, est attendu en tout début d'année 2027.</p> ]]></content:encoded>
		<dc:creator>Nathalie Lumière</dc:creator>
		<category>Aides et primes</category>
		<pubDate>Fri, 25 Sep 2026 18:50:46 GMT</pubDate>
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	</item>

 <item>
		<title>Passoires thermiques : la location prolongée jusqu'en 2030</title>
		<link>https://le-bon-choix.fr/article-267-passoires-thermiques-la-location-prolongee-jusqu</link>
		<guid isPermaLink="true">https://le-bon-choix.fr/article-267-passoires-thermiques-la-location-prolongee-jusqu</guid>
		<description>  Le Sénat autorise la location passoire thermique 2030 pour les logements F et G, sous réserve d'un contrat de travaux de rénovation signé avant cette date-là.  
 Un sursis de location voté par le Sénat pour les passoires thermiques
 Le Sénat a adopté le 8 juillet 2026, en première lecture, l'article 6 du projet de loi relance et décentralisation du logement. Ce texte autorise la location passoire thermique 2030 pour les logements classés F ou G au diagnostic de performance énergétique, alors que la loi Climat et résilience en interdit aujourd'hui la mise en location. Environ 700 000 logements sont actuellement concernés par cette interdiction. Le dispositif voté ne supprime pas l'obligation de travaux : il ouvre une fenêtre pendant laquelle un propriétaire bailleur peut continuer, ou reprendre, à louer un bien F ou G sans attendre la fin de sa rénovation énergétique, à condition de s'engager formellement dans cette démarche. Le texte a été transmis à l'Assemblée nationale dès le lendemain, le 9 juillet 2026, pour un examen annoncé à la rentrée. À ce stade, il ne s'agit que d'un vote du Sénat en première lecture : aucun propriétaire ne peut s'appuyer sur ces dispositions tant que l'Assemblée nationale ne les a pas, à son tour, examinées et votées. 
Un contrat de travaux à signer avant le 1er janvier 2030
 Le Sénat a retenu une échéance unique plutôt que les délais différenciés initialement envisagés : le contrat de travaux de rénovation énergétique devra être conclu avant le 1er janvier 2030 pour ouvrir droit au maintien en location. Une fois ce contrat signé, la réalisation effective des travaux reste, elle, soumise à des délais différents selon le type de bien : trois ans pour une maison individuelle, cinq ans pour un logement en copropriété, où les décisions dépendent du vote d'une assemblée générale. Cette distinction tient compte du temps souvent nécessaire, en copropriété, pour faire voter et lancer un chantier de rénovation énergétique, alors qu'un propriétaire occupant d'une maison individuelle peut décider seul et plus vite. Le texte prévoit aussi que le propriétaire doit apporter la preuve de son engagement : un devis ne suffit pas, il faut un contrat signé avec une entreprise de travaux, accompagné du versement d'un acompte, deux éléments qui devront être présentés en cas de contrôle. 
 Pour rester éligible au sursis, un propriétaire bailleur doit réunir plusieurs éléments : 
 
 Un contrat de travaux signé avec une entreprise avant le 1er janvier 2030 
 Le versement d'un acompte sur ce contrat 
 Un délai de réalisation des travaux de trois ans pour une maison, cinq ans pour une copropriété 
 
Une dérogation pensée pour les copropriétés bloquées
 Le texte voté par le Sénat prévoit une exception pour les situations où la rénovation énergétique se heurte à un obstacle indépendant de la volonté du propriétaire bailleur. Un logement F ou G pourra être considéré comme décent si son propriétaire démontre l'impossibilité matérielle ou juridique de réaliser les travaux, notamment lorsque l'assemblée générale d'une copropriété a refusé de voter le chantier. Cette clause vise directement les copropriétaires qui ne peuvent, seuls, engager des travaux portant sur les parties communes d'un immeuble. Autre évolution introduite par les sénateurs : le confort d'été, c'est-à-dire la capacité d'un logement à rester supportable lors des épisodes de forte chaleur, entre désormais dans la définition d'une rénovation énergétique performante. Un logement rénové pour l'hiver sans traitement du confort d'été pourrait donc, à terme, ne plus suffire à remplir les critères attendus par le texte. 
Le texte doit encore franchir l'Assemblée nationale
 Rien n'est acquis pour les 700 000 logements F et G concernés : le projet de loi n'est, à ce stade, voté que par une seule chambre. Le parcours à l'Assemblée nationale s'annonce plus disputé qu'au Sénat, faute de majorité absolue, et les dispositions adoptées début juillet restent susceptibles d'être modifiées, voire supprimées, au fil de la navette parlementaire. Le gouvernement affiche un objectif d'adoption définitive avant la fin de l'année 2026, ce qui laisserait peu de marge pour un débat approfondi à l'automne. Pour un propriétaire bailleur d'un logement F ou G, préparer un dossier de rénovation énergétique - devis, choix de l'entreprise, plan de financement - dès maintenant permet de ne pas découvrir l'échéance de 2030 dans l'urgence, sans pour autant relouer sur la base d'un texte encore provisoire. Le prochain rendez-vous à suivre est l'examen du texte par les députés, prévu à la rentrée de septembre 2026. </description>
		<content:encoded><![CDATA[ <div class="introduction"> <p>Le Sénat autorise la location passoire thermique 2030 pour les logements F et G, sous réserve d'un contrat de travaux de rénovation signé avant cette date-là.</p></div>
 Un sursis de location voté par le Sénat pour les passoires thermiques
<p>Le Sénat a adopté le 8 juillet 2026, en première lecture, l'article 6 du projet de loi relance et décentralisation du logement. Ce texte autorise la location passoire thermique 2030 pour les logements classés F ou G au diagnostic de performance énergétique, alors que la loi Climat et résilience en interdit aujourd'hui la mise en location. Environ 700 000 logements sont actuellement concernés par cette interdiction. Le dispositif voté ne supprime pas l'obligation de travaux : il ouvre une fenêtre pendant laquelle un propriétaire bailleur peut continuer, ou reprendre, à louer un bien F ou G sans attendre la fin de sa rénovation énergétique, à condition de s'engager formellement dans cette démarche. Le texte a été transmis à l'Assemblée nationale dès le lendemain, le 9 juillet 2026, pour un examen annoncé à la rentrée. À ce stade, il ne s'agit que d'un vote du Sénat en première lecture : aucun propriétaire ne peut s'appuyer sur ces dispositions tant que l'Assemblée nationale ne les a pas, à son tour, examinées et votées.</p>
Un contrat de travaux à signer avant le 1er janvier 2030
<p>Le Sénat a retenu une échéance unique plutôt que les délais différenciés initialement envisagés : le contrat de travaux de rénovation énergétique devra être conclu avant le 1er janvier 2030 pour ouvrir droit au maintien en location. Une fois ce contrat signé, la réalisation effective des travaux reste, elle, soumise à des délais différents selon le type de bien : trois ans pour une maison individuelle, cinq ans pour un logement en copropriété, où les décisions dépendent du vote d'une assemblée générale. Cette distinction tient compte du temps souvent nécessaire, en copropriété, pour faire voter et lancer un chantier de rénovation énergétique, alors qu'un propriétaire occupant d'une maison individuelle peut décider seul et plus vite. Le texte prévoit aussi que le propriétaire doit apporter la preuve de son engagement : un devis ne suffit pas, il faut un contrat signé avec une entreprise de travaux, accompagné du versement d'un acompte, deux éléments qui devront être présentés en cas de contrôle.</p>
<p>Pour rester éligible au sursis, un propriétaire bailleur doit réunir plusieurs éléments :</p>
<ul>
<li>Un contrat de travaux signé avec une entreprise avant le 1er janvier 2030</li>
<li>Le versement d'un acompte sur ce contrat</li>
<li>Un délai de réalisation des travaux de trois ans pour une maison, cinq ans pour une copropriété</li>
</ul>
Une dérogation pensée pour les copropriétés bloquées
<p>Le texte voté par le Sénat prévoit une exception pour les situations où la rénovation énergétique se heurte à un obstacle indépendant de la volonté du propriétaire bailleur. Un logement F ou G pourra être considéré comme décent si son propriétaire démontre l'impossibilité matérielle ou juridique de réaliser les travaux, notamment lorsque l'assemblée générale d'une copropriété a refusé de voter le chantier. Cette clause vise directement les copropriétaires qui ne peuvent, seuls, engager des travaux portant sur les parties communes d'un immeuble. Autre évolution introduite par les sénateurs : le confort d'été, c'est-à-dire la capacité d'un logement à rester supportable lors des épisodes de forte chaleur, entre désormais dans la définition d'une rénovation énergétique performante. Un logement rénové pour l'hiver sans traitement du confort d'été pourrait donc, à terme, ne plus suffire à remplir les critères attendus par le texte.</p>
Le texte doit encore franchir l'Assemblée nationale
<p>Rien n'est acquis pour les 700 000 logements F et G concernés : le projet de loi n'est, à ce stade, voté que par une seule chambre. Le parcours à l'Assemblée nationale s'annonce plus disputé qu'au Sénat, faute de majorité absolue, et les dispositions adoptées début juillet restent susceptibles d'être modifiées, voire supprimées, au fil de la navette parlementaire. Le gouvernement affiche un objectif d'adoption définitive avant la fin de l'année 2026, ce qui laisserait peu de marge pour un débat approfondi à l'automne. Pour un propriétaire bailleur d'un logement F ou G, préparer un dossier de rénovation énergétique - devis, choix de l'entreprise, plan de financement - dès maintenant permet de ne pas découvrir l'échéance de 2030 dans l'urgence, sans pour autant relouer sur la base d'un texte encore provisoire. Le prochain rendez-vous à suivre est l'examen du texte par les députés, prévu à la rentrée de septembre 2026.</p> ]]></content:encoded>
		<dc:creator>Nathalie Lumière</dc:creator>
		<category>Ce qui change</category>
		<pubDate>Fri, 25 Sep 2026 15:20:06 GMT</pubDate>
		<comments>https://le-bon-choix.fr/section-48-actualites#comments</comments>
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	</item>

 <item>
		<title>Prix repère du gaz : la facture chauffage grimpe de 7,3 %</title>
		<link>https://le-bon-choix.fr/article-266-prix-repere-gaz-hausse-septembre</link>
		<guid isPermaLink="true">https://le-bon-choix.fr/article-266-prix-repere-gaz-hausse-septembre</guid>
		<description>  Le prix repère du gaz atteint 172,05 euros le MWh en septembre 2026, soit 5,6 % de hausse en moyenne et jusqu'à 7,3 % pour un logement chauffé au gaz.  
  172,05 euros le MWh en septembre, contre 162,89 euros en août  Le prix repère du gaz publié par la Commission de régulation de l'énergie pour septembre 2026 s'établit à 172,05 euros le mégawattheure toutes taxes comprises, contre 162,89 euros en août. La hausse moyenne atteint 5,6 %. Ce repère n'est pas un tarif réglementé, supprimé depuis 2023 : c'est une référence mensuelle publiée par le régulateur, à laquelle un ménage peut comparer l'offre de marché qu'il a signée. Aucun fournisseur n'est tenu de s'y aligner, et une offre à prix fixe n'est pas affectée par cette publication. La tendance est continue depuis le printemps : de 152,86 euros le MWh en juin à 172,05 euros en septembre, la progression atteint 12,6 % en quatre mois. 
 Prix du kWh de gaz : 0,13474 euro pour un logement chauffé  Le repère se décline en deux profils de consommation, et l'écart entre eux compte davantage que la moyenne. Pour un logement chauffé au gaz, le kilowattheure passe de 0,12558 euro TTC en août à 0,13474 euro en septembre, soit 7,3 % de plus, ou 0,00916 euro par kilowattheure. Pour un usage limité à la cuisson et à l'eau chaude, il passe de 0,15848 à 0,16757 euro, une hausse de 5,7 %. Les abonnements annuels, eux, ne bougent pas : 360,79 euros toutes taxes comprises pour le profil chauffage, 152,46 euros pour le profil cuisson et eau chaude. La part fixe de la facture reste donc stable, toute la variation portant sur le volume consommé. 
 Ce que la hausse représente sur une facture mensuelle  Le calcul est direct pour un logement chauffé au gaz : chaque tranche de 100 kilowattheures consommés coûte 0,92 euro de plus qu'en août. Sur des consommations mensuelles courantes hors saison de chauffe et en début d'automne, l'écart reste contenu, mais il s'applique ensuite à des volumes bien plus élevés en plein hiver, où une maison peut dépasser 2 000 kilowattheures par mois. Ces montants valent pour le prix repère et pour lui seul : un ménage sous offre indexée sur ce repère en subit l'effet, un ménage sous prix fixe non, et un ménage sous offre indexée sur un autre index doit se reporter aux conditions de son contrat. 
 Trois exemples chiffrés pour le profil chauffage : 
 
 500 kWh par mois : 4,58 euros de plus 
 1 000 kWh par mois : 9,16 euros de plus 
 1 500 kWh par mois : 13,74 euros de plus 
 
 L'approvisionnement explique l'essentiel de la hausse  La cause est identifiée et située. La composante d'approvisionnement retenue dans le calcul du repère passe de 44,77 euros le MWh en août à 52,30 euros en septembre 2026, soit une progression d'environ 16,8 % en un mois. Ce sont donc les conditions d'achat du gaz sur les marchés de gros, et non une décision fiscale ou une évolution du tarif d'acheminement, qui portent la hausse de septembre. Cette composante étant révisée chaque mois, elle peut refluer aussi vite qu'elle a monté : le repère d'août avait d'ailleurs légèrement baissé par rapport à juillet, où il s'établissait à 164,21 euros le MWh, avant de repartir. Le repère d'octobre sera publié fin septembre. 
 Comparer son offre avant la saison de chauffe  Le repère sert d'étalon, et c'est son seul usage utile pour un ménage. Le comparateur officiel du médiateur national de l'énergie, sur comparateur-offres.energie-info.fr, permet de confronter le prix du kWh et l'abonnement de son contrat à ceux des offres disponibles, en distinguant les mêmes profils de consommation que la Commission de régulation de l'énergie. Un ménage qui compte réduire durablement cette facture regardera plutôt du côté des travaux : l'isolation des combles et le remplacement d'une chaudière au gaz relèvent de MaPrimeRénov' et des certificats d'économie d'énergie, avec des conditions et des dates limites qui leur sont propres et qui changent au 1er septembre 2026. Les conseillers France Rénov', joignables au 0 808 800 700, renseignent gratuitement sur ces dispositifs et sur les plafonds de ressources applicables. </description>
		<content:encoded><![CDATA[ <div class="introduction"> <p>Le prix repère du gaz atteint 172,05 euros le MWh en septembre 2026, soit 5,6 % de hausse en moyenne et jusqu'à 7,3 % pour un logement chauffé au gaz.</p></div>
 <h2>172,05 euros le MWh en septembre, contre 162,89 euros en août</h2><p>Le prix repère du gaz publié par la Commission de régulation de l'énergie pour septembre 2026 s'établit à 172,05 euros le mégawattheure toutes taxes comprises, contre 162,89 euros en août. La hausse moyenne atteint 5,6 %. Ce repère n'est pas un tarif réglementé, supprimé depuis 2023 : c'est une référence mensuelle publiée par le régulateur, à laquelle un ménage peut comparer l'offre de marché qu'il a signée. Aucun fournisseur n'est tenu de s'y aligner, et une offre à prix fixe n'est pas affectée par cette publication. La tendance est continue depuis le printemps : de 152,86 euros le MWh en juin à 172,05 euros en septembre, la progression atteint 12,6 % en quatre mois.</p>
<h2>Prix du kWh de gaz : 0,13474 euro pour un logement chauffé</h2><p>Le repère se décline en deux profils de consommation, et l'écart entre eux compte davantage que la moyenne. Pour un logement chauffé au gaz, le kilowattheure passe de 0,12558 euro TTC en août à 0,13474 euro en septembre, soit 7,3 % de plus, ou 0,00916 euro par kilowattheure. Pour un usage limité à la cuisson et à l'eau chaude, il passe de 0,15848 à 0,16757 euro, une hausse de 5,7 %. Les abonnements annuels, eux, ne bougent pas : 360,79 euros toutes taxes comprises pour le profil chauffage, 152,46 euros pour le profil cuisson et eau chaude. La part fixe de la facture reste donc stable, toute la variation portant sur le volume consommé.</p>
<h2>Ce que la hausse représente sur une facture mensuelle</h2><p>Le calcul est direct pour un logement chauffé au gaz : chaque tranche de 100 kilowattheures consommés coûte 0,92 euro de plus qu'en août. Sur des consommations mensuelles courantes hors saison de chauffe et en début d'automne, l'écart reste contenu, mais il s'applique ensuite à des volumes bien plus élevés en plein hiver, où une maison peut dépasser 2 000 kilowattheures par mois. Ces montants valent pour le prix repère et pour lui seul : un ménage sous offre indexée sur ce repère en subit l'effet, un ménage sous prix fixe non, et un ménage sous offre indexée sur un autre index doit se reporter aux conditions de son contrat.</p>
<p>Trois exemples chiffrés pour le profil chauffage :</p>
<ul>
<li>500 kWh par mois : 4,58 euros de plus</li>
<li>1 000 kWh par mois : 9,16 euros de plus</li>
<li>1 500 kWh par mois : 13,74 euros de plus</li>
</ul>
<h2>L'approvisionnement explique l'essentiel de la hausse</h2><p>La cause est identifiée et située. La composante d'approvisionnement retenue dans le calcul du repère passe de 44,77 euros le MWh en août à 52,30 euros en septembre 2026, soit une progression d'environ 16,8 % en un mois. Ce sont donc les conditions d'achat du gaz sur les marchés de gros, et non une décision fiscale ou une évolution du tarif d'acheminement, qui portent la hausse de septembre. Cette composante étant révisée chaque mois, elle peut refluer aussi vite qu'elle a monté : le repère d'août avait d'ailleurs légèrement baissé par rapport à juillet, où il s'établissait à 164,21 euros le MWh, avant de repartir. Le repère d'octobre sera publié fin septembre.</p>
<h2>Comparer son offre avant la saison de chauffe</h2><p>Le repère sert d'étalon, et c'est son seul usage utile pour un ménage. Le comparateur officiel du médiateur national de l'énergie, sur comparateur-offres.energie-info.fr, permet de confronter le prix du kWh et l'abonnement de son contrat à ceux des offres disponibles, en distinguant les mêmes profils de consommation que la Commission de régulation de l'énergie. Un ménage qui compte réduire durablement cette facture regardera plutôt du côté des travaux : l'isolation des combles et le remplacement d'une chaudière au gaz relèvent de MaPrimeRénov' et des certificats d'économie d'énergie, avec des conditions et des dates limites qui leur sont propres et qui changent au 1er septembre 2026. Les conseillers France Rénov', joignables au 0 808 800 700, renseignent gratuitement sur ces dispositifs et sur les plafonds de ressources applicables.</p> ]]></content:encoded>
		<dc:creator>Consultant Energie</dc:creator>
		<category>Aides et primes</category>
		<pubDate>Fri, 25 Sep 2026 05:03:53 GMT</pubDate>
		<comments>https://le-bon-choix.fr/section-49-aides-et-primes#comments</comments>
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	</item>

 <item>
		<title>Prime CEE pompe à chaleur : ce qui change dans le calcul 2026</title>
		<link>https://le-bon-choix.fr/article-263-prime-cee-pompe-a-chaleur-ce-qui-change-dans-le</link>
		<guid isPermaLink="true">https://le-bon-choix.fr/article-263-prime-cee-pompe-a-chaleur-ce-qui-change-dans-le</guid>
		<description>  La prime CEE pompe à chaleur suit de nouvelles règles depuis janvier : montant calé sur le rendement, surface plafonnée et écart marqué selon la zone climatique.  
 Un montant désormais calé sur la performance de la machine
 Depuis le 1er janvier 2026, la prime CEE pompe à chaleur ne se calcule plus comme avant, et le changement mérite qu'on s'y arrête avant de signer un devis. Jusqu'ici, la formule distinguait les appareils qui assurent uniquement le chauffage de ceux qui produisent aussi l'eau chaude sanitaire. Cette distinction a disparu. Le montant versé dépend maintenant essentiellement du rendement de l'appareil installé, mesuré par son efficacité énergétique saisonnière, l'ETAS. Un seuil minimal de 111 pour cent reste exigé pour ouvrir droit à la prime, mais il faut viser 140 pour cent pour toucher les montants pleins affichés par les fournisseurs d'énergie. Concrètement, deux pompes à chaleur air-eau au prix d'achat comparable peuvent donner droit à des primes très différentes selon leur classement. Le second changement concerne la surface : le coefficient correcteur appliqué à la surface chauffée est désormais plafonné à 1, ce qui met fin à des aides qui grimpaient de façon disproportionnée dans les très grandes maisons. La surface retenue correspond strictement aux pièces équipées d'émetteurs raccordés à la pompe à chaleur, pas à la surface totale du logement. 
Zones climatiques H1, H2, H3 : plus de 2 000 euros d'écart
 Le barème tient compte de la rigueur du climat, et l'effet est loin d'être marginal. La France est découpée en trois zones climatiques, héritées de la réglementation thermique, qui servent de base à ce calcul : la H1 pour le nord, l'est et une large moitié des reliefs, la H2 pour la façade atlantique et le centre, la H3 pour le pourtour méditerranéen et la Corse. Un même chantier, avec le même appareil et la même surface, ne rapportera donc pas la même somme selon le département où il est réalisé, et l'écart entre les deux extrêmes dépasse largement 2 000 euros. Ce paramètre s'ajoute aux deux autres critères du nouveau calcul, le rendement de l'appareil et la surface effectivement chauffée, ce qui rend illusoire toute estimation faite au doigt mouillé sur la base d'un montant lu dans un article ou entendu chez un voisin. Pour une maison de 90 mètres carrés équipée d'une pompe à chaleur affichant un ETAS supérieur ou égal à 140 pour cent, les montants de référence relevés en 2026 s'établissent ainsi : 
 
 Zone H1, qui couvre le nord et l'est de la France : environ 5 110 euros de prime CEE 
 Zone H2, façade ouest et centre : environ 4 258 euros 
 Zone H3, pourtour méditerranéen et sud : environ 2 981 euros 
 En cumulant avec MaPrimeRénov' pour un ménage aux revenus très modestes : jusqu'à 10 800 euros en H1 et H2, environ 9 395 euros en H3 
 
 La logique de ce découpage se défend sans difficulté : un logement du Bas-Rhin ou du Doubs consomme nettement plus d'énergie pour se chauffer qu'une maison du Var ou des Pyrénées-Orientales, l'économie réalisée en remplaçant une chaudière fossile y est donc mécaniquement supérieure, et la prime, qui rémunère précisément cette économie mesurée en kilowattheures cumac, suit la même pente. Pour un ménage installé dans le sud, cela ne signifie pas qu'il faille renoncer au projet, mais que le plan de financement doit intégrer dès le départ un reste à charge plus élevé et une durée d'amortissement allongée. Deux réflexes limitent la facture dans ce cas de figure : viser un appareil au rendement élevé, puisque le bonus lié à l'ETAS s'applique quelle que soit la région et compense en partie le handicap climatique, et faire jouer la concurrence entre les organismes qui versent la prime, dont les barèmes commerciaux diffèrent sensiblement d'un fournisseur à l'autre pour une même opération. En zone H3, où la climatisation pèse souvent plus lourd que le chauffage, une pompe à chaleur réversible bien dimensionnée peut par ailleurs rentabiliser l'investissement sur les deux saisons. 
Note de dimensionnement obligatoire et contrôles renforcés
 Le troisième volet de la réforme touche au déroulement même du chantier. L'installateur doit désormais remettre une note de dimensionnement avant le début des travaux, et non plus après coup comme c'était fréquemment le cas. Ce document justifie que la puissance de la machine correspond réellement aux besoins du logement. Derrière cette formalité se cache un vrai problème de terrain : le surdimensionnement, longtemps banalisé, fait tourner l'appareil par à-coups, gonfle la facture d'électricité et use prématurément le compresseur. Exiger ce calcul en amont donne au particulier un point d'appui concret pour discuter le devis. Les taux de contrôle sur site ont par ailleurs été relevés, et une nouvelle incompatibilité est apparue : il n'est plus possible de cumuler la prime CEE d'une pompe à chaleur avec celle d'un autre dispositif solaire ou thermodynamique sur la même opération. Autre point pratique souvent négligé, la demande de prime doit être déposée avant la signature du devis, auprès d'un seul organisme, et les travaux confiés à une entreprise certifiée RGE. Un dossier lancé dans le désordre est irrécupérable, quelle que soit la qualité de l'installation. 
Coup de pouce chauffage 2026 : montants, plafonds et échéance
 La prime CEE se double, lors du remplacement d'une chaudière fonctionnant au gaz ou au fioul, du Coup de pouce chauffage 2026, dont les montants maximaux annoncés au 1er janvier atteignent 6 027 euros pour une pompe à chaleur air-eau, 6 590 euros pour une eau-eau, 2 480 euros pour un système solaire combiné, 1 900 euros pour une chaudière biomasse et 1 624 euros pour un appareil de chauffage au bois. L'accès aux barèmes majorés dépend des ressources : pour une personne seule, le plafond de revenu fiscal de référence des ménages modestes se situe autour de 29 253 euros en Île-de-France et 22 259 euros dans les autres régions, avec une majoration par personne supplémentaire au foyer. EDF a en outre annoncé, à l'occasion de ses quatre-vingts ans, une prime complémentaire de 1 000 euros pour les ménages modestes et très modestes abandonnant une chaudière gaz ou fioul, cumulable avec les autres aides. Le calendrier appelle enfin à la vigilance : le Coup de pouce a été prolongé jusqu'au 31 décembre 2026 pour les pompes à chaleur, les chaudières à granulés et les systèmes solaires. Au-delà, rien n'est acquis, et les ménages qui hésitent depuis plusieurs saisons ont tout intérêt à faire chiffrer leur projet dès la rentrée. </description>
		<content:encoded><![CDATA[ <div class="introduction"> <p>La prime CEE pompe à chaleur suit de nouvelles règles depuis janvier : montant calé sur le rendement, surface plafonnée et écart marqué selon la zone climatique.</p></div>
 Un montant désormais calé sur la performance de la machine
<p>Depuis le 1er janvier 2026, la prime CEE pompe à chaleur ne se calcule plus comme avant, et le changement mérite qu'on s'y arrête avant de signer un devis. Jusqu'ici, la formule distinguait les appareils qui assurent uniquement le chauffage de ceux qui produisent aussi l'eau chaude sanitaire. Cette distinction a disparu. Le montant versé dépend maintenant essentiellement du rendement de l'appareil installé, mesuré par son efficacité énergétique saisonnière, l'ETAS. Un seuil minimal de 111 pour cent reste exigé pour ouvrir droit à la prime, mais il faut viser 140 pour cent pour toucher les montants pleins affichés par les fournisseurs d'énergie. Concrètement, deux pompes à chaleur air-eau au prix d'achat comparable peuvent donner droit à des primes très différentes selon leur classement. Le second changement concerne la surface : le coefficient correcteur appliqué à la surface chauffée est désormais plafonné à 1, ce qui met fin à des aides qui grimpaient de façon disproportionnée dans les très grandes maisons. La surface retenue correspond strictement aux pièces équipées d'émetteurs raccordés à la pompe à chaleur, pas à la surface totale du logement.</p>
Zones climatiques H1, H2, H3 : plus de 2 000 euros d'écart
<p>Le barème tient compte de la rigueur du climat, et l'effet est loin d'être marginal. La France est découpée en trois zones climatiques, héritées de la réglementation thermique, qui servent de base à ce calcul : la H1 pour le nord, l'est et une large moitié des reliefs, la H2 pour la façade atlantique et le centre, la H3 pour le pourtour méditerranéen et la Corse. Un même chantier, avec le même appareil et la même surface, ne rapportera donc pas la même somme selon le département où il est réalisé, et l'écart entre les deux extrêmes dépasse largement 2 000 euros. Ce paramètre s'ajoute aux deux autres critères du nouveau calcul, le rendement de l'appareil et la surface effectivement chauffée, ce qui rend illusoire toute estimation faite au doigt mouillé sur la base d'un montant lu dans un article ou entendu chez un voisin. Pour une maison de 90 mètres carrés équipée d'une pompe à chaleur affichant un ETAS supérieur ou égal à 140 pour cent, les montants de référence relevés en 2026 s'établissent ainsi :</p>
<ul>
<li>Zone H1, qui couvre le nord et l'est de la France : environ 5 110 euros de prime CEE</li>
<li>Zone H2, façade ouest et centre : environ 4 258 euros</li>
<li>Zone H3, pourtour méditerranéen et sud : environ 2 981 euros</li>
<li>En cumulant avec MaPrimeRénov' pour un ménage aux revenus très modestes : jusqu'à 10 800 euros en H1 et H2, environ 9 395 euros en H3</li>
</ul>
<p>La logique de ce découpage se défend sans difficulté : un logement du Bas-Rhin ou du Doubs consomme nettement plus d'énergie pour se chauffer qu'une maison du Var ou des Pyrénées-Orientales, l'économie réalisée en remplaçant une chaudière fossile y est donc mécaniquement supérieure, et la prime, qui rémunère précisément cette économie mesurée en kilowattheures cumac, suit la même pente. Pour un ménage installé dans le sud, cela ne signifie pas qu'il faille renoncer au projet, mais que le plan de financement doit intégrer dès le départ un reste à charge plus élevé et une durée d'amortissement allongée. Deux réflexes limitent la facture dans ce cas de figure : viser un appareil au rendement élevé, puisque le bonus lié à l'ETAS s'applique quelle que soit la région et compense en partie le handicap climatique, et faire jouer la concurrence entre les organismes qui versent la prime, dont les barèmes commerciaux diffèrent sensiblement d'un fournisseur à l'autre pour une même opération. En zone H3, où la climatisation pèse souvent plus lourd que le chauffage, une pompe à chaleur réversible bien dimensionnée peut par ailleurs rentabiliser l'investissement sur les deux saisons.</p>
Note de dimensionnement obligatoire et contrôles renforcés
<p>Le troisième volet de la réforme touche au déroulement même du chantier. L'installateur doit désormais remettre une note de dimensionnement avant le début des travaux, et non plus après coup comme c'était fréquemment le cas. Ce document justifie que la puissance de la machine correspond réellement aux besoins du logement. Derrière cette formalité se cache un vrai problème de terrain : le surdimensionnement, longtemps banalisé, fait tourner l'appareil par à-coups, gonfle la facture d'électricité et use prématurément le compresseur. Exiger ce calcul en amont donne au particulier un point d'appui concret pour discuter le devis. Les taux de contrôle sur site ont par ailleurs été relevés, et une nouvelle incompatibilité est apparue : il n'est plus possible de cumuler la prime CEE d'une pompe à chaleur avec celle d'un autre dispositif solaire ou thermodynamique sur la même opération. Autre point pratique souvent négligé, la demande de prime doit être déposée avant la signature du devis, auprès d'un seul organisme, et les travaux confiés à une entreprise certifiée RGE. Un dossier lancé dans le désordre est irrécupérable, quelle que soit la qualité de l'installation.</p>
Coup de pouce chauffage 2026 : montants, plafonds et échéance
<p>La prime CEE se double, lors du remplacement d'une chaudière fonctionnant au gaz ou au fioul, du Coup de pouce chauffage 2026, dont les montants maximaux annoncés au 1er janvier atteignent 6 027 euros pour une pompe à chaleur air-eau, 6 590 euros pour une eau-eau, 2 480 euros pour un système solaire combiné, 1 900 euros pour une chaudière biomasse et 1 624 euros pour un appareil de chauffage au bois. L'accès aux barèmes majorés dépend des ressources : pour une personne seule, le plafond de revenu fiscal de référence des ménages modestes se situe autour de 29 253 euros en Île-de-France et 22 259 euros dans les autres régions, avec une majoration par personne supplémentaire au foyer. EDF a en outre annoncé, à l'occasion de ses quatre-vingts ans, une prime complémentaire de 1 000 euros pour les ménages modestes et très modestes abandonnant une chaudière gaz ou fioul, cumulable avec les autres aides. Le calendrier appelle enfin à la vigilance : le Coup de pouce a été prolongé jusqu'au 31 décembre 2026 pour les pompes à chaleur, les chaudières à granulés et les systèmes solaires. Au-delà, rien n'est acquis, et les ménages qui hésitent depuis plusieurs saisons ont tout intérêt à faire chiffrer leur projet dès la rentrée.</p> ]]></content:encoded>
		<dc:creator>Nathalie Lumière</dc:creator>
		<category>Ce qui change</category>
		<pubDate>Wed, 23 Sep 2026 16:19:28 GMT</pubDate>
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		<title>Tarifs réglementés électricité : +2,5 % dès le 1er août</title>
		<link>https://le-bon-choix.fr/article-264-2026-tarifs-reglementes-electricite-aout</link>
		<guid isPermaLink="true">https://le-bon-choix.fr/article-264-2026-tarifs-reglementes-electricite-aout</guid>
		<description>  Les tarifs réglementés électricité augmentent de 2,5 % TTC au 1er août 2026, sous l'effet du TURPE et du nouveau mécanisme de capacité électrique.  
  Une hausse de 2,5 % TTC annoncée pour le 1er août  La Commission de régulation de l'énergie propose une évolution moyenne des tarifs réglementés électricité de 2,5 % TTC à compter du 1er août 2026. Concrètement, le tarif unitaire moyen progresse de 5,98 euros TTC par mégawattheure. Pour un ménage consommant 4,5 mégawattheures par an, une consommation courante pour un logement chauffé à l'électricité, la facture annuelle passe de 1046 euros TTC à 1072 euros TTC, soit 26 euros de plus sur l'année. Cette évolution ne résulte pas d'une décision isolée : elle additionne plusieurs mouvements calculés séparément par la CRE, certains à la hausse, d'autres à la baisse, dont le détail conditionne ce que chaque ménage verra réellement sur sa prochaine facture. Aucun de ces mouvements n'est encore gravé dans le marbre au moment de l'annonce, ce qui compte pour qui veut anticiper le montant exact avant de recevoir sa prochaine facture d'électricité. 
 Qui est concerné par cette évolution  Cette hausse s'applique aux clients résidentiels raccordés en France métropolitaine continentale, ainsi qu'aux consommateurs des zones non interconnectées, Corse et outre-mer compris. Au 31 mars 2026, la CRE recensait 19,37 millions de clients résidentiels aux tarifs réglementés, un chiffre qui donne la mesure de la portée de la mesure. Tous les foyers ne sont pas touchés de la même façon : l'accise sur l'électricité, la taxe qui pèse sur chaque kilowattheure consommé, baisse au 1er août 2026 pour les clients dont la puissance souscrite ne dépasse pas 36 kilovoltampères, passant de 30,85 à 30,62 euros par mégawattheure. Ce mouvement contraire atténue légèrement la hausse côté réseaux et capacité, sans l'annuler, et concerne la grande majorité des logements individuels ou en copropriété raccordés au réseau basse tension d'Enedis. 
 Trois mouvements distincts se combinent dans cette évolution des tarifs réglementés électricité : 
 
 Le tarif d'utilisation des réseaux publics d'électricité (TURPE) progresse de 3,04 % en moyenne pour la distribution et de 3,34 % pour le transport, par délibération du 21 mai 2026 
 La part capacitaire de la facture augmente avec l'entrée en vigueur du nouveau mécanisme de capacité, dont la première enchère s'est tenue le 6 juillet 2026 
 L'accise sur l'électricité recule de 30,85 à 30,62 euros par mégawattheure pour les puissances souscrites inférieures ou égales à 36 kilovoltampères 
 
 Ce que ça change sur la facture annuelle  Pour visualiser l'effet net, la CRE prend l'exemple d'un client résidentiel consommant 4,5 mégawattheures par an : sa facture annuelle passe de 1046 à 1072 euros TTC, TURPE, capacité et accise compris. Un ménage plus économe, avec une consommation de 2,5 mégawattheures par exemple pour un logement chauffé au gaz et alimenté en électricité pour le reste, verra un supplément proportionnellement moindre en valeur absolue mais identique en pourcentage. La hausse ne distingue pas les offres : elle s'applique au tarif réglementé lui-même, donc à toute offre indexée dessus, qu'elle soit proposée par le fournisseur historique ou par un fournisseur alternatif qui réplique ce tarif. Les clients en offre de marché à prix fixe négociée avant cette annonce ne verront, eux, aucun changement avant le terme de leur contrat, quelle que soit l'évolution du tarif réglementé pendant cette période. 
 Ce qui n'est pas encore fixé  À la date de cette annonce, le 16 juillet 2026, la proposition de la CRE n'est encore qu'un projet de délibération : le texte a été transmis pour avis au Conseil supérieur de l'énergie, et la délibération définitive doit être publiée avant l'entrée en vigueur du 1er août 2026. Le niveau exact des barèmes par option tarifaire, base, heures pleines heures creuses ou tempo, sera arrêté à ce moment-là seulement, une fois l'avis du Conseil supérieur de l'énergie rendu. Les ménages qui veulent connaître le montant précis applicable à leur propre contrat n'ont donc pas encore la grille définitive sous les yeux : seule l'évolution moyenne de 2,5 % TTC est acquise à ce stade, le détail par option restant à publier dans les prochains jours par la CRE elle-même. </description>
		<content:encoded><![CDATA[ <div class="introduction"> <p>Les tarifs réglementés électricité augmentent de 2,5 % TTC au 1er août 2026, sous l'effet du TURPE et du nouveau mécanisme de capacité électrique.</p></div>
 <h2>Une hausse de 2,5 % TTC annoncée pour le 1er août</h2><p>La Commission de régulation de l'énergie propose une évolution moyenne des tarifs réglementés électricité de 2,5 % TTC à compter du 1er août 2026. Concrètement, le tarif unitaire moyen progresse de 5,98 euros TTC par mégawattheure. Pour un ménage consommant 4,5 mégawattheures par an, une consommation courante pour un logement chauffé à l'électricité, la facture annuelle passe de 1046 euros TTC à 1072 euros TTC, soit 26 euros de plus sur l'année. Cette évolution ne résulte pas d'une décision isolée : elle additionne plusieurs mouvements calculés séparément par la CRE, certains à la hausse, d'autres à la baisse, dont le détail conditionne ce que chaque ménage verra réellement sur sa prochaine facture. Aucun de ces mouvements n'est encore gravé dans le marbre au moment de l'annonce, ce qui compte pour qui veut anticiper le montant exact avant de recevoir sa prochaine facture d'électricité.</p>
<h2>Qui est concerné par cette évolution</h2><p>Cette hausse s'applique aux clients résidentiels raccordés en France métropolitaine continentale, ainsi qu'aux consommateurs des zones non interconnectées, Corse et outre-mer compris. Au 31 mars 2026, la CRE recensait 19,37 millions de clients résidentiels aux tarifs réglementés, un chiffre qui donne la mesure de la portée de la mesure. Tous les foyers ne sont pas touchés de la même façon : l'accise sur l'électricité, la taxe qui pèse sur chaque kilowattheure consommé, baisse au 1er août 2026 pour les clients dont la puissance souscrite ne dépasse pas 36 kilovoltampères, passant de 30,85 à 30,62 euros par mégawattheure. Ce mouvement contraire atténue légèrement la hausse côté réseaux et capacité, sans l'annuler, et concerne la grande majorité des logements individuels ou en copropriété raccordés au réseau basse tension d'Enedis.</p>
<p>Trois mouvements distincts se combinent dans cette évolution des tarifs réglementés électricité :</p>
<ul>
<li>Le tarif d'utilisation des réseaux publics d'électricité (TURPE) progresse de 3,04 % en moyenne pour la distribution et de 3,34 % pour le transport, par délibération du 21 mai 2026</li>
<li>La part capacitaire de la facture augmente avec l'entrée en vigueur du nouveau mécanisme de capacité, dont la première enchère s'est tenue le 6 juillet 2026</li>
<li>L'accise sur l'électricité recule de 30,85 à 30,62 euros par mégawattheure pour les puissances souscrites inférieures ou égales à 36 kilovoltampères</li>
</ul>
<h2>Ce que ça change sur la facture annuelle</h2><p>Pour visualiser l'effet net, la CRE prend l'exemple d'un client résidentiel consommant 4,5 mégawattheures par an : sa facture annuelle passe de 1046 à 1072 euros TTC, TURPE, capacité et accise compris. Un ménage plus économe, avec une consommation de 2,5 mégawattheures par exemple pour un logement chauffé au gaz et alimenté en électricité pour le reste, verra un supplément proportionnellement moindre en valeur absolue mais identique en pourcentage. La hausse ne distingue pas les offres : elle s'applique au tarif réglementé lui-même, donc à toute offre indexée dessus, qu'elle soit proposée par le fournisseur historique ou par un fournisseur alternatif qui réplique ce tarif. Les clients en offre de marché à prix fixe négociée avant cette annonce ne verront, eux, aucun changement avant le terme de leur contrat, quelle que soit l'évolution du tarif réglementé pendant cette période.</p>
<h2>Ce qui n'est pas encore fixé</h2><p>À la date de cette annonce, le 16 juillet 2026, la proposition de la CRE n'est encore qu'un projet de délibération : le texte a été transmis pour avis au Conseil supérieur de l'énergie, et la délibération définitive doit être publiée avant l'entrée en vigueur du 1er août 2026. Le niveau exact des barèmes par option tarifaire, base, heures pleines heures creuses ou tempo, sera arrêté à ce moment-là seulement, une fois l'avis du Conseil supérieur de l'énergie rendu. Les ménages qui veulent connaître le montant précis applicable à leur propre contrat n'ont donc pas encore la grille définitive sous les yeux : seule l'évolution moyenne de 2,5 % TTC est acquise à ce stade, le détail par option restant à publier dans les prochains jours par la CRE elle-même.</p> ]]></content:encoded>
		<dc:creator>Consultant Energie</dc:creator>
		<category>Aides et primes</category>
		<pubDate>Thu, 24 Sep 2026 18:56:20 GMT</pubDate>
		<comments>https://le-bon-choix.fr/section-49-aides-et-primes#comments</comments>
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	</item>

 <item>
		<title>Chaudières à gaz interdites dans les logements neufs dès 2027</title>
		<link>https://le-bon-choix.fr/article-262-chaudieres-gaz-interdites-construction-neuve</link>
		<guid isPermaLink="true">https://le-bon-choix.fr/article-262-chaudieres-gaz-interdites-construction-neuve</guid>
		<description>  À partir du 1er janvier 2027, la chaudière à gaz ne sera plus autorisée dans les logements neufs, même en appoint d'une pompe à chaleur.  
  Un décret publié le 12 septembre ferme la porte au gaz dans le neuf  Le décret n° 2026-863, paru au Journal officiel le 12 septembre 2026 après plusieurs mois de consultation publique, ferme la dernière porte ouverte au gaz dans la construction neuve. Concrètement, le texte fixe un seuil : tout équipement de chauffage, de climatisation ou d'eau chaude sanitaire installé dans un logement neuf devra afficher un coefficient inférieur à 79 grammes de CO2 équivalent par kilowattheure d'énergie finale. Jusque-là, un compromis restait possible : une pompe à chaleur associée à un appoint fonctionnant au gaz pour les pics de froid, une configuration que plusieurs fabricants proposaient encore cette année. Le nouveau calcul, appliqué à chaque source d'énergie prise séparément et non plus à l'équipement pris dans son ensemble, met fin à cette solution hybride. 
 Pourquoi les chaudières hybrides gaz-pompe à chaleur disparaissent aussi  L'exécutif avait posé les grands objectifs dès avril 2026, quand le Premier ministre avait annoncé vouloir sortir deux millions de logements sociaux du gaz avant 2050 et porter à un million le nombre de pompes à chaleur installées chaque année d'ici 2030. Ces deux chiffres restaient alors des objectifs, sans texte pour les rendre opposables. Le décret du 12 septembre est le premier moyen concret qui s'y rattache pour le logement neuf : il ne fixe aucun quota de pompes à chaleur, mais il retire l'alternative qui permettait de continuer à installer du gaz sous une autre forme. Ces mêmes objectifs seront relayés, à partir du 10 septembre, par le plan national d'électrification et ses 109 territoires pilotes, qui doivent eux aussi accélérer l'installation de pompes à chaleur — mais cette fois dans l'existant, pas seulement dans le neuf. C'est ce déplacement de l'objectif vers le moyen qui distingue ce décret d'une simple déclaration d'intention. 
 Deux objectifs avaient été fixés en avril 2026, avant même ce décret : 
 
 2 millions de logements sociaux sortis du gaz d'ici 2050 
 1 million de pompes à chaleur installées chaque année d'ici 2030 
 
 Concrètement, une construction neuve devra s'en passer  Pour un maître d'ouvrage qui dépose un permis à partir du 1er janvier 2027, la chaudière à gaz sort des devis, avec ou sans appoint programmé. Le texte conserve toutefois une exception étroite : un équipement utilisé en secours reste autorisé, à condition qu'il ne serve qu'en cas de défaillance de l'installation principale — un groupe électrogène de secours n'est pas traité comme une chaudière programmée pour prendre le relais chaque hiver. Les solutions qui restent disponibles au quotidien sont la pompe à chaleur air-eau ou air-air, le raccordement à un réseau de chaleur quand il existe, ou une chaudière biomasse — la pompe à chaleur reste la solution la plus documentée pour ce type de projet. Le calcul par source d'énergie séparée, plutôt que par équipement, ferme la voie qu'empruntaient jusqu'ici certains projets pour limiter le coût d'installation initial tout en gardant un appoint gaz. Pour un logement déjà construit, rien ne change dans l'immédiat : le texte ne vise que les permis déposés après le 1er janvier 2027. 
 2030 : l'échéance pour les bâtiments non résidentiels  Le décret ne s'arrête pas au logement, et son entrée en vigueur est elle-même progressive : 2027 pour l'habitation, 2028 pour les bâtiments gérés par des personnes publiques, 2030 pour les autres bâtiments. Aucun texte d'application distinct n'a pour l'instant été annoncé pour ces deux dernières échéances — le ministère du Logement doit encore préciser, par arrêté, les modalités techniques propres aux bâtiments à gestion publique visés par le palier de 2028. C'est le prochain rendez-vous de ce dossier. </description>
		<content:encoded><![CDATA[ <div class="introduction"> <p>À partir du 1er janvier 2027, la chaudière à gaz ne sera plus autorisée dans les logements neufs, même en appoint d'une pompe à chaleur.</p></div>
 <h2>Un décret publié le 12 septembre ferme la porte au gaz dans le neuf</h2><p>Le décret n° 2026-863, paru au Journal officiel le 12 septembre 2026 après plusieurs mois de consultation publique, ferme la dernière porte ouverte au gaz dans la construction neuve. Concrètement, le texte fixe un seuil : tout équipement de chauffage, de climatisation ou d'eau chaude sanitaire installé dans un logement neuf devra afficher un coefficient inférieur à 79 grammes de CO2 équivalent par kilowattheure d'énergie finale. Jusque-là, un compromis restait possible : une pompe à chaleur associée à un appoint fonctionnant au gaz pour les pics de froid, une configuration que plusieurs fabricants proposaient encore cette année. Le nouveau calcul, appliqué à chaque source d'énergie prise séparément et non plus à l'équipement pris dans son ensemble, met fin à cette solution hybride.</p>
<h2>Pourquoi les chaudières hybrides gaz-pompe à chaleur disparaissent aussi</h2><p>L'exécutif avait posé les grands objectifs dès avril 2026, quand le Premier ministre avait annoncé vouloir sortir deux millions de logements sociaux du gaz avant 2050 et porter à un million le nombre de pompes à chaleur installées chaque année d'ici 2030. Ces deux chiffres restaient alors des objectifs, sans texte pour les rendre opposables. Le décret du 12 septembre est le premier moyen concret qui s'y rattache pour le logement neuf : il ne fixe aucun quota de pompes à chaleur, mais il retire l'alternative qui permettait de continuer à installer du gaz sous une autre forme. Ces mêmes objectifs seront relayés, à partir du 10 septembre, par le plan national d'électrification et ses 109 territoires pilotes, qui doivent eux aussi accélérer l'installation de pompes à chaleur — mais cette fois dans l'existant, pas seulement dans le neuf. C'est ce déplacement de l'objectif vers le moyen qui distingue ce décret d'une simple déclaration d'intention.</p>
<p>Deux objectifs avaient été fixés en avril 2026, avant même ce décret :</p>
<ul>
<li>2 millions de logements sociaux sortis du gaz d'ici 2050</li>
<li>1 million de pompes à chaleur installées chaque année d'ici 2030</li>
</ul>
<h2>Concrètement, une construction neuve devra s'en passer</h2><p>Pour un maître d'ouvrage qui dépose un permis à partir du 1er janvier 2027, la chaudière à gaz sort des devis, avec ou sans appoint programmé. Le texte conserve toutefois une exception étroite : un équipement utilisé en secours reste autorisé, à condition qu'il ne serve qu'en cas de défaillance de l'installation principale — un groupe électrogène de secours n'est pas traité comme une chaudière programmée pour prendre le relais chaque hiver. Les solutions qui restent disponibles au quotidien sont la pompe à chaleur air-eau ou air-air, le raccordement à un réseau de chaleur quand il existe, ou une chaudière biomasse — <a href="https://le-bon-choix.fr/article-255-chauffage-electrique-la-france-mise-sur-la-pompe-a-chaleur">la pompe à chaleur reste la solution la plus documentée</a> pour ce type de projet. Le calcul par source d'énergie séparée, plutôt que par équipement, ferme la voie qu'empruntaient jusqu'ici certains projets pour limiter le coût d'installation initial tout en gardant un appoint gaz. Pour un logement déjà construit, rien ne change dans l'immédiat : le texte ne vise que les permis déposés après le 1er janvier 2027.</p>
<h2>2030 : l'échéance pour les bâtiments non résidentiels</h2><p>Le décret ne s'arrête pas au logement, et son entrée en vigueur est elle-même progressive : 2027 pour l'habitation, 2028 pour les bâtiments gérés par des personnes publiques, 2030 pour les autres bâtiments. Aucun texte d'application distinct n'a pour l'instant été annoncé pour ces deux dernières échéances — le ministère du Logement doit encore préciser, par arrêté, les modalités techniques propres aux bâtiments à gestion publique visés par le palier de 2028. C'est le prochain rendez-vous de ce dossier.</p> ]]></content:encoded>
		<dc:creator>Consultant Energie</dc:creator>
		<category>Ce qui change</category>
		<pubDate>Tue, 22 Sep 2026 14:12:28 GMT</pubDate>
		<comments>https://le-bon-choix.fr/section-48-actualites#comments</comments>
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 <item>
		<title>PPE 3 et pompe à chaleur : ce qui change pour les foyers</title>
		<link>https://le-bon-choix.fr/article-261-ppe-3-pompe-a-chaleur-menages</link>
		<guid isPermaLink="true">https://le-bon-choix.fr/article-261-ppe-3-pompe-a-chaleur-menages</guid>
		<description>  La PPE 3 place la pompe à chaleur au cœur du chauffage des logements, avec un million d'installations visées chaque année et la fin du gaz dans le neuf.  
  Une feuille de route énergétique désormais gravée dans un décret  Longtemps annoncée, plusieurs fois repoussée, la troisième programmation pluriannuelle de l'énergie est enfin entrée dans le droit français. Le décret numéro 2026-76 du 12 février 2026 fixe la trajectoire énergétique du pays pour la période 2026-2035 et remplace la précédente feuille de route, devenue obsolète. Ce texte n'est pas un simple document d'intention pour spécialistes : il engage l'État sur des objectifs chiffrés qui vont se traduire, année après année, par des règles concrètes dans les logements. L'ambition centrale tient en une phrase : faire passer la part d'énergie décarbonée consommée en France de 42 pour cent en 2023 à 60 pour cent en 2030, puis 70 pour cent en 2035. Autrement dit, les énergies fossiles, qui représentaient encore 58 pour cent de la consommation finale en 2023, doivent tomber à 40 pour cent en 2030. Le chauffage résidentiel, premier poste de consommation d'un ménage français, est en première ligne de ce basculement, et c'est bien là que la PPE 3 et la pompe à chaleur se rejoignent dans la vie quotidienne des particuliers. Un plan d'électrification des usages, présenté le 23 avril 2026 et comportant vingt-deux mesures, complète le dispositif. 
 Un million de pompes à chaleur installées chaque année d'ici 2030  C'est l'objectif le plus parlant pour un propriétaire : la France veut atteindre le rythme d'un million de pompes à chaleur installées par an à l'horizon 2030. Le raisonnement est simple et repose sur un avantage physique difficile à contester : une pompe à chaleur restitue trois à quatre fois plus d'énergie qu'elle n'en consomme, là où une chaudière brûle un combustible acheté à l'étranger et perd une partie de son contenu énergétique à la combustion. Ramené à une facture annuelle, l'écart se compte en centaines d'euros pour une maison moyenne, et il se creuse mécaniquement à chaque hausse du prix du gaz. Le décret ne se contente pas d'un chiffre global : il décline aussi des cibles par filière, notamment pour la chaleur renouvelable, avec 297 TWh attendus en 2030 tous usages confondus, résidentiel, tertiaire et industrie. La géothermie, souvent oubliée du grand public parce qu'elle ne se voit pas dans le paysage, y occupe une place étonnamment précise, avec des volumes et des rythmes d'installation détaillés année par année : 
 
 Géothermie de surface : 10 TWh de chaleur produite en 2030, avec un rythme doublé à 6 000 installations individuelles par an 
 Géothermie profonde : 6 TWh en 2030, et au moins 110 opérations en fonctionnement grâce aux projets lancés avant 2030 
 Installations collectives et tertiaires : 1 000 nouvelles opérations chaque année 
 Réseaux de chaleur : une multiplication par deux à trois d'ici 2035, alimentés à 80 pour cent par des énergies renouvelables 
 
 Pour un particulier, ces chiffres signifient surtout une chose : la filière va monter en puissance, les installateurs se former en nombre et les équipements se diversifier, ce qui joue en général en faveur des prix et de la qualité des poses. La pompe à chaleur géothermique, plus coûteuse à l'installation parce qu'elle suppose des forages ou des capteurs enterrés, mais très performante sur la durée et insensible aux vagues de froid, devrait notamment sortir de la confidentialité dans laquelle elle est cantonnée depuis vingt ans. Le rythme de rénovation résidentielle visé, 250 000 logements par an, donne pour sa part la mesure du chantier qui s'ouvre sur le parc existant : c'est là que se joue l'essentiel, puisqu'un logement neuf performant consomme déjà peu là où une maison des années soixante-dix reste un gouffre. Un propriétaire qui envisage des travaux dans les cinq ans a donc intérêt à raisonner par étapes cohérentes, en traitant l'isolation et la ventilation avant de dimensionner son futur générateur de chaleur, sous peine de payer une machine surdimensionnée pour un besoin qui aurait pu être réduit de moitié. 
 Interdiction du gaz dans les logements neufs dès janvier 2027  C'est la mesure la plus immédiate et la plus tangible de cette nouvelle feuille de route : l'interdiction d'installer un équipement de chauffage au gaz dans les bâtiments neufs à compter du 1er janvier 2027. Les ménages qui font construire une maison individuelle ou qui achètent en vente en l'état futur d'achèvement sont directement concernés, et l'échéance est désormais proche. Concrètement, les permis déposés dans les prochains mois devront intégrer une solution de chauffage décarbonée : pompe à chaleur air-eau, pompe à chaleur géothermique, raccordement à un réseau de chaleur ou système hybride selon la configuration du terrain et la zone climatique. Cette interdiction du gaz dans les logements neufs prolonge une évolution engagée par la réglementation environnementale et met fin à une ambiguïté qui subsistait pour certains programmes collectifs. Elle a aussi une conséquence pratique rarement anticipée : la conception du logement devient déterminante. Une maison bien isolée, avec des émetteurs basse température comme un plancher chauffant ou des radiateurs surdimensionnés, tirera bien plus de bénéfices d'une pompe à chaleur qu'un bâti conçu autour d'une chaudière. Il vaut donc mieux poser la question du chauffage dès les plans plutôt qu'au moment de choisir la marque de l'équipement. 
 Des moyens financiers renforcés, mais un rendez-vous fixé en 2027  Une trajectoire aussi ambitieuse suppose des financements à la hauteur, et c'est le dispositif des certificats d'économies d'énergie qui encaisse une grande partie de l'effort. Sa sixième période porte l'obligation à 1 050 TWh cumac par an, soit une hausse d'environ 27 pour cent par rapport à 2025. Cette enveloppe alimente les primes versées aux ménages qui remplacent un équipement fossile, en complément de MaPrimeRénov' et de l'éco-prêt à taux zéro. Pour un foyer qui hésite encore, le calendrier joue plutôt en sa faveur : les aides sont abondantes, mais les règles techniques se durcissent progressivement, ce qui récompense les projets bien préparés et pénalise les installations bâclées. Reste une inconnue de taille : le décret prévoit une clause de revoyure en 2027, destinée à ajuster les objectifs à l'évolution réelle des besoins énergétiques et de la demande d'électricité. Les cibles affichées aujourd'hui ne sont donc pas gravées pour dix ans, et une révision à la hausse comme à la baisse reste possible. Le vrai signal à surveiller, dans les mois qui viennent, sera le rythme effectif des installations de pompes à chaleur : c'est lui qui dira si l'objectif du million annuel relève du réalisme ou de l'affichage. </description>
		<content:encoded><![CDATA[ <div class="introduction"> <p>La PPE 3 place la pompe à chaleur au cœur du chauffage des logements, avec un million d'installations visées chaque année et la fin du gaz dans le neuf.</p></div>
 <h2>Une feuille de route énergétique désormais gravée dans un décret</h2><p>Longtemps annoncée, plusieurs fois repoussée, la troisième programmation pluriannuelle de l'énergie est enfin entrée dans le droit français. Le décret numéro 2026-76 du 12 février 2026 fixe la trajectoire énergétique du pays pour la période 2026-2035 et remplace la précédente feuille de route, devenue obsolète. Ce texte n'est pas un simple document d'intention pour spécialistes : il engage l'État sur des objectifs chiffrés qui vont se traduire, année après année, par des règles concrètes dans les logements. L'ambition centrale tient en une phrase : faire passer la part d'énergie décarbonée consommée en France de 42 pour cent en 2023 à 60 pour cent en 2030, puis 70 pour cent en 2035. Autrement dit, les énergies fossiles, qui représentaient encore 58 pour cent de la consommation finale en 2023, doivent tomber à 40 pour cent en 2030. Le chauffage résidentiel, premier poste de consommation d'un ménage français, est en première ligne de ce basculement, et c'est bien là que la PPE 3 et la pompe à chaleur se rejoignent dans la vie quotidienne des particuliers. Un plan d'électrification des usages, présenté le 23 avril 2026 et comportant vingt-deux mesures, complète le dispositif.</p>
<h2>Un million de pompes à chaleur installées chaque année d'ici 2030</h2><p>C'est l'objectif le plus parlant pour un propriétaire : la France veut atteindre le rythme d'un million de pompes à chaleur installées par an à l'horizon 2030. Le raisonnement est simple et repose sur un avantage physique difficile à contester : une pompe à chaleur restitue trois à quatre fois plus d'énergie qu'elle n'en consomme, là où une chaudière brûle un combustible acheté à l'étranger et perd une partie de son contenu énergétique à la combustion. Ramené à une facture annuelle, l'écart se compte en centaines d'euros pour une maison moyenne, et il se creuse mécaniquement à chaque hausse du prix du gaz. Le décret ne se contente pas d'un chiffre global : il décline aussi des cibles par filière, notamment pour la chaleur renouvelable, avec 297 TWh attendus en 2030 tous usages confondus, résidentiel, tertiaire et industrie. La géothermie, souvent oubliée du grand public parce qu'elle ne se voit pas dans le paysage, y occupe une place étonnamment précise, avec des volumes et des rythmes d'installation détaillés année par année :</p>
<ul>
<li>Géothermie de surface : 10 TWh de chaleur produite en 2030, avec un rythme doublé à 6 000 installations individuelles par an</li>
<li>Géothermie profonde : 6 TWh en 2030, et au moins 110 opérations en fonctionnement grâce aux projets lancés avant 2030</li>
<li>Installations collectives et tertiaires : 1 000 nouvelles opérations chaque année</li>
<li>Réseaux de chaleur : une multiplication par deux à trois d'ici 2035, alimentés à 80 pour cent par des énergies renouvelables</li>
</ul>
<p>Pour un particulier, ces chiffres signifient surtout une chose : la filière va monter en puissance, les installateurs se former en nombre et les équipements se diversifier, ce qui joue en général en faveur des prix et de la qualité des poses. La pompe à chaleur géothermique, plus coûteuse à l'installation parce qu'elle suppose des forages ou des capteurs enterrés, mais très performante sur la durée et insensible aux vagues de froid, devrait notamment sortir de la confidentialité dans laquelle elle est cantonnée depuis vingt ans. Le rythme de rénovation résidentielle visé, 250 000 logements par an, donne pour sa part la mesure du chantier qui s'ouvre sur le parc existant : c'est là que se joue l'essentiel, puisqu'un logement neuf performant consomme déjà peu là où une maison des années soixante-dix reste un gouffre. Un propriétaire qui envisage des travaux dans les cinq ans a donc intérêt à raisonner par étapes cohérentes, en traitant l'isolation et la ventilation avant de dimensionner son futur générateur de chaleur, sous peine de payer une machine surdimensionnée pour un besoin qui aurait pu être réduit de moitié.</p>
<h2>Interdiction du gaz dans les logements neufs dès janvier 2027</h2><p>C'est la mesure la plus immédiate et la plus tangible de cette nouvelle feuille de route : l'interdiction d'installer un équipement de chauffage au gaz dans les bâtiments neufs à compter du 1er janvier 2027. Les ménages qui font construire une maison individuelle ou qui achètent en vente en l'état futur d'achèvement sont directement concernés, et l'échéance est désormais proche. Concrètement, les permis déposés dans les prochains mois devront intégrer une solution de chauffage décarbonée : pompe à chaleur air-eau, pompe à chaleur géothermique, raccordement à un réseau de chaleur ou système hybride selon la configuration du terrain et la zone climatique. Cette interdiction du gaz dans les logements neufs prolonge une évolution engagée par la réglementation environnementale et met fin à une ambiguïté qui subsistait pour certains programmes collectifs. Elle a aussi une conséquence pratique rarement anticipée : la conception du logement devient déterminante. Une maison bien isolée, avec des émetteurs basse température comme un plancher chauffant ou des radiateurs surdimensionnés, tirera bien plus de bénéfices d'une pompe à chaleur qu'un bâti conçu autour d'une chaudière. Il vaut donc mieux poser la question du chauffage dès les plans plutôt qu'au moment de choisir la marque de l'équipement.</p>
<h2>Des moyens financiers renforcés, mais un rendez-vous fixé en 2027</h2><p>Une trajectoire aussi ambitieuse suppose des financements à la hauteur, et c'est le dispositif des certificats d'économies d'énergie qui encaisse une grande partie de l'effort. Sa sixième période porte l'obligation à 1 050 TWh cumac par an, soit une hausse d'environ 27 pour cent par rapport à 2025. Cette enveloppe alimente les primes versées aux ménages qui remplacent un équipement fossile, en complément de MaPrimeRénov' et de l'éco-prêt à taux zéro. Pour un foyer qui hésite encore, le calendrier joue plutôt en sa faveur : les aides sont abondantes, mais les règles techniques se durcissent progressivement, ce qui récompense les projets bien préparés et pénalise les installations bâclées. Reste une inconnue de taille : le décret prévoit une clause de revoyure en 2027, destinée à ajuster les objectifs à l'évolution réelle des besoins énergétiques et de la demande d'électricité. Les cibles affichées aujourd'hui ne sont donc pas gravées pour dix ans, et une révision à la hausse comme à la baisse reste possible. Le vrai signal à surveiller, dans les mois qui viennent, sera le rythme effectif des installations de pompes à chaleur : c'est lui qui dira si l'objectif du million annuel relève du réalisme ou de l'affichage.</p> ]]></content:encoded>
		<dc:creator>Consultant Energie</dc:creator>
		<category>Ce qui change</category>
		<pubDate>Wed, 16 Sep 2026 20:39:10 GMT</pubDate>
		<comments>https://le-bon-choix.fr/section-48-actualites#comments</comments>
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 <item>
		<title>Prime CEE chauffe-eau thermodynamique bonifiée jusqu'à sept fois</title>
		<link>https://le-bon-choix.fr/article-260-prime-cee-chauffe-eau-thermodynamique-bonifiee-jusqu-a-sept-fois</link>
		<guid isPermaLink="true">https://le-bon-choix.fr/article-260-prime-cee-chauffe-eau-thermodynamique-bonifiee-jusqu-a-sept-fois</guid>
		<description>  La prime CEE chauffe-eau thermodynamique est multipliée par quatre à sept jusqu'au 1er janvier 2027, seul financement public après la fin des mono-gestes.  
 Une bonification portée à sept fois jusqu'au 1er janvier 2027
 La prime CEE chauffe-eau thermodynamique est multipliée par un coefficient de bonification depuis le 1er septembre 2026. Elle repose sur la fiche BAR-TH-148 des certificats d'économie d'énergie. Un arrêté signé le 17 août 2026 et publié au Journal officiel du 23 août applique à cette fiche un coefficient de sept pour les ménages modestes et très modestes, de quatre pour les autres ménages. Le texte est un arrêté publié, donc opposable, et non une annonce ministérielle ou un projet en consultation. La fenêtre est courte : elle se referme le 1er janvier 2027, soit quatre mois. C'est la date de signature du devis qui fait foi, pas celle des travaux ni celle de la demande de prime. Un devis signé le 31 décembre 2026 ouvre droit à la bonification même si le chantier a lieu en 2027. 
Qui touche le coefficient sept, qui touche le coefficient quatre
 Le coefficient sept est réservé aux ménages dont le revenu fiscal de référence ne dépasse pas les plafonds appliqués par l'Agence nationale de l'habitat pour ses catégories très modestes et modestes. Ces plafonds dépendent du nombre de personnes dans le foyer et de la localisation du logement. Pour une personne seule hors Île-de-France, le revenu fiscal de référence à ne pas dépasser s'établit à 17 363 euros pour la catégorie très modeste et à 22 259 euros pour la catégorie modeste ; en Île-de-France, ces seuils montent respectivement à 24 031 et 29 253 euros. Au-delà, le ménage relève du coefficient quatre. Le revenu pris en compte est celui de l'avis d'imposition le plus récent, et l'ensemble des personnes occupant le logement entre dans le calcul. 
 Les seuils de revenu fiscal de référence retenus pour le coefficient sept, pour un ménage d'une personne : 
 
 Hors Île-de-France, catégorie très modeste : 17 363 euros 
 Hors Île-de-France, catégorie modeste : 22 259 euros 
 Île-de-France, catégorie très modeste : 24 031 euros 
 Île-de-France, catégorie modeste : 29 253 euros 
 Au-dessus de ces montants : coefficient quatre 
 
Ce que la prime CEE chauffe-eau thermodynamique représente selon le profil
 Les montants qui suivent sont des ordres de grandeur. La prime des certificats d'économie d'énergie n'a pas de barème fixé en euros par l'État : elle dépend d'un forfait en kilowattheures cumac, de 14 700 kWh cumac pour une maison individuelle, et d'un prix du kilowattheure cumac négocié, de l'ordre de 8,60 euros le mégawattheure cumac au printemps 2026. La part effectivement reversée varie d'un délégataire à l'autre, et une même opération peut donner lieu à des offres différentes selon l'obligé sollicité. Avant bonification, la prime tourne autour de 130 euros ; le coefficient quatre la porte aux environs de 500 euros, le coefficient sept au-delà de 1 500 euros. Il faut donc demander à chaque professionnel le montant qu'il s'engage à verser, chiffre par chiffre. 



Situation du ménageCoefficientMontant estimé de la prime



Avant bonificationaucunenviron 130 euros
Autres ménagesquatreenviron 500 euros
Ménages modestes et très modestesseptau-delà de 1 500 euros



Les conditions qui font échouer un dossier
 La première exigence est technique : après travaux, plus aucun équipement fonctionnant à une énergie fossile ne doit produire l'eau chaude sanitaire du logement. Un chauffe-eau thermodynamique installé à côté d'une production d'eau chaude au gaz conservée ne donne droit à rien. L'installation doit être réalisée par une entreprise titulaire du signe de qualité RGE correspondant, et le forfait de 14 700 kWh cumac vise la maison individuelle. Le devis doit être signé entre le 1er septembre 2026 et le 1er janvier 2027. Enfin, le non-cumul est strict : un chantier déjà couvert par un dossier MaPrimeRénov déposé avant le 1er septembre 2026 est exclu de la bonification. Le chauffe-eau thermodynamique étant par ailleurs sorti du parcours par geste avec la suppression des mono-gestes MaPrimeRénov par le décret du 25 août, cette prime bonifiée reste le seul financement public de l'équipement en travaux isolés sur la période. 
Le chauffe-eau solaire individuel suit une règle voisine
 Le même arrêté bonifie la fiche relative au chauffe-eau solaire individuel, avec des coefficients un peu différents : cinq pour les ménages modestes et très modestes, quatre pour les autres. Le forfait en kilowattheures cumac n'est pas unique, car il dépend de la zone d'ensoleillement du logement : il s'échelonne d'environ 18 500 à 24 200 kWh cumac. La prime obtenue est donc plus élevée dans le sud du pays que dans le nord pour un équipement comparable. Les conditions de fond sont celles du chauffe-eau thermodynamique : professionnel RGE, absence d'énergie fossile pour l'eau chaude après travaux, devis signé dans la fenêtre du 1er septembre 2026 au 1er janvier 2027, et non-cumul avec un dossier MaPrimeRénov antérieur au 1er septembre. 
Ce qui n'est pas fixé au-delà du 1er janvier 2027
 Aucun texte ne prolonge pour l'instant la bonification au-delà du 1er janvier 2027. À cette date, sauf nouvel arrêté, la bonification CEE chauffe-eau disparaît et la prime revient à son niveau courant, celui d'avant le coefficient, soit un ordre de grandeur de 130 euros pour un chauffe-eau thermodynamique en maison. Le montant reste par nature variable : il n'existe pas de barème en euros arrêté par l'État, et la valeur du kilowattheure cumac négocié évolue avec le marché des certificats. Un ménage qui compare des devis doit donc demander à chaque installateur ou mandataire le montant de prime qu'il s'engage à reverser, et la date de signature retenue pour constituer le dossier. </description>
		<content:encoded><![CDATA[ <div class="introduction"> <p>La prime CEE chauffe-eau thermodynamique est multipliée par quatre à sept jusqu'au 1er janvier 2027, seul financement public après la fin des mono-gestes.</p></div>
 Une bonification portée à sept fois jusqu'au 1er janvier 2027
<p>La prime CEE chauffe-eau thermodynamique est multipliée par un coefficient de bonification depuis le 1er septembre 2026. Elle repose sur la fiche BAR-TH-148 des certificats d'économie d'énergie. Un arrêté signé le 17 août 2026 et publié au Journal officiel du 23 août applique à cette fiche un coefficient de sept pour les ménages modestes et très modestes, de quatre pour les autres ménages. Le texte est un arrêté publié, donc opposable, et non une annonce ministérielle ou un projet en consultation. La fenêtre est courte : elle se referme le 1er janvier 2027, soit quatre mois. C'est la date de signature du devis qui fait foi, pas celle des travaux ni celle de la demande de prime. Un devis signé le 31 décembre 2026 ouvre droit à la bonification même si le chantier a lieu en 2027.</p>
Qui touche le coefficient sept, qui touche le coefficient quatre
<p>Le coefficient sept est réservé aux ménages dont le revenu fiscal de référence ne dépasse pas les plafonds appliqués par l'Agence nationale de l'habitat pour ses catégories très modestes et modestes. Ces plafonds dépendent du nombre de personnes dans le foyer et de la localisation du logement. Pour une personne seule hors Île-de-France, le revenu fiscal de référence à ne pas dépasser s'établit à 17 363 euros pour la catégorie très modeste et à 22 259 euros pour la catégorie modeste ; en Île-de-France, ces seuils montent respectivement à 24 031 et 29 253 euros. Au-delà, le ménage relève du coefficient quatre. Le revenu pris en compte est celui de l'avis d'imposition le plus récent, et l'ensemble des personnes occupant le logement entre dans le calcul.</p>
<p>Les seuils de revenu fiscal de référence retenus pour le coefficient sept, pour un ménage d'une personne :</p>
<ul>
<li>Hors Île-de-France, catégorie très modeste : 17 363 euros</li>
<li>Hors Île-de-France, catégorie modeste : 22 259 euros</li>
<li>Île-de-France, catégorie très modeste : 24 031 euros</li>
<li>Île-de-France, catégorie modeste : 29 253 euros</li>
<li>Au-dessus de ces montants : coefficient quatre</li>
</ul>
Ce que la prime CEE chauffe-eau thermodynamique représente selon le profil
<p>Les montants qui suivent sont des ordres de grandeur. La prime des certificats d'économie d'énergie n'a pas de barème fixé en euros par l'État : elle dépend d'un forfait en kilowattheures cumac, de 14 700 kWh cumac pour une maison individuelle, et d'un prix du kilowattheure cumac négocié, de l'ordre de 8,60 euros le mégawattheure cumac au printemps 2026. La part effectivement reversée varie d'un délégataire à l'autre, et une même opération peut donner lieu à des offres différentes selon l'obligé sollicité. Avant bonification, la prime tourne autour de 130 euros ; le coefficient quatre la porte aux environs de 500 euros, le coefficient sept au-delà de 1 500 euros. Il faut donc demander à chaque professionnel le montant qu'il s'engage à verser, chiffre par chiffre.</p><br />
<br />
Situation du ménageCoefficientMontant estimé de la prime<br />
<br />
Avant bonificationaucunenviron 130 euros
Autres ménagesquatreenviron 500 euros
Ménages modestes et très modestesseptau-delà de 1 500 euros<br />
<br />
Les conditions qui font échouer un dossier
<p>La première exigence est technique : après travaux, plus aucun équipement fonctionnant à une énergie fossile ne doit produire l'eau chaude sanitaire du logement. Un chauffe-eau thermodynamique installé à côté d'une production d'eau chaude au gaz conservée ne donne droit à rien. L'installation doit être réalisée par une entreprise titulaire du signe de qualité RGE correspondant, et le forfait de 14 700 kWh cumac vise la maison individuelle. Le devis doit être signé entre le 1er septembre 2026 et le 1er janvier 2027. Enfin, le non-cumul est strict : un chantier déjà couvert par un dossier MaPrimeRénov déposé avant le 1er septembre 2026 est exclu de la bonification. Le chauffe-eau thermodynamique étant par ailleurs sorti du parcours par geste avec la <a href="https://le-bon-choix.fr/article-258-mono-gestes-maprimerenov-le-decret-du-25-aout-les-supprime">suppression des mono-gestes MaPrimeRénov par le décret du 25 août</a>, cette prime bonifiée reste le seul financement public de l'équipement en travaux isolés sur la période.</p>
Le chauffe-eau solaire individuel suit une règle voisine
<p>Le même arrêté bonifie la fiche relative au chauffe-eau solaire individuel, avec des coefficients un peu différents : cinq pour les ménages modestes et très modestes, quatre pour les autres. Le forfait en kilowattheures cumac n'est pas unique, car il dépend de la zone d'ensoleillement du logement : il s'échelonne d'environ 18 500 à 24 200 kWh cumac. La prime obtenue est donc plus élevée dans le sud du pays que dans le nord pour un équipement comparable. Les conditions de fond sont celles du chauffe-eau thermodynamique : professionnel RGE, absence d'énergie fossile pour l'eau chaude après travaux, devis signé dans la fenêtre du 1er septembre 2026 au 1er janvier 2027, et non-cumul avec un dossier MaPrimeRénov antérieur au 1er septembre.</p>
Ce qui n'est pas fixé au-delà du 1er janvier 2027
<p>Aucun texte ne prolonge pour l'instant la bonification au-delà du 1er janvier 2027. À cette date, sauf nouvel arrêté, la bonification CEE chauffe-eau disparaît et la prime revient à son niveau courant, celui d'avant le coefficient, soit un ordre de grandeur de 130 euros pour un chauffe-eau thermodynamique en maison. Le montant reste par nature variable : il n'existe pas de barème en euros arrêté par l'État, et la valeur du kilowattheure cumac négocié évolue avec le marché des certificats. Un ménage qui compare des devis doit donc demander à chaque installateur ou mandataire le montant de prime qu'il s'engage à reverser, et la date de signature retenue pour constituer le dossier.</p> ]]></content:encoded>
		<dc:creator>Nathalie Lumière</dc:creator>
		<category>Aides et primes</category>
		<pubDate>Mon, 14 Sep 2026 13:46:38 GMT</pubDate>
		<comments>https://le-bon-choix.fr/section-49-aides-et-primes#comments</comments>
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	</item>

 <item>
		<title>Bâtiment : 700 000 rénovations performantes par an d'ici 2030</title>
		<link>https://le-bon-choix.fr/article-259-renovations-performantes-2030-batiment</link>
		<guid isPermaLink="true">https://le-bon-choix.fr/article-259-renovations-performantes-2030-batiment</guid>
		<description>  La trajectoire vise 700 000 rénovations performantes par an entre 2025 et 2030, dont 250 000 rénovations globales, et 61 % d'émissions du bâtiment en moins.  
  Une stratégie nationale bas-carbone publiée par décret en juillet  L'objectif de 700 000 rénovations performantes par an figure dans la troisième stratégie nationale bas-carbone, dont le décret n° 2026-636 du 16 juillet 2026 relatif aux budgets carbone nationaux a été publié au Journal officiel du 18 juillet. Le texte est donc publié, et c'est là qu'il faut être précis sur ce qu'il engage : une stratégie nationale bas-carbone est un document de planification, opposable aux décisions publiques et aux programmes de financement, mais elle ne crée par elle-même ni obligation ni sanction pour un propriétaire. Aucune amende n'y est attachée, aucun calendrier de travaux ne s'impose à un particulier au motif qu'un objectif y est inscrit. Sa portée est indirecte et néanmoins réelle : elle oriente les barèmes, les programmes de rénovation et les arbitrages budgétaires des années suivantes. La distinction compte pour lire les chiffres qui suivent, qui sont des cibles et non des règles. 
 Les paliers chiffrés pour le logement d'ici 2030  La cible d'ensemble tient en un pourcentage : 61 % d'émissions en moins pour le bâtiment en 2030 par rapport au niveau de 1990, puis 97 % en 2050, dans une trajectoire nationale qui vise la moitié des émissions de 1990 en 2030, soit 279 millions de tonnes équivalent CO2. Le chauffage résidentiel porte l'essentiel de l'effort attendu sur le secteur. Deux moyens sont chiffrés à côté du rythme de rénovation. Le premier concerne les chaudières au fioul, dont le parc devrait diminuer d'au moins 60 % entre 2023 et 2030, avec une disparition programmée ensuite. Le second porte sur les pompes à chaleur, avec 9 millions d'appareils installés dans les logements à l'horizon 2030, puis un million supplémentaire chaque année. Ces trois séries se tiennent : ce sont les mêmes logements qui changent de chauffage et qui sont isolés, et un rythme de rénovation insuffisant rend mécaniquement inatteignable la cible de parc de pompes à chaleur. 
 Les principaux jalons inscrits pour le logement à l'échéance 2030 : 
 
 700 000 rénovations performantes par an entre 2025 et 2030, dont 250 000 rénovations globales 
 Baisse d'au moins 60 % du parc de chaudières au fioul entre 2023 et 2030 
 9 millions de pompes à chaleur installées, puis 1 million de plus par an 
 61 % d'émissions du bâtiment en moins par rapport à 1990 
 
 Ce que l'échéance 2035 change pour un logement  Deux repères sont fixés au-delà de 2030, et ce sont ceux qui parlent le plus directement à un propriétaire. Le premier est le raccordement de 5,8 millions de logements à un réseau de chaleur ou de froid décarboné à l'horizon 2035, alimenté par des énergies renouvelables ou par de la chaleur de récupération, celle d'une usine d'incinération ou d'un site industriel voisin. Pour un logement situé dans une commune desservie, cela signifie qu'un raccordement peut devenir, d'ici là, une alternative crédible au remplacement d'une chaudière individuelle, et le geste correspondant reste aidé aujourd'hui. Le second repère vise la disparition des logements classés F et G au diagnostic de performance énergétique entre 2035 et 2040. Cette dernière cible ne se confond pas avec le calendrier d'interdiction de location, qui relève d'autres textes et de ses propres dates : la stratégie fixe un horizon de parc, pas une échéance opposable à un bailleur. 
 Ce qui engage réellement, et à quelle date  Une trajectoire n'oblige personne à faire des travaux ; les textes qui obligent sont ailleurs, et ils avancent à leur propre rythme. Le décret n° 2026-822 du 25 août 2026 en est la traduction la plus concrète à ce jour pour les particuliers : depuis le 1er septembre, le parcours par geste de MaPrimeRénov' ne finance plus que la pompe à chaleur, le raccordement à un réseau, la dépose de cuve à fioul et l'audit énergétique, les autres travaux basculant vers la rénovation d'ampleur. Deux dates sont posées par ce texte, le 31 décembre 2027 pour la fin du sursis accordé aux logements F et G, et le 1er janvier 2028 pour l'obligation de rénovation globale et de diagnostic. Ce sont ces échéances, et non les cibles de 2030, qui déterminent ce qu'un propriétaire peut demander et à quelle date il doit avoir déposé son dossier. La stratégie, elle, n'a pas de rendez-vous de révision annoncé à ce jour. </description>
		<content:encoded><![CDATA[ <div class="introduction"> <p>La trajectoire vise 700 000 rénovations performantes par an entre 2025 et 2030, dont 250 000 rénovations globales, et 61 % d'émissions du bâtiment en moins.</p></div>
 <h2>Une stratégie nationale bas-carbone publiée par décret en juillet</h2><p>L'objectif de 700 000 rénovations performantes par an figure dans la troisième stratégie nationale bas-carbone, dont le décret n° 2026-636 du 16 juillet 2026 relatif aux budgets carbone nationaux a été publié au Journal officiel du 18 juillet. Le texte est donc publié, et c'est là qu'il faut être précis sur ce qu'il engage : une stratégie nationale bas-carbone est un document de planification, opposable aux décisions publiques et aux programmes de financement, mais elle ne crée par elle-même ni obligation ni sanction pour un propriétaire. Aucune amende n'y est attachée, aucun calendrier de travaux ne s'impose à un particulier au motif qu'un objectif y est inscrit. Sa portée est indirecte et néanmoins réelle : elle oriente les barèmes, les programmes de rénovation et les arbitrages budgétaires des années suivantes. La distinction compte pour lire les chiffres qui suivent, qui sont des cibles et non des règles.</p>
<h2>Les paliers chiffrés pour le logement d'ici 2030</h2><p>La cible d'ensemble tient en un pourcentage : 61 % d'émissions en moins pour le bâtiment en 2030 par rapport au niveau de 1990, puis 97 % en 2050, dans une trajectoire nationale qui vise la moitié des émissions de 1990 en 2030, soit 279 millions de tonnes équivalent CO2. Le chauffage résidentiel porte l'essentiel de l'effort attendu sur le secteur. Deux moyens sont chiffrés à côté du rythme de rénovation. Le premier concerne les chaudières au fioul, dont le parc devrait diminuer d'au moins 60 % entre 2023 et 2030, avec une disparition programmée ensuite. Le second porte sur les pompes à chaleur, avec 9 millions d'appareils installés dans les logements à l'horizon 2030, puis un million supplémentaire chaque année. Ces trois séries se tiennent : ce sont les mêmes logements qui changent de chauffage et qui sont isolés, et un rythme de rénovation insuffisant rend mécaniquement inatteignable la cible de parc de pompes à chaleur.</p>
<p>Les principaux jalons inscrits pour le logement à l'échéance 2030 :</p>
<ul>
<li>700 000 rénovations performantes par an entre 2025 et 2030, dont 250 000 rénovations globales</li>
<li>Baisse d'au moins 60 % du parc de chaudières au fioul entre 2023 et 2030</li>
<li>9 millions de pompes à chaleur installées, puis 1 million de plus par an</li>
<li>61 % d'émissions du bâtiment en moins par rapport à 1990</li>
</ul>
<h2>Ce que l'échéance 2035 change pour un logement</h2><p>Deux repères sont fixés au-delà de 2030, et ce sont ceux qui parlent le plus directement à un propriétaire. Le premier est le raccordement de 5,8 millions de logements à un réseau de chaleur ou de froid décarboné à l'horizon 2035, alimenté par des énergies renouvelables ou par de la chaleur de récupération, celle d'une usine d'incinération ou d'un site industriel voisin. Pour un logement situé dans une commune desservie, cela signifie qu'un raccordement peut devenir, d'ici là, une alternative crédible au remplacement d'une chaudière individuelle, et le geste correspondant reste aidé aujourd'hui. Le second repère vise la disparition des logements classés F et G au diagnostic de performance énergétique entre 2035 et 2040. Cette dernière cible ne se confond pas avec le calendrier d'interdiction de location, qui relève d'autres textes et de ses propres dates : la stratégie fixe un horizon de parc, pas une échéance opposable à un bailleur.</p>
<h2>Ce qui engage réellement, et à quelle date</h2><p>Une trajectoire n'oblige personne à faire des travaux ; les textes qui obligent sont ailleurs, et ils avancent à leur propre rythme. Le décret n° 2026-822 du 25 août 2026 en est la traduction la plus concrète à ce jour pour les particuliers : depuis le 1er septembre, le parcours par geste de MaPrimeRénov' ne finance plus que la pompe à chaleur, le raccordement à un réseau, la dépose de cuve à fioul et l'audit énergétique, les autres travaux basculant vers la rénovation d'ampleur. Deux dates sont posées par ce texte, le 31 décembre 2027 pour la fin du sursis accordé aux logements F et G, et le 1er janvier 2028 pour l'obligation de rénovation globale et de diagnostic. Ce sont ces échéances, et non les cibles de 2030, qui déterminent ce qu'un propriétaire peut demander et à quelle date il doit avoir déposé son dossier. La stratégie, elle, n'a pas de rendez-vous de révision annoncé à ce jour.</p> ]]></content:encoded>
		<dc:creator>Consultant Energie</dc:creator>
		<category>Ce qui change</category>
		<pubDate>Thu, 03 Sep 2026 17:55:48 GMT</pubDate>
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	</item>

 <item>
		<title>Mono-gestes MaPrimeRénov : le décret du 25 août les supprime</title>
		<link>https://le-bon-choix.fr/article-258-mono-gestes-maprimerenov-decret-aout</link>
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		<description>  Les mono-gestes MaPrimeRénov se limitent à quatre postes depuis le 1er septembre 2026 : isolation, fenêtres, poêles et VMC quittent le parcours par geste.  
  Un décret publié le 27 août, applicable depuis le 1er septembre  Le décret n° 2026-822 du 25 août 2026, paru au Journal officiel du 27 août, réduit la liste des mono-gestes MaPrimeRénov à une poignée de travaux. Il modifie le décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique, et deux arrêtés du même jour l'accompagnent pour les barèmes. Le texte n'est pas un projet ni une annonce : il est publié et applicable, et produit ses effets depuis le 1er septembre 2026. Sortent du parcours par geste, en métropole, l'isolation des combles, des murs et des toitures, le remplacement des fenêtres, les équipements de chauffage au bois ou à la biomasse dont les poêles à granulés, les chauffe-eau thermodynamiques, la ventilation mécanique et, hors outre-mer, le solaire thermique. Ces travaux ne disparaissent pas du dispositif : ils basculent vers le parcours accompagné, celui de la rénovation d'ampleur, qui suppose un accompagnateur agréé, un audit préalable et un bouquet de travaux visant un gain de classes au diagnostic de performance énergétique. 
 Ce que le parcours par geste finance encore  La liste de ce qui subsiste est courte, et cohérente avec la ligne suivie depuis deux ans : elle privilégie les équipements qui remplacent une énergie fossile par de l'électricité ou par un réseau. La pompe à chaleur air-eau reste aidée de 3 000 à 5 000 euros selon la catégorie de revenus du ménage, pour une dépense éligible plafonnée à 12 000 euros. La pompe à chaleur géothermique ou solarothermique, plus lourde à installer, ouvre droit à une aide de 6 000 à 11 000 euros, sur un plafond de dépense de 18 000 euros. Le raccordement à un réseau de chaleur ou de froid et la dépose d'une cuve à fioul sont maintenus à 1 200 euros chacun, l'audit énergétique à 500 euros. Ces montants restent conditionnés au recours à un professionnel porteur du signe de qualité RGE, et le passage par un compte France Rénov' demeure la voie de dépôt du dossier. 
 Depuis le 1er septembre 2026, le parcours par geste ne finance donc plus que : 
 
 La pompe à chaleur air-eau, de 3 000 à 5 000 euros 
 La pompe à chaleur géothermique ou solarothermique, de 6 000 à 11 000 euros 
 Le raccordement à un réseau de chaleur ou de froid, 1 200 euros 
 La dépose d'une cuve à fioul, 1 200 euros 
 L'audit énergétique, 500 euros 
 
 Le sursis accordé aux logements classés F ou G  Les propriétaires de passoires thermiques devaient perdre l'accès au parcours par geste au 1er janvier 2027 et basculer d'office vers la rénovation d'ampleur. Le décret repousse cette bascule d'un an : en métropole, un logement classé F ou G conserve l'accès aux gestes encore financés jusqu'au 31 décembre 2027, l'obligation de rénovation globale ne s'appliquant qu'à partir du 1er janvier 2028. Le même report vaut pour l'obligation de joindre un diagnostic de performance énergétique à l'appui d'une demande de prime, elle aussi décalée au 1er janvier 2028. La portée de ce sursis est réelle, mais étroite, et c'est le point sur lequel se méprendre coûte cher : il ne rétablit ni l'isolation ni les fenêtres dans le parcours par geste, il maintient seulement, pour ces logements, l'accès aux quatre gestes restants. Un propriétaire de maison classée G qui comptait faire isoler ses combles seuls devra désormais inscrire ces travaux dans un projet accompagné, sursis ou pas. 
 Les deux dates qui structurent la suite  Le 31 décembre 2027 met fin au sursis des logements F et G ; le 1er janvier 2028 rend simultanément obligatoires la rénovation d'ampleur pour ces logements et la production d'un diagnostic à l'appui de toute demande. Entre-temps, une autre disposition pèse sur les projets globaux : les nouveaux dossiers de rénovation d'ampleur doivent prévoir des systèmes de chauffage et de production d'eau chaude sanitaire décarbonés, ce qui écarte l'installation d'une chaudière à gaz du bouquet financé. La réforme n'a pas été adoptée sans opposition, le Conseil national de l'habitat ayant rendu un avis défavorable, et les fabricants de menuiseries ayant contesté la sortie des fenêtres. Aucun texte correctif n'est annoncé à ce stade, et les arrêtés du 25 août fixent les barèmes en vigueur jusqu'à nouvel ordre. Les barèmes du parcours accompagné, eux, sont fixés par arrêté et peuvent être révisés en cours d'année, sans que le décret du 25 août ne fixe d'échéance pour cette révision. </description>
		<content:encoded><![CDATA[ <div class="introduction"> <p>Les mono-gestes MaPrimeRénov se limitent à quatre postes depuis le 1er septembre 2026 : isolation, fenêtres, poêles et VMC quittent le parcours par geste.</p></div>
 <h2>Un décret publié le 27 août, applicable depuis le 1er septembre</h2><p>Le décret n° 2026-822 du 25 août 2026, paru au Journal officiel du 27 août, réduit la liste des mono-gestes MaPrimeRénov à une poignée de travaux. Il modifie le décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique, et deux arrêtés du même jour l'accompagnent pour les barèmes. Le texte n'est pas un projet ni une annonce : il est publié et applicable, et produit ses effets depuis le 1er septembre 2026. Sortent du parcours par geste, en métropole, l'isolation des combles, des murs et des toitures, le remplacement des fenêtres, les équipements de chauffage au bois ou à la biomasse dont les poêles à granulés, les chauffe-eau thermodynamiques, la ventilation mécanique et, hors outre-mer, le solaire thermique. Ces travaux ne disparaissent pas du dispositif : ils basculent vers le parcours accompagné, celui de la rénovation d'ampleur, qui suppose un accompagnateur agréé, un audit préalable et un bouquet de travaux visant un gain de classes au diagnostic de performance énergétique.</p>
<h2>Ce que le parcours par geste finance encore</h2><p>La liste de ce qui subsiste est courte, et cohérente avec la ligne suivie depuis deux ans : elle privilégie les équipements qui remplacent une énergie fossile par de l'électricité ou par un réseau. La pompe à chaleur air-eau reste aidée de 3 000 à 5 000 euros selon la catégorie de revenus du ménage, pour une dépense éligible plafonnée à 12 000 euros. La pompe à chaleur géothermique ou solarothermique, plus lourde à installer, ouvre droit à une aide de 6 000 à 11 000 euros, sur un plafond de dépense de 18 000 euros. Le raccordement à un réseau de chaleur ou de froid et la dépose d'une cuve à fioul sont maintenus à 1 200 euros chacun, l'audit énergétique à 500 euros. Ces montants restent conditionnés au recours à un professionnel porteur du signe de qualité RGE, et le passage par un compte France Rénov' demeure la voie de dépôt du dossier.</p>
<p>Depuis le 1er septembre 2026, le parcours par geste ne finance donc plus que :</p>
<ul>
<li>La pompe à chaleur air-eau, de 3 000 à 5 000 euros</li>
<li>La pompe à chaleur géothermique ou solarothermique, de 6 000 à 11 000 euros</li>
<li>Le raccordement à un réseau de chaleur ou de froid, 1 200 euros</li>
<li>La dépose d'une cuve à fioul, 1 200 euros</li>
<li>L'audit énergétique, 500 euros</li>
</ul>
<h2>Le sursis accordé aux logements classés F ou G</h2><p>Les propriétaires de passoires thermiques devaient perdre l'accès au parcours par geste au 1er janvier 2027 et basculer d'office vers la rénovation d'ampleur. Le décret repousse cette bascule d'un an : en métropole, un logement classé F ou G conserve l'accès aux gestes encore financés jusqu'au 31 décembre 2027, l'obligation de rénovation globale ne s'appliquant qu'à partir du 1er janvier 2028. Le même report vaut pour l'obligation de joindre un diagnostic de performance énergétique à l'appui d'une demande de prime, elle aussi décalée au 1er janvier 2028. La portée de ce sursis est réelle, mais étroite, et c'est le point sur lequel se méprendre coûte cher : il ne rétablit ni l'isolation ni les fenêtres dans le parcours par geste, il maintient seulement, pour ces logements, l'accès aux quatre gestes restants. Un propriétaire de maison classée G qui comptait faire isoler ses combles seuls devra désormais inscrire ces travaux dans un projet accompagné, sursis ou pas.</p>
<h2>Les deux dates qui structurent la suite</h2><p>Le 31 décembre 2027 met fin au sursis des logements F et G ; le 1er janvier 2028 rend simultanément obligatoires la rénovation d'ampleur pour ces logements et la production d'un diagnostic à l'appui de toute demande. Entre-temps, une autre disposition pèse sur les projets globaux : les nouveaux dossiers de rénovation d'ampleur doivent prévoir des systèmes de chauffage et de production d'eau chaude sanitaire décarbonés, ce qui écarte l'installation d'une chaudière à gaz du bouquet financé. La réforme n'a pas été adoptée sans opposition, le Conseil national de l'habitat ayant rendu un avis défavorable, et les fabricants de menuiseries ayant contesté la sortie des fenêtres. Aucun texte correctif n'est annoncé à ce stade, et les arrêtés du 25 août fixent les barèmes en vigueur jusqu'à nouvel ordre. Les barèmes du parcours accompagné, eux, sont fixés par arrêté et peuvent être révisés en cours d'année, sans que le décret du 25 août ne fixe d'échéance pour cette révision.</p> ]]></content:encoded>
		<dc:creator>Consultant Energie</dc:creator>
		<category>Ce qui change</category>
		<pubDate>Thu, 03 Sep 2026 17:52:56 GMT</pubDate>
		<comments>https://le-bon-choix.fr/section-48-actualites#comments</comments>
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		<title>Demande d'aide Anah : France Rénov' devient le passage obligé</title>
		<link>https://le-bon-choix.fr/article-257-demande-aide-anah-france-renov</link>
		<guid isPermaLink="true">https://le-bon-choix.fr/article-257-demande-aide-anah-france-renov</guid>
		<description>  Toute demande d'aide Anah passe depuis le 17 août 2026 par un compte créé sur france-renov.gouv.fr, qui centralise dépôt, pièces et suivi du dossier.  
  Une demande d'aide Anah passe par un compte unique depuis le 17 août 2026  Une demande d'aide Anah ne se dépose plus depuis les espaces en ligne utilisés jusqu'ici : depuis le 17 août 2026, le ménage crée son compte personnel sur france-renov.gouv.fr, devenu le point d'entrée unique de l'Agence nationale de l'habitat. Ce compte sert à la fois à déposer le dossier, à téléverser les pièces justificatives et à suivre l'instruction. L'agence met en avant une sécurisation renforcée de l'accès et une meilleure protection contre les tentatives de fraude, un enjeu réel sur la rénovation énergétique où le démarchage abusif reste courant. Un numéro d'assistance, le 0 808 800 700, traite les difficultés de création ou d'accès au compte. Le changement porte sur le canal de dépôt : il ne modifie par lui-même aucun barème ni aucune condition d'éligibilité. 
 Trois aides passent par ce guichet, les CEE non  Le regroupement concerne trois dispositifs instruits par l'Anah. MaPrimeRénov' d'abord, dans ses deux parcours, celui des travaux par geste et celui de la rénovation d'ampleur accompagnée. MaPrimeAdapt' ensuite, qui finance l'adaptation du logement au vieillissement ou au handicap. Ma Prime Logement Décent enfin, destinée aux travaux lourds sur un logement dégradé ou insalubre, y compris pour un propriétaire bailleur. Les certificats d'économie d'énergie, eux, restent en dehors de ce guichet : ils sont versés par les fournisseurs d'énergie et leurs délégataires, avec leurs propres formulaires et leurs propres délais, et un même chantier peut donc supposer deux démarches parallèles. L'éco-prêt à taux zéro relève, de la même façon, de la banque et non de l'agence. 
 Déclarer son profil avant d'ouvrir le dossier  La création du compte commence par le choix d'une situation, qui conditionne le formulaire présenté ensuite et les pièces demandées. Un propriétaire occupant, un syndic agissant pour une copropriété et un mandataire déposant pour le compte d'un tiers ne suivent pas le même parcours, et une erreur à cette étape oblige à reprendre la saisie. Le cas du mandataire mérite l'attention : c'est sous ce statut qu'un installateur ou un accompagnateur agit au nom du ménage, avec un accès à son dossier sur le compte France Rénov'. Le statut retenu à la création détermine donc qui dépose, qui reçoit les notifications et qui peut modifier le dossier ensuite. 
 Cinq situations sont proposées à la création du compte : 
 
 Propriétaire, occupant ou bailleur 
 Syndic de copropriété 
 Mandataire agissant pour le compte d'un demandeur 
 Assistant à maîtrise d'ouvrage ou Mon Accompagnateur Rénov' 
 Intervenant Anah 
 
 La date de dépôt fige le régime applicable au dossier  C'est la donnée opérationnelle de cette rentrée. Le régime d'un dossier est arrêté à sa date de dépôt, et non à la date de signature du devis ni à celle du début des travaux. Or plusieurs textes changent au 1er septembre 2026 : deux arrêtés du 17 août, publiés au Journal officiel du 23 août, réservent la prime CEE rénovation d'ampleur aux logements classés E, F ou G, avec une dérogation expresse pour les opérations dont la demande d'aide a été déposée avant cette date. Un dossier complet enregistré avant le 1er septembre et un dossier enregistré après ne relèvent donc pas des mêmes règles, à travaux identiques. La date affichée dans le compte fait foi. 
 Ce qui n'est pas encore précisé  L'annonce de l'Anah ne dit pas quand les anciens espaces en ligne cesseront d'être accessibles, ni ce qu'il advient d'un dossier commencé et non validé sur l'ancien canal. Elle ne publie pas non plus de liste de pièces révisée : rien n'indique à ce stade que les justificatifs demandés changent, ce qui laisse en vigueur les exigences habituelles, à commencer par le devis d'un professionnel RGE et, pour la rénovation d'ampleur, l'audit énergétique préalable et l'accompagnement obligatoire. Sur le fond des aides, l'autre inconnue est le décret annoncé pour exclure six gestes du parcours MaPrimeRénov' par geste au 1er septembre : au 24 août 2026, il n'était pas paru au Journal officiel. Les renseignements sur un dossier en cours passent par le 0 808 800 700. </description>
		<content:encoded><![CDATA[ <div class="introduction"> <p>Toute demande d'aide Anah passe depuis le 17 août 2026 par un compte créé sur france-renov.gouv.fr, qui centralise dépôt, pièces et suivi du dossier.</p></div>
 <h2>Une demande d'aide Anah passe par un compte unique depuis le 17 août 2026</h2><p>Une demande d'aide Anah ne se dépose plus depuis les espaces en ligne utilisés jusqu'ici : depuis le 17 août 2026, le ménage crée son compte personnel sur france-renov.gouv.fr, devenu le point d'entrée unique de l'Agence nationale de l'habitat. Ce compte sert à la fois à déposer le dossier, à téléverser les pièces justificatives et à suivre l'instruction. L'agence met en avant une sécurisation renforcée de l'accès et une meilleure protection contre les tentatives de fraude, un enjeu réel sur la rénovation énergétique où le démarchage abusif reste courant. Un numéro d'assistance, le 0 808 800 700, traite les difficultés de création ou d'accès au compte. Le changement porte sur le canal de dépôt : il ne modifie par lui-même aucun barème ni aucune condition d'éligibilité.</p>
<h2>Trois aides passent par ce guichet, les CEE non</h2><p>Le regroupement concerne trois dispositifs instruits par l'Anah. MaPrimeRénov' d'abord, dans ses deux parcours, celui des travaux par geste et celui de la rénovation d'ampleur accompagnée. MaPrimeAdapt' ensuite, qui finance l'adaptation du logement au vieillissement ou au handicap. Ma Prime Logement Décent enfin, destinée aux travaux lourds sur un logement dégradé ou insalubre, y compris pour un propriétaire bailleur. Les certificats d'économie d'énergie, eux, restent en dehors de ce guichet : ils sont versés par les fournisseurs d'énergie et leurs délégataires, avec leurs propres formulaires et leurs propres délais, et un même chantier peut donc supposer deux démarches parallèles. L'éco-prêt à taux zéro relève, de la même façon, de la banque et non de l'agence.</p>
<h2>Déclarer son profil avant d'ouvrir le dossier</h2><p>La création du compte commence par le choix d'une situation, qui conditionne le formulaire présenté ensuite et les pièces demandées. Un propriétaire occupant, un syndic agissant pour une copropriété et un mandataire déposant pour le compte d'un tiers ne suivent pas le même parcours, et une erreur à cette étape oblige à reprendre la saisie. Le cas du mandataire mérite l'attention : c'est sous ce statut qu'un installateur ou un accompagnateur agit au nom du ménage, avec un accès à son dossier sur le compte France Rénov'. Le statut retenu à la création détermine donc qui dépose, qui reçoit les notifications et qui peut modifier le dossier ensuite.</p>
<p>Cinq situations sont proposées à la création du compte :</p>
<ul>
<li>Propriétaire, occupant ou bailleur</li>
<li>Syndic de copropriété</li>
<li>Mandataire agissant pour le compte d'un demandeur</li>
<li>Assistant à maîtrise d'ouvrage ou Mon Accompagnateur Rénov'</li>
<li>Intervenant Anah</li>
</ul>
<h2>La date de dépôt fige le régime applicable au dossier</h2><p>C'est la donnée opérationnelle de cette rentrée. Le régime d'un dossier est arrêté à sa date de dépôt, et non à la date de signature du devis ni à celle du début des travaux. Or plusieurs textes changent au 1er septembre 2026 : deux arrêtés du 17 août, publiés au Journal officiel du 23 août, réservent la prime CEE rénovation d'ampleur aux logements classés E, F ou G, avec une dérogation expresse pour les opérations dont la demande d'aide a été déposée avant cette date. Un dossier complet enregistré avant le 1er septembre et un dossier enregistré après ne relèvent donc pas des mêmes règles, à travaux identiques. La date affichée dans le compte fait foi.</p>
<h2>Ce qui n'est pas encore précisé</h2><p>L'annonce de l'Anah ne dit pas quand les anciens espaces en ligne cesseront d'être accessibles, ni ce qu'il advient d'un dossier commencé et non validé sur l'ancien canal. Elle ne publie pas non plus de liste de pièces révisée : rien n'indique à ce stade que les justificatifs demandés changent, ce qui laisse en vigueur les exigences habituelles, à commencer par le devis d'un professionnel RGE et, pour la rénovation d'ampleur, l'audit énergétique préalable et l'accompagnement obligatoire. Sur le fond des aides, l'autre inconnue est le décret annoncé pour exclure six gestes du parcours MaPrimeRénov' par geste au 1er septembre : au 24 août 2026, il n'était pas paru au Journal officiel. Les renseignements sur un dossier en cours passent par le 0 808 800 700.</p> ]]></content:encoded>
		<dc:creator>Consultant Energie</dc:creator>
		<category>Aides et primes</category>
		<pubDate>Fri, 28 Aug 2026 09:17:08 GMT</pubDate>
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